‹ La psychologie objective;Chapitre 78 sur 145 · F. Pawlow. The Lancet, 1906, n · texte numérisé non relu

F. Pawlow. The Lancet, 1906, n

vue de celle-ci détermine très vite un réflexe associé. Le Dr Perelzwaig a trouvé, d'autre part, que l'association une fois obtenue, il est très facile de l'étendre à d'autres excitants, surtout aux objets de l'entourage.

De même que les autres réflexes obtenus par association, le réflexe salivaire n'est pas très durable. 11 ne se reproduit que deux ou trois fois, après quoi il faut le renforcer par l'excitant direct. Le Dr Babkine a étudié spécialement les conditions d'extinction et de renouvellement de ce réflexe *. Parmi ces dernières relevons le fait que l'extinction n'a lieu que lorsque les conditions externes sont exactement les mêmes : tout élément nouveau introduit dans l'excitant, renforce l'association. D'autre part, il a été trouvé que l'excitation directe (par exemple, l'introduction de l'acide dans la bouche) à force de se répéter, s'affaiblit également et finit par perdre son action. Pour lui rendre son effet il faut la remplacer par une excitation différente, mais la répétition de ce procédé a pour résultat d'affaiblir le renouvellement du réflexe associé.

En fin de compte, le rétablissement du réflexe associé s'accomplit en raison directe du travail des glandes salivaires sous l'effet de l'excitant intermédiaire. Plus la salivation est abondante, plus le rétablissement est facile. Par contre toute excitation simultanée qui agit d'une manière inhibitrice, le rend plus difficile.

En ce qui concerne la différenciation du réflexe salivaire les résultats ne sont pas tout à fait concordants. Il est vrai que la question est assez complexe. Nous avons vu que les réflexes moteurs obtenus par association se différencient dès la période de leur établissement, mais par rapport à l'excitation choisie ont d'abord un caractère général. C'est-à-dire, s'ils s'associent à une excitation visuelle, ils ne répondent pas à un excitant auditif, ni à un excitant olfactif, mais, dans les limites du sens visuel, ils commenceront par répondre à plusieurs excitations, avant de s'attacher à une seule. On se demande naturellement, s'il en est de même pour le réflexe salivaire.

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