‹ La psychologie physiologique (volume 2)Chapitre 27 sur 92 · PHÉNOMÈNES PHYSICO-CHIMIQUES I)Ë L\\CTIVITÉ CÉRÉBRALE · texte numérisé non relu

PHÉNOMÈNES PHYSICO-CHIMIQUES I)Ë L\\CTIVITÉ CÉRÉBRALE

c Les variations de température semblent jointes aux différents degrés de l'activité cérébrale. Le travail actif du cerveau ne dépasse jamais ^ de degré centigrade.

f Toute cause qui attire Tattention, un bruit, la vue d un objet ou d'une personne, produit une élévation de chaleur.

< Une élévation de température se produit encore sous Tinfluence d'une sensation, ou par une lecture à haute voix intéressante.

c L'élévation de la température a lieu principalement dans la région de la protubérance occipitale (1). »

Lombard a étendu ses expériences et est arrivé aux résultats suivants :

« Les deux côtés de la tête ont rarement une température égale, mais la supériorité de température passe si souvent d'un côté à l'autre que cette supériorité est dans un côté comparativement très faible pour un nombre donné d'expériences. » Ceci à 1 état d'inaction. £n distinguant l'activité en intellectuelle et émotionnelle, on a :

a) Activité intellectuelle. Résultats :

« l*" Le travail intellectuel produit une augmentation de températurc dans les trois régions de la tête (comme Tavait dit l'auteur).

a 2"" La rapidité et le degré de cette augmentation diffèrent dans les diverses répons.

c 3^ Les travaux d'espèces diflérentes ])roduisent dans la même personne dc;s élévations de température différentes en rapidité et en degré.

< 4"" L'espèce de travail ((ui produit le degré de température le plus élevé dans une n'giou de la tête produit le même effet sur les trois régions. »

b) Activité émotionnelle :

€ i" L'activité émotionnelle dune espèce donnée produit une élévation de température dans les trois régions ; cette élévation est le plus souvent plus rapide et plus considérable que dans l'activitt» intellectuelle.

€ 2** 11 y a des différences moindres entre la rapiditt'^ et le degré d'élévation de la tempcTature des différentes régions pour l'activité émotionnelle que pour ractivit('' intellectuelle ; mais l'ordre des régions par rapport à leurs degrés comparatifs d'élévation de température n'est pas le même dans les deux cas ('2). >

16Î. Un autre phénomène qui se produit dans le travail intellec-

(I) Expériences sur finfluence du travail intelleclutîl sur la t<Mnpérature de la l«'»l«. Cfr. Luys, te Cerveau, cliap. \ii, Kichet, op. cit,. pj). 81-85.

;2) ETjtérimental Researches on Ihe température of the llead. by I^. J., Lomhard. In Procedint/s of Roi/at Societi/, London. 1878, vol. XXVII, n» 186, 188. Voir un dernier travail sur la température céplialique des docteurs Bianchi, Montefusco et Bifulco : Conlributo alla dottriua delta temperatara cefalica Richerchc chimiche e spérimentati.y'Aples 1885. Extrait de la « Psic/iiatria -.

MZ PSYCHOLOGIE PHTHOLOGIQUB

tnel, c'est la variation de l'état électrique du cerveau. Ce pfaënoniènc a été observé et décrit par Calon.

« A l'état normal, il existe un courant électrique qui va de la superficie grise du cerveau (positive) à la partie blanche sectionnée, ou à celle (négative) où l'on doit faire pénétrer l'aiguille d'un galvanomètre. Dans les endroits où l'élcctrisation provoque des mouvements de la tête et du cou, Caton a vu que la superficie grise, positive au repos, devenait, par rapport à la section blanche, négative, à la suite des excitations sensitives, et spécialement à la suite de l'excitation de la rétine. Le .courant change de sens, et il se produit UDc variation négative absolument comme dans le nerf excité et le muscle qui se contracte. * f Hermann explique les variations électriques par des combinaisons chimiques (1). >

165. Les phénomènes chimiquesprovenant du travail intellectuel ont été parfaitement étudiés et indiqués par Byasson. ■ II a démontré que toute cellule cénibrale qui fonctionne, consume ses matériaux phosphores, et que ces rései'ves de l'activité cérébrale sont, comme les excrétions physiologiques naturelles, rejetées en dehors de l'organisme en passant dans les urines, à l'état de résidu, sous fonue de sulfates et de phosphates, lesquels servent à calculer chimiquement l'intensité du travail cérébral accompli en un temps donné (2). >

Mais toute la vitalité du cerveau dérive de l'irrigation sanguine ; sans le sang serait impossible, je ne dis pas, tout travail intellectuel, mais même tout travail purement vital. Sans cet afflux continuel du sang artériel, il n'y aurait pas de pliénomènes thermiques ni chimiques. Le sang est l'aliment qui donne la vie cl la dialeur aux (issus nci'veux, qui répare la force dépensée dans le travail tant

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