BESOIN D’ALIMENTATION
balancées par les raisons du docteur Gall (1), elles ne prouvent pas, comme nous l’avons déjà dit, que l'impression faite sur le nerf ait besoin de se propager jusqu’à l’organe dit de U éventualité .
S 5. Besoin d'alimentation. — Son action sur la faculté motrice.-
Le manque d’aliment et de breuvage produit une peine locale appelée faim et soif, que la satisfaction de ce besoin remplace par un plaisir. Le besoin d’alimentation est servi par l’odorat et le goût chez 1 homme et chez un très-grand nombre d’animaux , ainsi qu’on s’en est assuré par une expérience très-bien faite. « En dissô- » quant une chèvre pleine, dit Galien, je trouvai Fem- » bryon vivant; je le détachai de la matrice, et l’ayant u emporté avant qu’il eût vu sa mère, je le déposai dans » une chambre où se trouvaient plusieurs vases remplis, » les uns de vin, les autres d’huile, ceux-ci demie!, ceux- » là de lait ou de quelque autre liqueur, d’autres enfin )> contenant des grains ou des fruits. Nous vîmes d’abord » le petit animal se dresser sur ses jambes et marcher; )> puis il se secoua et se gratta le liane avec un de ses )> pieds ; alors il se mit à flairer chacun des vases qui )> étaient dans la chambre, et quand il eut tout flairé, )> il but le lait (2). »
Le toucher des parties de la langue qui sont agréabîe-
(1) T- 2, p. 231-2 ; et le présent ouvrage, 3e part., ch. Ier, $ 9.
(2) Dugald-Stewart, Vie de Reid, à la tète des OEtures de Rcid , trad. de M. Joulïroy, t. 1, p. 70-