‹ La psychologie et la phrénologie comparéesChapitre 31 sur 181 · DE LA FACULTÉ MOTRICE · texte numérisé non relu

DE LA FACULTÉ MOTRICE

une chambre sans la remplir ; c’est la faculté de percevoir la pesanteur qui doit être troublée. Or, cette personne a une lésion à la partie antérieure du cerveau : donc la faculté de la pesanteur est dans la partie antérieure du cerveau (1). Mais un désordre dans la faculté motrice nous ferait mal apprécier la dureté, la ténacité et le poids des corps , et on ne voit pas comment elle nous ferait imaginer que les corps fuient devant nous. De même, elle pourrait nous faire perdre l’équilibre et non pas nous faire croire qu’une cascade de spectres tombe dans une chambre $ans la remplir. La personne qui est victime de ces hallucinations peut n’éprouver aucun désordre dans la faculté motrice, et la lésion qu’elle a subie à la partie antérieure du cerveau ne prouve pas que la faculté motrice y ait établi son siège. L’auteur commet d’ailleurs un double emploi en attribuant la juste appréciation du poids et de la résistance à une partie du cerveau, et l’adresse manuelle à une autre; car ces deux phénomènes dépendent également de la manière dont nous disposons de notre faculté motrice.

Enfin, M. Broussais a émis, en dernier lieu, une théorie qui ressemble beaucoup plus à celle de Gall qu a celle de Spurzheim, et qui établit, dans chaque organe, deux parties, l’une destinée à la fonction intellectuelle ou affective, l’autre à la détermination des mouvements. « Les fibres nerveuses motrices qui se » rendent aux muscles, sont partout, dans le cerveau, » en rapport avec les organes de nos facultés, et c’est ce » qui constitue le volume énorme du cerveau (2). »

(1) T. Il, p. 432-4.

(2) ('ours de pfircn,, p. 1 î3 G 7G3

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