‹ La psychologie objective;Chapitre 134 sur 145 · Yoteyko. L'Année psy с h · texte numérisé non relu

Yoteyko. L'Année psy с h

4'. Psych. Arb., 1895.

force des contractions musculaires, mais bien le nombre de celles-ci et fait que la courbe paraît se briser tout à coup, tandis que sous l'effet de la fatigue musculaire elle diminue peu à peu en hauteur jusqu'à s'éteindre complètement.

Ces distinctions nous renseignent sur le rôle des centres dans le mécanisme des réflexes personnels.

Voici maintenant des indications moins précises, mais qui peuvent servir ultérieurement à une étude plus complète du problème. Maggiora a trouvé encore que plus le rythme des contractions musculaires est lent, plus la somme du travail est grande et que si on le coupe de petits arrêts avant l'apparition de la fatigue, il devient beaucoup plus productif qu'avec des arrêts, mais poussé jusqu'à la fatigue. Des recherches de W. Lombard, il ressort que le travail musculaire est sujet à des variations périodiques qui ne s'observent pas lorsqu'il est produit sur une impulsion mécanique1. De l'étude de Storey, nous apprenons que le travail musculaire varie avec les heures du jour2, il monte jusqu'à 40 heures du matin, puis se met à descendre jusqu'à midi, remonte vers 2 heures de l'aprèsmidi, atteint son maximum de 2 à 4 et redescend de nouveau vers 6 heures. Les expériences avec l'excitant électrique ont donné des résultats tout à fait analogues.

Ch. Féré a trouvé que le ralentissement du rythme au delà de la normale élève la quantité du travail musculaire. Ensuite,

a découvert que dans le travail avec les poids la fatigue n'est pas en rapport direct avec l'augmentation de ceux-ci; au contraire, entre certaines limites, notamment entre 0,5 et 5 kilos, l'augmentation du poids retarde l'apparition de la fatigue. Au delà de cette limite, elle ne fait, de nouveau, que l'accélérer. En fin de compte, il relève l'influence de l'exercice от de l'adaptation qui fait que les courbes produites dans ces conditions se caractérisent par de plus grandes amplitudes qu'après un repos prolongé3.

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