POSITIVES
<tc couleurs identiques de couleurs complcinenlaires
NKGATIVKS
de couleurs identiques île couleurs complémentaires
Elles n'ont pas ét<'î observées et II est |M:ut-étrc impossible de le faire)
Il appelle les images positives si elles apparaissent avec une clarté fgale à la première impression ; négatives, si on les voit avec une clarté momdre. Les images positives de la même couleur dérivent d'une réaction d(î l'excitation sur la rétine ; en ce cas la clarté de
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l'image peut dépasser la clarté primitive. Les images de couleurs complémentaires se rapportent à un changement de cette réaction. Mais les images négatives qui, scmble-t-il, doivent étixi toutes complémentaires, dépivcnt de l'épuisement de la tétine pour l'escitaiion qui a agi le plus rorlcmenl.
Mais non seulement les objets colorés donnent des images accide.ntelles colorées, les objets blancs aussi donnent de semblables images présentant ordinairement des modifications variées de couleurs. Helmtioltz donne le nom déphasés colorées à ces variations de l'image colorée accidentelle. Le blanc primitif passe rapidement, par l'intermédiaire d'un bleu verdàlre, ou du vert selon Seguin, ù une belle teinte indigo, puis au violet ou au rose. Ensuite, il se produit une couleur orangée terne on grise, qui correspond, ordinairement, an moment où l'image de positive devient négative, et alors l'orangé se transforme lui-même en une teinte sale d'un vert jaune. Si la lumière primitive a exercé une action iW^s faible, l'orange est presque toujours la dernière, et l'im^^e disparaît avant d'être devenue négative. Ces phases que nous avons décrites ne sont ])as les seules qui se produisent; elles se modifient diversement selon la durée de l'excitation et la nature du fond sur lequel elles sont représentées. Je me suis borné à relater le phénomène, parce que la cause n'en est pas encore bien connue, par suite de l'iusulfisance des faits et des observations (l).
Des images accidentelles et des autres phénomènes, il apparaît que les sensations de lumière sont en fonction non seulement de la longueur des ondes, mais encore de l'état dans lequel se trouve la rétine. C'est ce que fait remarquer Wundt en commençant à parler d'un phénomène de la vision, le contraste. C'est un fait que la
fond sur lequel elle apparaît est de la couleur eomplémentairc, en d'autres termes si les parties de la rétine voisines du point excité sont excitées par la couleur complémentaire. Ainsi le rouge sur un fond verdûtre, le jaune sur le violet, le vert sur le rouge pourpre apparaissent avec leur maximum de saturation.
Le contraste a été divisé en contraste successif et contraste simultané. On l'appelle successif quand la modification de la rétine, dont nous avons parlé, se manifeste par un état d'épuisement de la rétine, comme dans les images accidentelles ; simultané quand les excitations se rapportent au voisinage du point modifié de la rétine.
Qu'il soit successif ou simultané, le contraste est susceptible de gradations variées, qui dépendent toujours des excitations antérieures et des excitations présentes dans le cas du contraste successif, et des excitations simultanées pour le contraste simultané. Mais le nombre de ces gradations n'est pas illimité, il y a un maximum au delà duquel il n'y a plus aucun contraste. Tout cela peut être vérifié expérimentalement en variant tantôt la clarté de l'objet, tantôt celle du fond, ou celle de tous les deux.
En faisant varier par exemple la clarté de l'objet placé sur un fond noir, on trouve qu'un morceau de papier qui tire vers le gris parait blanc, comme un morceau de papier blanc parait tel sur le même fond. Ce dernier ne peut paraître ni plus clair, ni plus blanc qu'il n'est en réalité, et constitue une limite minima de diflërence entre deux sensations données.
