‹ La psychologie et la phrénologie comparéesChapitre 122 sur 181 · CRITIQUE DU SENTIMENT DE CONSERVATION · texte numérisé non relu

CRITIQUE DU SENTIMENT DE CONSERVATION

attention suffisante à ce principe, qui est une émotion positive, comme le dit Spurzheim , qui agit sur l'induction , qui fait imaginer des périls et qui ne peut résulter du simple défaut d'activité dîme autre faculté.

S IG. Critique du sentiment de conservation.

M. Vimonta remarqué ces effrois instinctifs dont nous avons donné plusieurs exemples ; mais il les attribue à 1 amour de la vie ou au sentiment de notre conservation (l). Cependant on peut avoir peur à l'audition d’un bruit soudain , à l’aspect d’un objet inattendu , et comme il le dit encore : « trembler à la vue d’un' cheval et sur » un édifice élevé , meme éntourô de parapets (2) , » sans songer à fidéc de la mort, et sans, par conséquent , être poussé pari amour de la vie. «Je crois, dit Fauteur, » que c'est au sentiment de conservation qu’il faut attri- » buer la crainte que manifestent les enfants lorsqu’ils )) sont abandonnés à eux-mêmes (3). » Les enfants manifestent leur appréhension de la solitude bien longtemps . avant d’avoir l’idée du trépas , et par conséquent avant de le redouter. L’appréhension de la mort , comme nous allons essayer de le montrer , est un sentiment spécial , sui generis ; elle fait partie des effrois instinctifs et ce n’est pas à elle qu'il faut rapporter les autres, elle est une espèce et non pas le genre.

Mais il ne serait peut-être question ici que d’une dis-

(2) Ibid., p. 551.

(3) Ib., p. 603.

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