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Dr E. Gyel. L'Être subconscient. Paris, F. Alcan

3. Frédéric Myers, Human Personalily and ils survivanee opter bodihj death, Londres. Une adaptation française de cet ouvrage a été faite par M. Jankelevitch, sous le titre: La personnalité humaine, sa survivance, ses manifestations supra-normales, 1906. Paris, F. Alcan.

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normale. En grande partie indépendant du fonctionnement organique actuel, il est extériorisable. Il est le produit synthétique de la conscience actuelle et des consciences antérieures. — Après la mort, l'être conscient disparait, mais son souvenir intégral persiste dans l'être subconscient... Ses éléments psychiques restent unis, dans la synthèse subconsciente, aux éléments psychiques de conscience antérieure qui l'ont constituée. — En résumé, l'être subconscient serait le moi réel, l'individualité permanente; tandis que l'être conscient serait le moi apparent, la personnalité transitoire. L'individualité serait elle-même la synthèse des personnalités successives, intégralement conservées1. » « Le moi conscient de chacun de nous, comme nous l'appelons, dit Fr. Myers, le moi empirique, supraliminal, comme je préférerais dire, ne comprend pas la totalité de la conscience ou de la puissance qui est en nous. Il existe une conscience plus compréhensive, une puissance plus profonde, qui demeure en grande partie potentielle, pour ce qui regarde la vie terrestre, mais dont la conscience et la puissance de la vie terrestre ne sont que des limitations et qui se reconstitue dans sa plénitude après le changement libérateur de la mort. » — « Je considère chaque homme, dit-il, encore comme étant à la fois profondément un et infiniment composé, comme héritant de ses ancêtres terrestres un organisme multiple et « colonial », — polyzoïque et peut-être polypsychique à un degré extrême ; mais aussi comme gouvernant et unifiant cet organisme par une âme ou esprit qui dépasse absolument notre analyse présente, — une âme qui a pris son origine dans un milieu spirituel ou météthéré; qui, même lorsqu'elle est incarnée, continue d'exister dans ce milieu; et qui continuera d'y exister encore après la disparition du corps. »

Mais on pourrait aller plus loin encore : on pourrait se demander si ce moi transcendantal ou subliminal est nécessairement individuel, s'il ne dépasse pas au contraire les limites des organismes en chacun desquels il se manifeste, s'il ne constitue pas une sorte de fond commun, universel, dans lequel les différents esprits seraient tous plongés et où ils se pénétreraient plus ou moins les uns les autres. On donnerait ainsi une forme panthéistique ou monistique à l'hypothèse monadiste ou pluraliste de Fr. Myers et de Gyel. C'est vers cette conception que semble pencher l'auteur d'un recueil très intéressant et trop peu connu d'observations spiritiques, M . A. Goupil2.

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