Dans les impressions colorées, le contraste peut varier de deux façons, selon que 1 on change ou la couleur de l'impression faisant contraste, ou bien le degré de saturation. On a vu, dans le premier cas, que le maximum de contraste est fourni par des couleurs complémentaires. Mais les modifications que subit une couleur par l'influence d'une autre couh^ur constituant le fond sur lequel apparaît la première, sont variées. C'est ce qu'on appelle contraste des couleurs ; et la couleur qui a subi l'influence est dite induite selon Briicke, celle qui exerce l'influence, induisante. Ainsi en plaçant le rouge en pleine saturation sur un fond orangé, jaune, jaune-vert, vert, vertbleu, on verra qu'il reste invariable, quand il est sur sa couleur romplémentaire, qui est le vert-bleu ; mais sur les autres couleurs il subira diverses modifications. Sur le vert il semblera comme changé en pourpre ; sur le jaune-vert et le vert-orangé, il prendra une teinte qui se rapproche du violet, avec des gradations diverses, tandis que sur le bleu-vert et sur le bleu, il s'approche de l'orangé et du jaune. On peut montrer de la même façon les variations des couleurs. En général, pour ces changements de couleurs par conraste on peut établir celte règle que: chaque couleur tendàmodifier dans le sens de sa propre complémentaire la couleur sur laquelle elle agit.
Le contraste dépend encore de la saturation, et on peut formuler
PSYCHOLOGIE PHTSIOLOGIQL'B
à ce sujet la loi suivante : une couleur peut être d'atilant plus difficilement modifiée par contraste qu'elû est plus saturée. Des expérienc(>s analogues à celles qui servent pour la qualité des couleurs prouvent cette loi. Ainsi on aura le plus grand contraste possible dans le blanc qui est considéré comme ayant le moindre degré de saturation.
De même que le contraste dépend de la saturation et de la qualité de la lumière, il dépend aussi de son intensité, de telle sorte qu'on peut établir comme loi générale qu'il dépend des trois éléments qui constituent la sensation lumineuse, et que ses gradations sont lices aux degrt'S relatifs de ces mc^mes éléments. Ce qui conduit à cette conclusion importante et générale que le 'contraste est fonction de l'état de la rétine au moment de l'impression et de la valeur objective de la môme impression ; ce qui veut dire, en d'autres termes, que la sensation est à un état toujours relatif, jamais absolu.
9i. A considérer celte conclusion, l'explication donnée par Wundt de la nature du contraste me semble plus exacte que celle de Helmholtz. Ce dernier rapporte le contraste à une erreur du jugement; Wundl, au conU^ire, à la relativité des sensations.
Les sensations ne sont rien d'absolu, même quand elles se présentent h nous sous le contraste dont nous parlons, mais elles sont toujours un état relatif. Quand nous évaluons, par exemple, le poids, nous rapportons la valeur de celte sensation à quelque autre sensation antérieure ou simultanée ; il en est de m<''me quand nous jugeons d'une couleur ou de l'intensité de la lumière. Plus et moins sont des termes relatifs comme tant et com6ten. Dans tout cela, entre, comme on voit, la reproduction ou le renouvellement d'une sensation passée cjne l'on compare avec la sensiition présente, aussi bien
distants dans le temps, et si rélément antérieur est une simple reproduction, le contraste est à sa valeur mlnima.
