DE LA FACULTÉ DE COMPARAISON
» mêmes (1). » 11 résulterait de ces termes que la faculté de comparaison serait la mémoire des faits de conscience, c'est en effet la seule manière de la constituer faculté spéciale ; en ce cas le titre de comparaison ne serait peutêtre pas celui qui conviendrait le mieux. Mais M. Combe dépasse bientôt les limites de sa première explication : « La faculté de comparaison explique une chose en la » comparant avec une autre, et ceux chez lesquels elle » prédomine sont en général plus prompts quexacts dans
)> leurs inductions ; elle donne de l'aptitude à découvrir
)) des lueurs inattendues et des coïncidences superficielles )> dans les rapports ordinaires de la vie (2). »
Connaître tous les actes des autres facultés et se laisser entramer à des inductions inexactes, ce sont des faits très-différents : le premier est un acte de pure mémoire et le second est un acte de généralisation ou de croyance à Y uniformité de la nature. Dans la première définition, la comparaison se confond avec un genre de mémoire , dans la seconde, elle se perd dans la faculté inductive , nommée par Gall esprit métaphysique et par Spurzheim causalité. M. Combe ditiui-même: ((Lorsque la causalité )> est beaucoup plus développée que Féventualité et la )> comparaison, elle dispose à des généralités vagues de » spéculation (3).» Quelle différence existe-t-il entre des inductions inexactes , produits de la comparaison, et des généralités vagues , produits de la causalité. Si M. Combe s'était traduit lui-même, il aurait reconnu que la phrase précédente signifiait : « Lorsque la causalité l'emporte
(1) Nou t». Manuel , p. 2i3.
(2) Ibid.
(3) Ib p. 218.