‹ La psychologie naturelleChapitre 3 sur 66 · INTRODUCTION, IX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION, IX

établie exclusivement sur des faits, et s'assurer que» pour être d'un exposé malaisé, ces faits n'en ont pas moins le caractère de l'authenticité expérimentale. En disant cela, je songe par-dessus tout à l'énoncé des gammes de la couleur, dont la plus simple a arraché au maître écrivain, que fut Fromentin, cette exclamation : « Ces choses terribles à énoncer en français et dont vraiment l'exposition n'est permise que dans un atelier et à huis clos, il m'a fallu les dire, puisque sans cela je n'aurais pas été compris.»

Il n'y a qu'une manière d'aborder physiquement un sujet de physique, c'est d'en étudier d'abord tes détails convenablement isolés et d'en poursuivre l'explication immédiate ; puis, cette première étape une fois franchie, de s'attaquer à des phénomènes de plus en plus complexes.

Ainsi avons-nous fait.

M. Hering(l) avait reproché à Helmholtz d'avoir fait la part trop grande à l'activité psychique centrale dans ses développements à la théorie des couleurs de Th. Young et proposé une théorie qui devait être plus physiologique, parce que plus rétinienne. Pas plus que beaucoup de physiologistes, nous n'avons pu le suivre dans les formules de sa foi nouvelle, et avions entrepris avec M. Macé de Lépinay une série

(1) Ew. Bering, Zur Lehre vom Lichtsinne, C. Gerold's sohn^ édit. Wien, 1875.

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