AFFECTIONS DU TOUCHER
la force motrice dirigée , soit par l’instinct d’alimentation , soit par d’autres principes dont nous parlerons plus loin. •
Le docteur Broussais ajoute avec raison au besoin d’alimentation celui de la respiration et de l’exonération (1). Ces actes sont complémentaires de la nutrition, et leur point de départ doit se trouver dans la faculté motrice déterminée parle besoin d’alimentation.
C’est une question intéressante d’organologie que celle de savoir à quelle cause il faut attribuer la dépravation de l’appétit, telle que le goût des fruits verts, du plâtre, etc. MM. Yimont et Broussais sont d’accord pour rapporter cette dépravation k une prédominance de l’organe de l’alimentation (2). Il me semble que c’est l’altération et non la prédominance d’un organe qui doit en dénaturer les fonctions. N’oublions pas que les objets naturellement désagréables, lorsqu’ils n’inspirent pas une trop forte répugnance, finissent par devenir indifférents et quelquefois meme par exciter un certain plaisir, et que cette dépravation n’est pas exclusivement particulière à l’appétit.
§ 0. Affections du toucher.
Une troisième affection ^u corps , ou affection que nous rapportons directement à telle ou telle partie de nos organes, est celle que nous cause la température, la
(1) Cours de phrèn ., p. 141.
(2) Vimont, Traité de phrèn t. 2, p. 17 J. Broussais, Cours de phrèn., p. 233.