‹ La psychologie et la phrénoloChapitre 72 sur 115 · DU SENS DD BEAU DANS LES ARTS · texte numérisé non relu

DU SENS DD BEAU DANS LES ARTS

ception et d'une bonne mémoire de la configuration et du coloris; et quand même il faudrait entendre, comme M. Yimont, par poésie, «une vivacité, une tournure )) d'expression qui nest pas toujours idéale(l),)) il ne serait pas nécessaire de recourir à d'autres facultés que la perception et la mémoire , pour expliquer cette vivacité d'expression.

Mais indépendamment de cet esprit poétique si mal défini, M. Vimont a posé encore une faculté qu'il appelle sens du beau dans les arts, on goût du beau (2). Quoi ! vous établissez un goût général pour le beau, quel que soit l'art qui l'exprime! Encore une fois que deviennent vos accusations contre les philosophes , qui, dites-vous, n'admettent que des généralités, et qui ne reconnaissent qu'une seule perception , qu'une seule mémoire, qu'un seul jugement, qu'un seul goût, qu'une seule imagination? Vous reconstruisez pièce à pièce l'édifice que vous vouliez détruire. Mais voyons en quoi consiste ce goût du beau. «Il a pour objet, dit M. Vi- » mont, la disposition ou l'arrangement du sujet (3). Les )) productions de Virgile sont supérieures à celles d'Ho- 1) mère , sous le rapport du goût ; . . . . le sens du beau , » dans les arts, produit encore la correction du dessin (4) . »

J'aurais pensé que la perception et la mémoire de la configuration , jointe à l'adresse manuelle , aurait suffi à la correction du dessin. Je ne vois pas trop comment

(2) /bid., p. Ui.

(4) Ibid., p. 446.

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