D*après cela le principe de Wundtpour les sensations lumineuses: toutes les sensations lumineuses sont senties en relation les unes avec les autres, me semble vrai, aussi bien que ses conclusions tendant à démontrer que la loi du contraste peut se ramener à la loi générale psycho-physique de Tintensité des sensations et que cette mt^me loi peut encore s'appliquer à la qualité des sensations. De fait, si on considère la relativité des sensations lumineuses dans leurs trois éléments, la qualité, la saturation et l'intensité, que l'on exclue la qualité comme constante pour simplifier le problème, et que l'on ne garde que la saturation et l'intensité, on peut trouver la loi dans le seul contraste de Tintensité à son minimum de saturation, c'est-à-dire dans le blanc. Alors on a cette conclusion que la différence des sen^ sations reste la même, étant posé que la relation de clarté lumineuse des excitations efficientes soit restée constante; d'où il résulte que le contraste d'intensité n'est qu'une forme particulière de la loi psycho-physique, selon laquelle la différence de deux sensations est proportionnelle à la différence de leur logarithme. AVundt ne voit pas de difficulté à ce qu'on applique cette loi au contraste des couleurs, malgré toutes les difficultés expérimentales qu'on y trouve, pour rendre plus universelle la loi psycho-physique, c'est-à-dire pour établir qu'elle doit vraisemblablement valoir pour la qualité de toutes les sensations comme elle vaut pour Tintensité ; alors, pour caractériser sa signification psychologique, on peut l'appeller une loi universelle de la relation (1).
Ici Helmhoitz, Wundt et d'autres ont coutume de diviser les phénomènes psychiques de la vision, en admettant au nombre des sensations ceux «pie nous avons déjà décrits, et au nombre des perceptions (Vorgtellung) ceux qui suivent, par exemple, la vision binoculaire, la vue des diverses dimensions, et ainsi de suite. M'en tenant à ce que j'ai dit sur la différence des sensations et des perceptions, je continuerai à placer au nombre des phénomènes représentatifs de la sensation ces derniers phénomènes comme j'y ai déjà mis les premiers. Et je trouve mon opinion confinnée par ce fait que les deux illustres écrivains admettent souvent les perceptions dans les sensations. Helmhoitz. par exemple, rapporte le contraste à une erreur de jugement^ ce (jui est œuvre de perception ; il y a donc de la perception dans la sensation. Wundt introduit aussi de la perception dans la sensation, çà et là, dans divers phénomènes optiques, et un peu dans le contraste, ce qui démontre au moins qu'on ne peut trouver entre les sensations et les perceptions de séparation absolue, en sorte qae le phénomène représentatif ne se sépare jamais du phénomène sensitif, mais qu'il en est un élément indispensable comme je l'ai déjà dit.
93. Deux choses contribuent principalement au développement des perceptions de la vue, les volitions et les mouvements des yeux.
La volonté y contribue parce que nous pouvons fixer les yeux et les diriger à notre gré sur les objets qui attirent le plus notre attention ;
(l) Cf. Wundt : Grandzûge der Phgsiologischen Pstjcftoiogie, Leipzig, 187-1, pp. 406421. Hefanholtz, op. cit., S 21.
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et le inouvcmeRt rend la vision possible de la façoa la pins i-ariée et dans toutes les directions. Le re[)os n'est pas l'étal naturel de l'œil ; c'est l'aclivité et le mouvement, lequel s'accomplit ordinairement avec une admirable prévision et une grande rapidité.
Lii mouvement s'exécute dans chaque œil au moyen de six muscles divisibles en trois paires : 1° muscle droit «^xterneet interne ; i" droit supérieur et inférieur; 3" oblique supérieur et Inférieur. C'est par eux que se font les mouvemcuis de bas en haut, ceux de haut en bas (!t les mouvement latéraux. L'iril dans les conditions normales tourne librement dans des limites déterminées, cl autour d'un centre de rotation. Ce centre est situé d'après les mesures de Donders à 2.'>, 5i millim. nu delà du sommet de la cornée, et à 10 millim. en avant de la surface postérieure de la sclérotique.
