CRITIQUE DU SENS GKOMÉTRIQUE. 2Î
pas que rimagination soit un mode de quantité de toutes les facultés sans exception, comme le voulait Oall, ou de toutes les facultés intellectuelles , comme le voulait Spurzheim. Nous pensons qu'il n'y a de véritable faculté inventive donnant des pré-conceptions qu'à l'égard des objets qui suivent : 1° la forme ; 2° les tons ; 3°lerbytlirae ; 4" le coloris ; 5° le signe ou Tcxpression.
Quant à la question organologique, c'est aux pbrénologistes de voir si les différentes imaginations appartiennent à quelque partie des organes qui possèdent les mémoires correspondantes, ou s'il ne vaut pas mieux partager les circonvolutions consacrées à la prétendue idéa^ lité entre l'imagination coloriste et l'imagination mélodique , et cliercber l'imagination linéaire dans le prétendu organe de la constmctivité, dont nous présenterons plus loin la critique. Pour les constructions instinctives , il faut en effet que l'imagination linéaire réagisse sur la force motrice; et si cette force a son organe spécial, celui que les pbrénologistes attribuent à la construct.iuité, ne serait que l'organe de l'imagination linéaire.
§ 8. Critique du sens géométrique.
Pour expliquer comment les oiseaux voyageurs conçoivent l;i figure du triangle suivant laquelle ils disposent leur troupe, M. Vimont a senti la nécessité d'une faculté spéciale d'imagination linéaire, qu'il appelle sens géométrique (1) , quoiqu'il professe , en tbèse générale , comme les autres pbrénologistes, depuis Spurzheim, que
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