‹ La psychologie et la phrénologie comparéesChapitre 45 sur 181 · OU PERCEPTIONS EXTERNES · texte numérisé non relu

OU PERCEPTIONS EXTERNES

1° Ces objets nous sont connus comme associés aux choses tangibles. 2°. Ils nous sont connus par l’intermédiaire de nos organes, qui sont tangibles. 3° Le vulgaire se représente la couleur, l’odeur et la saveur comme des fluides dont sont pénétrés ou imprégnés les objets tangibles, et que toucherait un tact plus délicat que le nôtre : par exemple, l’enfant essaie de saisir avec les mains les sons d’un instrument ou d’une horloge. 4° Les physiciens expliquent les phénomènes de la lumière et de la chaleur par des fluides qu’ils composent hypothétiquement à limage des corps tangibles élastiques. Ils ne laissent de matériel dans le son que les vibrations de F air, qui est un corps tangible. Quant à Fadeur et à la saveur , ils les regardent comme des plié-

nomènes psychologiques ou physiologiques causés par la dissolution des corps tangibles. Ainsi , pour le vulgaire , comme pour les savants , le corps ou la matière c’est ce qui se touche ou ce qui serait susceptible d’être touché; tout ce qui n’est ni tangible , ni connu par nos organes, qui sont eux-mêmes des choses tangibles , est immatériel.

Définir le tangible , nous le répétons , personne ne le peut. Si l’on disait que c’est l’étendue , nous répondrions que l’espace est étendu et qu’il n’est pas tangible. Si Fou répliquait que c’est une juxtà-position de parties, il faudrait ajouter : de parties tangibles, ce qui produirait une tautologie ; et encore la physique contesterait-elle avec raison la juxtà-position , puisque tous les corps de la nature sont susceptibles de se contracter, et que par conséquent, les parties ne sont nulle part juxta-posées. I! n’y a de continuité que dans la perception tactile, il n y en a pas dans l’objet touché. Il faut

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