Le mouvement de l'œil ne serait i>eut-êti-e pas aussi nécessaire qu'il l'est si la rc'-tine était également sensible aux excitations lumineuses, mais il s'y trouve au contraire un es|>ace médian appelé fossette (Hintrale ou cavea tulea dans laquelle est située la tache jaune, macula lulea : cet espace est la partie la plus sensible de la rétine. La sensibilité va diminuant graduellement à partir de ce point jusqu'à un minimum que l'on peut regarder comme égal à zéro et qui correspond aux limites de la rétine même dans lova serrata. La raison de ce fait est que les éléments sensibles sont les cônes et les Mionnets de la n'tine, mais les bâtonnets diminuent graduellement aux ap]>roebes de la tacbe jaune, et il reste les cônes qui deviennent plus nombreux et pluseflilés de fa^-on à égaler en diamètre les billonnets, tout en étant plus longs. Ce qui signifie que les éU'inenis de la sensibilité croissent. Dans la caritc médiane doit donc se tn.)uver la vision la plus distincte et la plus ckiire, et là aussi
la rétine sont dits points de Vimage, qui se trouve formée sur la rétine. Ces lignes ne sont que les rayons lumineux qui partent d'un objet éclairé. Si elles rencontrent la rétine au milieu même de la cavité centrale, elles forment le point de fixalion ou de regard. Le rayon qui correspond à ce point est la ligne de vision. On distingue par suite la vision directe et la vision indirecte. Celle-ci provient de l'éloîg^ement du point de fixation ou de la ligne visuelle, ou, ce qui revient au même, des excitations réliniques latérales par rapport au point médian. On ne saurait avoir dans la vision indirecte des images aussi claires et d'une forme aussi distincte que dans la vision directe. Cette clarté de la vision va diminuant à mesure qu'on s'éloigne du centre visuel et de la ligne de vision, et devient indirecte et confuse dans les parties extrêmes de la rétine encore sensibles. Au reste, la vision directe a différents degrés de clarté qui peuvent dépendre de l'exercice. Ainsi, par exemple, deux lignes situées à environ 0^,001 l'une de l'autre, se confondent à une distance variant de 2'"50 à 3"^50. Cette distance linéaire correspond à un angle de 90 à 60"^^ et par suite à une image de 0'",00G à 0™,004. Pour Wundt, des lignes larges de 3"*°, 5 et séparées par un intervalle de 1"'"083, se confondent à la distance de 2'"870, distance qui correspond à un angle visuel de 77''^. Ces exemples prouvent, comme on voit, une limite de perceptivité dans la vision distincte.
Comme il y a une ligne visuelle, il y aussi un angle vistielj qui dépend des ligne de mire. Les rayons qui se dirigent de l'objet vers la rétine se croisent aux points nodaux situés dans la lentille ; ceux qui vont de Hmage rélinique à l'objet se croisent sur la pupille et s'éloignent des lignes d(» vision ; on les appelle lignes de mire. L'angle qu'ils font dans la pupille est l'angle de vision. Cet angle donne en général la mesure de la grandeur de l'objet. Les lignes de vision et les lignes de mire sont si peu distantes entn» elles que leur différence est négligeable. La surface sur laquelle l'a^il projette simultanément tous les points visibles suivant la direction des lignes de mire est le champ visuel. La distance d'un point à un autre y est mesurée par l'angle visuel.
97. Les mouvements d(»s yeux sont soumis à des lois déterminées, connues sous le nom de lois de rotation des yeux. Deux surtout sont très importantes : celle; de la rotation autour d'axes supposès ou loi de Listing ; et la loi de V orientation constante trouvée par Donders.
Pour énoncer la loi de Listing, il est nécessaire d'établir préalablement que, de même qu'il y a des /)om<s de fixation ou de regard, il y a aussi des lignes de regard. Ce sont les lignes qui unissent les points de rotation des deux yeux aux pointsde fixation. On a ainsi trois espèces de lignes, les lignes de vision, cellcîs de mire, et celles de fixation, qui ne coïncident pas les unes avec les autres. Pourtant la déviation étant très petite, on peut la considérer comme nulle. On
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a ainsi un champ de regard comme on a un champ vistiet, et tous deux ont ta mt^me forme. Si, dans te plan où se rencontrent les lignes de fixation, les mouvements des yeux se rapportent seulement aux quatre points cardinaux, au-dessus , au-dessous, en dedans ou en dehors, sans aucune déviation oblique, ou sans mouvement rotatoire, alors la position des lignes de fixation est dite primaire. De celte position primaire dépondent les mouvemenu qui, par suite, sont soumis à une loi. Cette loi peut s'énoncer ainsi : tous les mouvement! dérivent de la position primaire autour d'axes fixes, dont chacun est perpendiculaire au point de rotation, au plan que décrit la rotation de la ligne visuelle, et gui sont tous situés dans un seul plan perpendiculaire, au point de rotation, à la position primaire de la ligne de vision.
