‹ La psychologie et la phrénologie comparéesChapitre 107 sur 181 · SON ACTION SUR LA FACULTÉ MOTRICE · texte numérisé non relu

SON ACTION SUR LA FACULTÉ MOTRICE

ment affectées par la chaleur ou la fraîcheur des mets aide aussi à l'alimentation ; et chez quelques espèces d'animaux, comme les oiseaux carnassiers et les oiseaux pécheurs , qui distinguent leur proie à une très-grande distance ou sous la profondeur des eaux, il est probable que la vue accomplit le même office que l’odorat chez l'homme, c’est-à-dire qu’elle les dispose à. se faire un aliment de tel ou tel objet particulier, ayant telle forme ou telle couleur.

La faim et la soif agissent sur la force motrice et lui font exécuter les mouvements nécessaires à l’alimentation. Ces mouvements sont, suivant les espèces, la succion, la déglutition, le déchirement de la proie, l’adduction à la bouche, la trituration, etc. Ils ne se produisent pas seulement quand la faim ou la soif se fait sentir ; quelquefois ils la devancent, mais dans ce cas, ils n’en sont pas moins le résultat de la tendance à l'alimentation, car ils ne sont jamais exécutés par les animaux dont le mode d’alimentation ne les appelle pas..

Les animaux les exécutent instinctivement; il doit en être ainsi chez l’espèce humaine. Lorsque Buffon nous représente les développements successifs du premier homme, il prend beaucoup de peine pour l'amener à produire les mouvements indispensables à la nutrition.

« J étais assis à l’ombre d’un bel arbre, dit le premier )> homme ; d'après Buffon ; des fruits d’une couleur ver- » meille descendaient en forme de grappes à la portée de )> ma main; je les touchai légèrement : aussitôt ils se sé- » parèrent de la branche, comme la figue s’en sépare dans » le temps de sa maturité.... J’avais approché ce fruit de » mes yeux, j’en considérais la forme et les couleurs ;

Page 1