‹ La psychologie et la phrénologie comparéesChapitre 137 sur 181 · AMOUR DE L’APPROBATION · texte numérisé non relu

AMOUR DE L’APPROBATION

mal peu renommé pour son attachement , une caresse n’est évidemment pour lui qu’un plaisir corporel.

Résumons nos principales critiques au sujet des affections que nous appelons égoïstes : 1° la phrénologie n’a pas donné une attention suffisante au principe de l'activité physique ; la faculté motrice est distincte des facultés intellectuelles et affectives et ne peut figurer parmi les premières sous le nom de perception de la pesanteur, comme le voulait Spurzheim. De plus elle est une source de plaisir et produit la plus grande partie des faits que la phrénologie attribue à la combativité et à la destructivité ; les autres faits du même genre proviennent de l’instinct d’alimentation ou du ressentiment instinctif, mode de toutes les affections. 2° Il y a dans l’animal et dans l’homme des effrois instinctifs qui s’adressent à des objets déterminés et constants , et ces effrois se distinguent de la circonspection inductive. Au plaisir de l’activité physique , au ressentiment et aux effrois instinctifs la nature a encore joint, pour nous préserver, un instinct de simulation et de dissimulation qui n’a rien de commun avec les principes précédents : au lieu de poser ces distinctions, la phrénologie a mis en avant une circonspection qui se confond avec la ruse chez Gall, avec la sécrétivité chez Spurzheim, et avec la ruse et le sentiment de conservation chez M. Vimont. 3° La phrénologie attribue mal à propos le désir de supériorité et l’amour du commandement à l’estime de soi , qui , bien loin d’engendrer ces deux affections, va quelquefois jusqu’à les exclure.

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