Listing a entrevu, etHelmholtza démonlré ce principe qui est connu sous le nom de loi de Listing. Donders avec sa loi de l'ortenfalton constante conrirme la précédente, en montrant que l'orientation de l'œil, pour chaque lieu ou pour chaque position de la ligne visuelle, est constante. Ces lois sont démontrées toutes les deux au moyen d'expériences particulières faites avec les images négatives, ou images déterminées par les angles du plan de fixation, qui sont : 1° l'angle d'élévation (mouvement de bas en haut du plan dont nous avons parlé — l'angle est alors positif, ou mouvement de haut en bas — l'angle est négatif); 2° l'angle de mouvement latéral, en dedans et en dehors — positif de gauche ù droite, négatif de droite ik gauche ; i" l'angle de rotation. Les positions de l'œil peuvent être mesurées au moyen de ces trois angles, et par suite aussi les positions primaires (I).
Il résulte des deux lois précédentes que nous pouvons nous
98. La vue nous donne la perception d*espaoe, et projette dans le champ visuel Timage rétinique des objets. Cette perception peut être considérée dans les deux visions, monoculaire ou binoculaire. La perception des trois dimensions ne peut être donnée que par la vision binoculaire ; la vision monoculaire ne peut percevoir que deux dimensions de TCvSpace. Mais il y a une condition essentielle, ou qui du moins semble essentielle à quelques-uns, c'est le mouvement des yeux et la sensation de ce mouvement.
Il y a un grand nombre de faits tant physiologiques que psychologiques à rechercher et à étudier dans le phénomène visuel de la perception de Tespace. Comme je dois traiter ce point spécialement, j'exposerai à part la théorie psychologique du phénomène. Omettant donc d'en parler ici, je finirai en disant quelques mots de l'accommodation de la vue, de son adaptation à l'intensité de la lumière , de la vision de l'objet qui est inverse par l'apport à l'image rétinienne.
99. Les objets étant à des distances différentes, la position du foyer de la lentille doit varier, et par suite l'image ne peut se former toujours sur la rétine ; pour les objets plus rapprochés , elle se ferait en arrière, pour les objets plus éloignés, en avant de la rétine, et ainsi il n'y aurait pas de vision distincte, par suite des cercles de dispersion qui se formeraient. On appelle accommodationle fait de mettre l'organe de la vision en état de percevoir distinctement les objets, en faisant arriver les images sur la rétine. Ce fait se produit par un phénomène très simple, par le changement ou la variation du pouvoir réfringent du cristallin. Grâce à un muscle d'accommodation qui est le tenseur de la choroïde, le cristallin peut devenir plus ou moins convexe. Quand l'objet est éloigné, la convexité est moindre ; elle est plus grande quand il est rapproché, parce que dans le cas d'une convexité plus grande, et par suite d une plus grande épaisseur, la lentille acquiert un pouvoir réfringent plus gi*and, et le foyer se forme plus près. Dans Taccommodation pour les objets éloignés, le ravon de courbure de la surface antérieure de la lentille est de 10""", il est de G""" dans l'accommodation pour les objets rapprochés ; celui de la surface postérieure est, pour les objets éloignés, de 6""", pour les objets rapprochés, de 5,5"""; la distance focale de la lentille est de 43,707""" dans le premier cas, de 33,785 dans le second.
