‹ La psychologie et la phrénoloChapitre 73 sur 115 · CRITIQUE DD SENS DO BEAU DANS LES ARTS · texte numérisé non relu

CRITIQUE DD SENS DO BEAU DANS LES ARTS

les productions d'Homère sont inférieures à celles de Virgile pour la disposition et Tarrangement du sujet, mais je me demande si l'arrangement du sujet , en ce qui ne touche pas à la partie technique de l'art, mais au raisonnement, ne relèverait pas de la déduction et de l'induction, c'est-à-dire de ce que les phrénologistes appellent trèsimproprement comparaison et causalité. Je ne vois donc pas encore ici la nécessité d'une faculté spéciale.

M. Vimont avait adopté \ esprit poétique de Gall , M. Combe adopte X idéalité de Spurzheim ; tant il est vrai que la phrénologie est appelée à terminer tous les dissentiments psychologiques. « La faculté de l'i- » déalité , dit M. Combe , produit le sentiment de l'ex- )) cellence et de la perfectibilité , et se plaît dans le beau » idéal (1). )) C'est le même vague que chez Spurzheim. Nous renvoyons à nos précédentes critiques. L'excellence , la perfectibilité , le beau idéal appartiennent à trois ordres de faits : aux faits physiques , intellectuels ou moraux, et ce n'est pas une seule et même faculté qui apprécie et goûte Texcellence dans ces trois ordres. « Les )) autres facultés perçoivent les quahtés comme elles exis- )) lent dans la nature ; l'idéahté veut quelque chose de )) plus gracieux, de plus parfait et de plus admirable » que la réalité. )> Les grâces et la perfection sont diverses; une seule faculté ne leur suffit pas, et vous avez déjà reconnu des sentiments en rapport avec la grâce et la perfection, soit des formes physiques, soit des facultés intellectuelles, soit de la conduite morale.

Résumons notre débat avec la phrénologie au sujet des facultés créatrices ou inventives : nous n'admettons

(Iji Nnui'cau manuel, p. JiO.

Page 1