PSYCHOLOGIQUE
points les facultés fondamentales et primitives de l'espèce humaine.
a Dans la physiologie du cerveau, comme dit Gall , ou )> dans la phrénologie , comme dit Spurzheim , une fa- » culté est réputée primitive : 1° si elle existe dans telle » espèce d’animaux et non pas dans telle autre ; 2° si elle » varie dans les deux sexes de la même espèce ; 3° si elle » n est pas proportionnée aux autres facultés du même » individu ; k° si elle ne se manifeste pas simultanément » avec les autres facultés , c’est-à-dire, si elle paraît ou » disparaît plus tôt ou plus tard ; 5° si elle peut agir ou » se reposer isolément ; 6° si elle est propagée , d’une » manière distincte , des parents aux enfants ; 7° si elle » peut isolément conserver son état de santé ou de ma- » ladie (1) ; 8° enfin, ajoute Spurzheim , elle est hors de » doute , si son organe est démontré par des observa- » tions réitérées (2). » Quant à cette dernière preuve, Spurzheim a pris le soin , comme on l a vu plus haut , de la réduire lui-même en poussière, puisqu’il a soumis à une nouvelle analyse des facultés dont le docteur Gall montrait l’organe , puisqu’il a réuni les unes , divisé les autres , supprimé celles-là , et affirmé l’existence de plusieurs dont lui-même n’avait pas encore trouvé le siège.
Laissons donc une fois pour toutes cette prétendue démonstration de la faculté par l’organe.
Quant aux autres criteria de la distinction des facultés, nous signalerons un vice de langage et quelques répétitions. On ne devait pas dire : une faculté est admise comme primitive : 1° si elle existe dans telle espèce
(1) Gall, 3e vol., p* 6 ; 81. Combe, Nouveau Manuel , p, il. (3) Manuel de phrên p, 20.