Il y a (cependant une limite; a Taccommodation ; le point le plus éloigné pour la vision, ou point (Véloignement, est l'infini, et l'image se forme alors régulièrement sur la rétine, par exemple* l'image de la lune, d'une étoile ; le point le plus proche est éloigné d'environ 4 ou 5 pouces. Une vue normale comme celle-ci ne se trouve pas riiez tous les hommes. Il y en a chez qui l'accommodation ne se fait pas régulièrement, mais chez qui au contraire le point d'éloignement est très rapproché, et où par suite le point rapproché est encore plus près de l'œil; on les appelle myopes. Le point d'éloignement peut aussi ne pas changer, tandis que le point le plus
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rapproche se place h une plus (grande distance ; c'est ce qui anive aux presbytes. Dans ces deux cas on fait usage rie verres produisant une accommodation artificielle [1).
1 00. Un autre fait se trouve encore uni à ce fait de l'accommodation, c'est celui de l'adaptation à l'ialeosité luminpuse. On a dit que, de toutes les parties de l'œil, celle qui est sensible h la lumière, c'est la rétine ; ceci s'entend pour les sensations lumineuses. 11 y a une autre partie qui est sensible extérieurement aux excitations lumineuses: c'est l'iris. L'iris n'est qu'un tissu musculaire quia iwiir oflii'e de corriger l'aberration de sphéricité qui se produirait sans lui ; c'est-ù-dire qu'il ne livre passage qu'aux seuls faisceaux lumineux qui vont à la rétine, et qu'il fait disparaître les cercles de dispersion. L'iris peut se dilater et se resserrer; il se dilate pour les excitations d'une lumière de faible intensité, et se rétrécit pour les lumières d'une grande intensité. L'accommodation à l'éloigneinent et au rapprochement des objets est encore possible de cette façon ; il est bien connu, en elTct, que l'intensité de la lumière d'un objet diminue en raison du carré de la distance.
Le rétrécissement de la pupille est produit au moyen du muscle constricteur de la pupille, et la dilatation par le muscle dilatateur de la pupille. Ces muscles sont excités, le premier par le nerf oculo-motcur, et le ganglion ciliairc ; le second par le sympathique cervical et par les racines médianes du ganglion ciliaire
loi. On se demande toujours pourquoi la vision des objets se fait dans la position directe, tandis que les images rétlniques sont renversées. On donne de ce fait diverses explications. Quant à moi, il m'u toujours paru facile de l'expliquer clairement, comme je l'ai montré autre part (3). C'est que la perception de vue n'étant
AU moyen d'une expérience très facile, j'ai rendu saisissable le renversement de l'image rétinique, et plus claire la démonstration précédente. En cachant une partie de la rétine, on cache une partie de l'objet, mais dans une position opposée : si on cache la partie supérieure de la rétine, c'est la partie inférieure de l'objet qui est cachée et réciproquement ; il en est de même pour les parties latérales. On peut faire cette expérience en regardant la flamme d'ime lampe, ou du gaz ou encore la lune, ou l'entrée d'un faisceau lumineux dans une chambre obscure, et en abaissant lentement un écran à dix centimètres environ d'un œil tandis qu'on tient l'autre fermé. On verra alors l'ombre s'avancer de la partie inférieure, et la flamme se cacher par moitié si la rétine est à moitié couverte. On pourra répéter l'expérience pour toute partie latérale de la rétine, et le même fait se produira toujours (1). C'est ce que la fig. 18 montre clairement.
Fie. 18. — AB représente la (Inmine entière, ainsi que a b.
