SON ACTION SUR LA FACULTÉ MOTRICE
un animal omnivore (1). Nous avons déjà remarqué que la mémoire, et par conséquent le jugement comparatif des odeurs et des saveurs, doit avoir un autre organe que la perception de ces objets ; que probablement cet organe, qui doit être dans le cerveau, comme les organes de toutes les autres mémoires, se trouve voisin de l’organe du choix des aliments s’il ne le constitue pas tout entier. Les physiologistes ont placé le siège de l’appétit dans l’estomac : suivant Spurzheim, l’expérience démontre que l’appétit, en ce qui concerne le choix et le plaisir des aliments, est attaché à une circonvolution cérébrale, mais sans doute il n’aurait pas nié la réaction de l’estomac sur cet organe.
Nous reprocherons à cet auteur de n’avoir pas donné assez d'attention aux mouvements naturels que fait exécuter l’appétit. Il n’en a mentionné qu’un seul : c’est le mouvement de destruction ouïe déchirement de la proie, et encore l’attribue-t-il à un organe particulier qu'il appelle destructivité. Mais si le mouvement de destruction n’est pas regardé comme la réaction de l’appétit sur la force motrice , il faudra aussi rapporter le mouvement d’adduction, de trituration, de déglutition à Yadductivité , à la triturativitè , etc. En forgeant ces mots, je n’ai pas l'intention de combattre la doctrine de Spurzheim par le ridicule de la terminologie , cette méthode étant aussi puissante contre la Abrité que contre l’erreur; je veux seulement montrer que l’inutilité de tant de facultés spéciales s'étend à la faculté de destructivité , qui est absolument du même genre et que peut remplacer
(1) Obi,, p. 358-1.