‹ La psychologie et la phrénoloChapitre 61 sur 115 · CRITIQUE DE LA FACULTK DE LOCALITÉ · texte numérisé non relu

CRITIQUE DE LA FACULTK DE LOCALITÉ

sédentaire ou nomade des animaux et des hommes. « Par- » mi les sauvages , dit-il , il y a des hordes qui s'attachent » facilement à un terrain , tandis que d'autres continuent )) la vie nomade ; quelques peuples sont extrêmement )) attachés à leur pays , d'autres sont disposés aux émi- » grations. Quelques personnes sont très -attachées à )) une hahitation , d'autres changent de demeure aussi )) facilement que d'habits (1). »

La phrénologie a donc confondu bien des choses différentes dans la faculté qu'elle appelle localité. En psychologie un môme principe ne peut suffire à tant d'actions diverses ; en organologie il doit en être de même.

La localité n'étant qu'une combinaison de l'étendue et de la forme , la mémoire de la localité n'a pas besoin d'un organe spécial. D'un autre côté , Gall et Spurzheim rapportent au prétendu organe de la localité l'instinct de migration et l'amour des voyages , et Gall prétendait , dans ses cours , avoir remarqué chez les oiseaux de passage , une excitation et comme un soulèvement de cet organe , au moment de leur départ. La circonvolution assignée à la localité serait donc l'organe de la migration et des voyages. Comme l'esprit nomade , l'esprit casanier et les migrations périodiques sont des modifications du choix de 1 habitation , et que l'instinct du gîte a besoin d'être guidé par la forme , la dimension et la couleur des objets , son organe nous paraîtrait mieux placé dans la circonvolution atlribuée à la localité , parmi les organes appréciateurs des qualités physiques, que dans la partie postérieure de la tête où Spurzheim l'a relégué, mais sans s'appuyer sur aucun fait orga-

(I) Manuel,^. 30-31, ■AVdX^KXzAtVhabitatUité.

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