S est récran que l'on abaisse. S' ce qui cache la partie supérieure de la rétine, S" montre robscurcissemcnt de la partie inférieure de l'objet. Si la partie ob de la rétine ne peut être excitée par OB, parce qu'elle est couverte, cette partie n'est pas visible. Nous nous apercevons ainsi que la partie inférieure de la rétine voit la partie supérieure de l'objet, suivant la direction des rayons lumineux, ou la position des lignes de mire. L'expérience peut encore se faire d'une manière évidente avec une lentille convergente. Comme elle donne au foyer une image renversée, on peut ciicher une partie de cette image en cachant la partie opposée de l'objet lumineux (2).
(l) L'expérience peut se faire d'une autre façon et plus clairement encore. Que Ton fasse avec une aiguille, dans un carton de Bristol, deux trous distants Tun de l'autre d'un millimètre au moins. Que l'on regarde avec un œil à travers les trous une flamme de gaz distante de quelques mètres ou une étoile ; alors il arrivera qu'il y aura deux images sur la rétine et que pour celte raison CD verra deux flammes ou deux étoiles l'une à côté de l'autre si les trous sont horizontaux. Si on intercepte la lumière devant l'un des deux trous pendant que l'on regarde au travers, il arrivera que dans le cas où c'est le trou de gauche qui est clos on ne verra plus que la flamme droite, et vice-versa. La raison est que l'image de la flamme vue à droite est à gauche de la rétine. On peut répéter l'expérience en plaçant devant les yeux les deux trous dans toutes les directions, verticale ou oblique.
\2) Le mouvement contribue encore, selon les observations de Wundt,
ao
PSTCHOLOGIE PHYSIOLOGIQUE
2 millim. carrés de pcaii pristi dans la dciiiii;re phalange, et seulement 40 à la seconde phalange, 15 à la première, 18 dans la paume.
La forme et le volume de ces corps sont variés. Dans la paume de la main ils ont une longueur de 0,0 11 3 millim. et plus, une largeur de 0,0i51 à 0,0563.
Le corpuscule du tact est formé d'une capsule hom(^ène, et, comme on peut le voii* par la figure 20, d'une masse cenlralc molle et tincmcnl granulco. Les fibres nerveuses pcnèlrcnt dans ces corps au nombre de t ou 2 cl ni^mc de 3 et 4. Il est difficile de voir où elles se tennïnent.
PERCEPTITITÊ BE LA SB!fSATIO?r 81
et (le roulour. Nous verrons plus loin que Bernstein et Speneer ont raison de supposer des organes spéciaux pour la température.
Weber a appelé le sens du tact proprement dit sens dti lieu^ au moyen duquel nous percevons les parties de notre corps ; il S4î réduit par suite à une sensation et a une perception d espace localisée. Le même physiologiste a établi une séiie d'expériences sur cette sensibilité tactile, et a trouvé qu'elle est distribuée d'une façon variable dans le corps humain, c est-à-dire (|ue certaim;s parties de la peau sont plus sensibles, d'autres moins. Au moyen d'un compas dont les deux pointes sont couvertes de cire, il amontré oii les deux pointes peuvent être perçues pour une cerlaine ouvertun^ ; et il a trouvé que pour certaines parties elles pouvaient l'être pour une ouverture de 1 uiillim. et dans d'autres pour une ouverture plus grande pouvant aller jusqu'à 68 millim. Il a établi par ce moyen des cercles de sensation, dont le diamètre varie de 1 à 68 millim. Ce qui veut dire que ccitaines partiels de la peau ne |)er<;oivent pas les deux pointes séparément pour une ouverture de compas moindre de 68 millim. ; c'est le minimum de sensibilité. Weber a encore trouvé que, dans certaines autres parties de la peau, le compas étant placé dans une autre direction, comme par exemple longitudinalement dans le bras, c'est une ellipse qui s<; forme au lieu d'un cercle.
Les distances des deux pointes du compas, qui indiquent les limites au delà desquelles ces mêmes pointes ne sont plus perçues sc^parément, ont été établies par Weber dans le tableau suivantoii elles sont indiquées en millimètres :
Pointe de la langue 1
l'ace palmaire de l'index , extrémité 2