‹ La psychologie physiologique (volume 2)Chapitre 7 sur 92 · OBJET DE LA PSYCHOLOGIE · texte numérisé non relu

OBJET DE LA PSYCHOLOGIE

le plus grand nombre de cas. II est peu de personnes qui ne sentent la difficulté de la digestion, ou les impulsions artérielles, ou celles du cœur, dans Tétat sain. D'autre part, il est certain que, quand il y a trouble, on a, de ces faits, des sensations douloureuses. Cela est vrai pour tout organe de nutrition. Si quelquefois, dans Tétat ordinaire et de bien-être des organes, leurs activités ne donnent lieu à aucune remarque parce qu'elles restent inconscientes, la raison principale en est qu'elles constituent alors l'état d'excitation normale ou d'équilibre de l'organisme. Du reste cela signifie que toutes les fonctions sont tantôt conscientes et tantôt inconscientes.

24. Les phénomènes de relation, mouvement et sensibilité, ne relèvent pas seulement de la physiologie ; ils relèvent encore de la psychologie. D'après cette seule considération, ils doivent être conscients. Pourtant, envisagés au point de vue de la physiologie, ils sont encore ou conscients ou inconscients. Examinons le mouvement.

On peut le distinguer en :

a. Mouvement automatique inconscient,

b. Mouvement réflexe inconscient,

c. Mouvement volontaire conscient,

d. Mouvement réflexe conscient.

Par mouvement automatique, en ce moment, je n'entends pas cette transformation du mouvement volontaire qui dépend de l'habitude, mais j(» veux parler du mouvem<»nt qui est le propre de toul élément organique et principalement du protoplasme» des cellules, commcî on peut le remarquer très bien dans les (cellules végétales, et de ce mouvement qu on observe dans les (tils vibratiles qui sont dans les organes internes des animaux supérieurs et constituent les oignes du mouvement des animaux inférieurs. Cette espèce de mouvement est inconsciente. Les mouvements réflexes sont, partie eonscients, partie inconscients ; les mouvements volontaires sont tous conscients. On peut donc dire du mouvement ce (ju'on a dit des autres fonctions. La sensibilité est aussi consciente ou inconsciente, comme l'ont très bien démontré les physiologistes et comme on le verra mieux encore dans le développ(*ment ultérieur des autres parties de ce livre.

25. (1*») De tout cela on peut donc inférer que dans les deux classes de phénomènes physiologiques, nutrition et relation, on trouve la conscience et l'inconscience.

Lu physiologie pourtant étudie ces deux classc^s de phénomènes comme son objet propre et s'en occîupe spécialement, qu'il y ait conscience ou non. Mais la psychologie a toujours en vue la partie consciente des phénomènes qu elle étudie.

Pourrait-on dire que la psychologie^ étudie tous ces phénomènes, mais seulement quand ils sont conscients 1

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R(><;Iicn^ons avaDt tout d'où dérive la conscience dans les uns et les autres.

36. Tout ensemble de phénomènes a un centre de production, comme le foie, par exemple, la rate, l'estomac avec ses appendices, le cer\'eau, etc., etc.

Pourtant ces centres sptTiaux n'ont pas tous en eus-m<>rues le siège de la conscience de leurs propres fonctions. On peut poser en principe que les centres des phénomènes de nutrition ne sont pas sièges de conscience tandis que, au contraire, ceux des phénomènes de relation le sont.

{i") Donc la conscience des phénomènes de nutrition est hors de leurs centres de production, et elle est placée dans les centres des fonctions de relation.

(3°) D'oïl on lire que les cenii-es des phénomènes de relation sont des centres psychiques, sièges de la conscience de tous les phénomènes physiologiques. Et j'appelle les centres de relation, centres psychiques, pan^e qu'ils ont une pro)>riété qui leur appartient exclusivemeiit et commence à les distii^;uer des autres centres. C'est la conscience placée au centre même de production des phénomènes. Cependant on ne peut dire que ces centres psychiques produisent toujours {les manifestations conscientes, leur tra\'ail est pat^ois inconscient.

Il va de soi que les phénomènes produits par les centres psychiques sont des pht'nomènes psychiques.

('i°) Maintenant de ce qui précède il résulte <]u'il n'y a pas de limite absolue entre les phénomènes physiologiques et les phénomènes psychiques, parce que les uns et les autres sont conscients et inconscients, et qu'ils ont encore un autre caractère commun:

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