‹ La psychologie physiologique (volume 2)Chapitre 8 sur 92 · OBJET DE LA PSYCHOLOGIE · texte numérisé non relu

OBJET DE LA PSYCHOLOGIE

(8^) La sensibilité est par suite nccessaii*e à la conservation et je dis qu'elle est la sentinelle de la vie.

La sensibilité seule ne suffît pas i>ourtant à la défense, le mouvement doit s'y joindre et s y joint on effet. Pour cela, outre les organes de la sensibilité, il y a ceux du mouvement, les mus(;les et, parmi les nerfs, les nerfs moteurs, outre les sensitifs.

{9^) J'appelle donc esthocinesis (ataOoxivwt;) la totalité de la vie de relation, sensibilité et mouvement, laquelle vie existe par le principe que j*ai déjà nommé esthophylattique, ou sensibilité relative a la défense.

28. L'objet de la psycîhologie commence maintenant à se détenniner de lui-m^me. Elle ne peut avoir pour objet les phénomènes de la vie de nutrition bien qu'ils soient ccmscients, parce que leur conscience est hors de I(*urs centres de production. Les centres de relation étant donc le siège de la conscrience, la psycrhologie doit étudier les faits qui se passent dans ces centres, lesquels faits constituent aussi une partie de l'objet de la physiologie. Q^ qui ressortira plus clairement quand nous aurons mieux expliqué les caractères des phénomènes de relation.

29. Je distingue le caractère physique du caractère psychique dans les phénomènes de relation. Je dis que le phénomène est de caractère physique quand il n'arrive pas à la conscience de Tétre sentant. Quand il est connu de lui il a le caractère psychique.

Substantiellement il n'y a pas de différence entre les uns et les autres ; on peut dire seuh'ment que le phénomène conscient a en plus une propriété qui manque à l'autre.

(10^) Cela est si vrai que le caractère physique précède le caractère psychique, c'est-à-dire qu<» h; phénomène psychique avant d'être tri est purement physiologicjue, d'où il suit que les phénomènes qui ne deviennent pas conscients restent à l'état purement physiologique, tandis que ceux qui arrivent à la conscience sont psychiques.

{11") Les antécédents d'un ph«'»nomèn<» psychicpie ont donc un caraclère physicjue et sont, en d'autres termes, purement physiologiques.

(12**) On peut prouver de la même manière que tous les éléments du phénomène psychique*, ont un caractère physique et sont, par cela même, inconscic^nts.

(13") Tous les phénomènes de relation n'ariivent pas pour cela à létal psychique : il y en a qui demeurent à l'état physicpie ou inronscicnt.

3Û. Conclusions : a. Sont phénomènes pliysiologicpies sans caractère psychique les phénomènes qui se [jassenl dans les divers cenires de production spéciale de la vie de nutritirm, parce que la conscience qu*on en a ne se trouve pas dans les rentres mêmes.

h. Sont tels encore les phénomènes de la vie de relation, dans leurs

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élénienUt, ou quand, pour quelque cause, ils ne passent pas à la conscience, qui a son siège dans leurs eenlres producteurs.

c. Les antécédents de tout phénomène psychique sont purement physiologiques et pour cela inconscients.

(14°) d. Le caractère psychique consiste dans la conscience de [la fonction placée au centre même de production. D'après cela, on peut déterminer l'objet de la psychologie :

(15") La psychologie s'occupe des phénomènes organiques qui ont pour caractère prédominant In conscience de la fonction, lesquels phénomènes se produisent dans les centres de relation, et en même temps des anlécédenls immédiats de mêmes phénomènes conscients.

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