DISTINCTION DE L’IMAGINATION
qui comprennent , dans sa terminologie , les sens extérieurs , les facultés perceptives et les facultés réflectives , établit qu’il y a une imagination du toucher, du goût, de l’odorat , de l’ouïe , de la vue , de \ individualité , de la configuration , de l’étendue , de la pesanteur , du coloris , de la localité , du calcul , de l’ordre , de Yéventualitè , du temps , des tons , du langage , de la comparaison et de la causalité .
Nous admettons , comme on fa vu , une imagination •de la forme ou de la configuration, du coloris, de la mélodie ou des tons, du temps ou du rhytlime , du signe ou du langage; mais nous rejetons toutes les autres. Qu’estce que l'imagination de l’ouïe , de la vue et du toucher , si ce n’est celle de la mélodie , du coloris et de la configuration? Pour les autres perceptions du toucher et celles de l’odorat, du goût et de la force motrice, quelqu’un s’est-il jamais représenté dans l imagination quelque chose de tangible , qu il n’ait pas touché , une odeur qu’il n’ait pas respirée , une saveur qu i! n’ait pas goûtée , un poids qu’il n’ait pas porté ?
Si quelquefois les aliénés s’imaginent percevoir des odeurs , des saveurs , ou tout autre objet , ou phénomène qu’ils ne perçoivent pas actuellement , cet objet leur a ôté du moins fourni par une expérience antérieure ; leur imagination diffère donc de celle de l’artiste , elle est vraiment un résultat de la perception , et on pourrait la regarder comme une maladie de la mémoire, puisque l’objet de la conception leur paraît soumis actuellement à leur perception. L’objet de l’imagination de l’artiste, * au contraire , ne lui parait jamais présentement soumis à sa perception, et cet* objet n’est pas un résultat ou une maladie de la mémoire. Les phrénologistes nous