‹ La psychologie et la phrénologie comparéesChapitre 121 sur 181 · DE LA FACULTÉ DE CIRCONSPECTION · texte numérisé non relu

DE LA FACULTÉ DE CIRCONSPECTION

avec 1 induction ; et le siège de celle éfnoîion doit être en effet distinct de l’organe de rinduction. Gall nous paraît donc avoir confondu deux principes différents sous le nom de circonspedion.

Spurzheim n a pas, sur ce sujet , fixé les idées un peu vagues de son maître. Seulement il attribue à ia circonspection le sentiment de la peur, que Gall rapportait au défaut de courage. « La peur , dit Spurzheim, est une » émotion positive de Famé et doit se fonder sur la pré- » sence d'une faculté fl). » Mais encore une fois., il faut distinguer entre la peur irréfléchie et la peur raisonnée , comme le dit très-bien M. Fossati dans ses notes sur M. Combe : « La circonspection peut rendre l’homme )) indécis , irrésolu , méfiant , prudent ; mais non peureux )> de caractère. Lamarque , Foy , Napoléon , C. Périer » étaient très-circonspects, mais ils n’étaient pas peu- » reux. L’homme circonspect peut avoir peur, lorsqu’il » voit des forces supérieures et un danger imminent de- » vaut lui ; mais on ne peut pas dire pour cela qu’il soit )) craintii. Les personnes qui manquent de circonspection » ne sont pas pour cela les plus intrépides : il y a des )) étourdis qui sont excessivement poltrons (2). »

M. Fossati distingue très-bien ici la crainte qui résulte de l’induction et Sa peur irréfléchie. C’est la première qui mérite le nom de circonspection ; mais elle est un résultat des facultés intellectuelles , et il est inutile d en faire un sentiment spécial. La seconde est la seule qui constitue une affection instinctive , séparée de l’induction ; mais ni Gai! , ni M. Fossati n’ont accordé une

et) Ohs., p. 189.

(2) Nouv. manuel t p. 113

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