‹ La psychologie et la phrénoloChapitre 5 sur 115 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

PavalUlc des lltcories psychologiques de Gall, de Spuvzheim. et des philosophes écossais.

Avant d'assigner le siège dune faculté, il faut, comme nous Tavons dit , avoir constaté l'existence de celle-ci par l'observation purement morale , c'est-à-dire avoir fait une psycliologie. C'est à la partie psychologique de la plirruolo^ic que nous nous adressons dans le présent ouvrage.

JNous ne venons i)as avec un parti pris d'avance contre les phrénologistes : nous avons fail partie dos auditoires de (iall cl de Sjtnr/licJMt ; nous les n'gardons lun et I .mire, cl surtout le premier, comme doués à un trèshaut degré du sens psychologique. IN'ous aurons peutêtre presque aussi souvent occasion d applaudir que de censurer dans les ouvrages de lun et de l'autre. Cétaicnt, d ailleurs, des hommes plein de candeur et de loyauté, qui alliraicnt par un mélange de honlioniie et de malice , qui se recommandaient par la cordialité em-

PARALLÈLE DES THÉORIES PSYCHOLOGIQDES. it

preinte dans leurs gestes et leurs paroles , par leur amour sincère de rospèce humaine , et envers lesquels il est bien facile et bien doux d observer liniparlialitt*.

Lorsque six ans après le dernier cours , professé [)ar le docteur Gall, à rAthénée royal de Paris, j'entendis , au même lieu, son continuateur le docteur Spurzlicim , je fus frappé du dédain qu'il afiichait pour la psychologie , quoique la doctrine quil professait ne pût évidemment se passer du secours de cette science , et que la partie psychologique de la phrénologie oITrît les plus frappantes ressemblances avec une psychologie déjà célèbre alors en France , celle de lécole écossaise. Je fis passer sous les yeux du professeur le tableau de ces rapports^ afin de le faire revenir d'un préjugé qui non seulement était injuste , mais pouvait rempéchcr de protiter des lumières de ses prédécesseurs , et lui donner d'ailleurs une apparence défavorable d'ignorance et d'orgueil.

Comme il a transmisses préventions à ses successeurs , je recommencerai ici ce parallèle ; d autant plus , que les points nombreux sur lesquels se sont rencontrées deux théories encore imparfaites et entreprises à l'insu l'une de l'autre , ne peuvent que faire reconnaître la valeur de l'observation morale, et le droit de la psychologie à figurer à son tour parmi les sciences positives.

Doctrine

de

Gall.

PARALLKl.i:

Doctrine

de

Spurzheîm.

Doctrine

Ecossaise (1).

Hcs|)iralion.

(Hiid, t. 6, p. 9, 10. ")

Alimenlivilé. Appétit de la faim et de

la soif.

{Bcid, I. 6, p. 32-

, ' Succion , déglutition.

( fleid, p. 9-10.) F.nVtii insllnctif de lu solitude , des ténèbres ; tressaillement lors de la perte de 1 équilibre ; appréhension d'une ligure sévère , d'un ton de voir menaçant (z).

Amour physique. Amativilé. Appétit du sexe.

(Reid , 1.6, p. 32-4.) Amour de la pvogéni- Philogéoiturc. - Amour «les enfants,

turc. {fictd., t. 6, p. 55.)

Amour filial.

(Reid, t. 6, p. 55.) Habiiativitc. Choix instiuclif de l'habitation (3). Allachement individuel. Attachement. .'milié.

-^ {Reid, t. 6, p. 69.)

lustioct du marioge. Mariage. Amour «pécial , distinct

de l'appétit du sc.\c et de l'amitié.'

(Reid, 1. 6, p. 69.) lutlincl de société. Sociabilité. Désir de société.

(Reid, t. 6. |). r,6 ; Sietvnrt csfjuiîs., [I. 61.)

(1) Pour la ihi^orie écossaise, nous renvoyons aux ouvrages suivants: Roiil . iradticlion française de f-es (rinres complètes, 0 \oi in-8° , par M. loufrroy; D. Siewarl , r.ujuisies, traduit par le même, première édition.

Philotnphie de l'esprit hii-nam. IraduCtion \)tir PrévOSt et Farcy. Facultés actuel, Iradiirtion par T.éoii Simon

(2) M. Vimonl a comlii ■ la lacune laissée ici par ses devanciers en Indiquant un princip • aiiaio.ii.- au prcrcd ni , sou'i I ■ einm inexact de sentiment de In con<tri'ntion {Trnil^ de phrénoloi^ie 2' voi , p 551)

Ci. • (^'('«l sans (li)iitc une variéir du sfii» du lioau qui drlTUiine chaque animal à tixcr sa dctricurc parmi certains (ib.cls pluiôl (|ue parmi d autres. '' Reid, 5* vol , p. 285 i ' Inslinct de la iKisilion du nid.» '' Reid. 6* vol., p. Il

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