partie terminale du nerf s'étendant avec une fornu; spéciale
^constituer un appareil sensible. Elle est formée de nombreuses
53 psycROLor.iB phvsiolocique
<.-onclies (le niiliiiT norvoiiso, fibrilles et cdiiiles, qui vonl se lerminer à rextn-inîtë en queltjiies lilumenls en forme de bàtannels et de cûnes et désignés par ces noms, et que l'on i-cf^arde comme les parlies sensibles à la lumière. Au point d'entrée du nerf ces bâtonnets manquent, et ii eet «endroit le nei-f n'est excidble en aucune fii(;o[i ;
B [les i'li>Qii>nl9
c'cil lii que se trouve le point aveugle. Non loin de celui-ci esl situé*! une tache de couleur jaune pile, dile tache jaune, qui esl, au contraire, lu paitic la plus excitable de la rétine, et celle qui donne une vision distincte. Selon les observations de Kuhne, la rétine, quand elle n'a pas subi l'action de lu lumière, est de couleur pourpre (Sehpurpur) ; sous l'influence lumineuse, elle devient pâle pourrcdevenir pourpre, l^s yeux, outre les deux nerfs optiques, nerfs sensiiifs, ont encore
le nerf oado^moieur commun, 3® paire des nerfs cérébraux, la 4^ et la Y paire qui leur permettent de se mouvoir dans les directions diverses.
82. Ce qui met en excitation Tapparcil visuel qui est renfermé dans la rétine, c'est la lumière. Tous ceux qui s'occupent de sciences physiques savent maintenant que ce phénomène de la lumière est, lui aussi, une manifestation de la force, comme tout autre phénomène naturel. Le milieu d'action et de propag^ation est Véther appelé encore éiher lumineux, matière très subtile qui pénètre la matière et est répandue dans tout l'espace. Bien qu'elle ne soit pas cœrcible, et qu'on ne puisse faire sur elle d'expériences directes, on ne peut, qu'en admettant son existence, expliquer un grand nombre de phénomènes et notamment la propagation de la lumière depuis les espaces stellaires et planétaires. Sans elle, la lumière des étoiles, du soleil, des planètes ne pourrait nous arriver en aucune façon, parce que la lumière se propage par ondes ou vibrations, analogues aux ondes de l'air qui produisent les sons, et les lois de leurs mouvements sont les mêmes que celles du pendule, comme pour les vibrations sonores.
La vitesse de propagation est merveilleuse ; c'est la plus rapide après celle de l'électricité, elle est de 192,000 milles à la seconde. C'est par ces ondes lumineuses d'une grande vitesse que la rétine est excitée à la vision.
83. La lumière solaire, source de tous les phénomènes lumineux, est une lumière composée ; on l'analyse ordinairement au moyen du prisme. L'image colorée prismatique est le spectre, elle est analogue à celle qui se produit dans le phénomène de l'arc-^n-ciel ou iris.
Le spectre est composé de sept couleurs. Le passage de l'une à l'autre se fait insensiblement, et elles semblent continues. Les couleurs sont, d'après leur degré de réfrangibilité, classées dans l'ordre suivant :
Rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo, violet.
Malgré l'apparente continuité du spectre, il s'y trouve des lignes obscures dites lignes de Fraunhofer, du nom de celui qui les a découvertes; elles sont indiquées par les lettres de H à H (fig. 14).
A B C D Eb F G H Ti
Fig. 14.
Le spectre ne se termine cependant pas aux points indiqués par les lettres BetH ; ce spectre est visible ordinairement, mais en réalité I se continue par la partie ultra-rouge jusqu'à la ligne A, et par sa inrtie ultra-violette jusqu'en R ; ces couleurs sont quelquefois visibles grûce à certains artifices. La partie ultra-vio.iettc s'appelle
encore spectre chimique, par suite de sa grande action chimique; I*ultra-roug;e est continuée par le spectre calorifique et obscur, qui est très étendu et émet des rayons caloriques bien plus nombreux que ceux du spectre coloré et visible.
Toute couleur spectrale difiere physiquement d'une autre par la longueur des ondes, et par le nonoàbre des vibrations en une seconde. C'est ce qu'on peut connaître au moyen des interférences, comme il résuite du tableau suivant, dans lequel le nombre des vibrations est exprimé en billions à la seconde, et la longueur des ondes en 0,00001 de millimètre.
Ligne». Longueur Nombre de
des ondes. vibra Uons.
Ronge B 6878 450
Limite entre le rouge et lorangé. C 6564 572
Jaune D 5888 526
Vert E 5260 589
Bleu F 4843 640
Indigo-bleu G 4291 722
Violet H 3928 790
L'ultra-rouge peut aller jusqu'à la ligne A avec des ondes longues de^^o "»•"«• ^l 412.000.000.000 de vibrations. L'ultra-violel à la ligne R donne 912.000.000.000 de vibrations, et des ondes longues
1 mon j^
84. La sensation de la lumière et des couleurs se produit dans cer* taines conditions particulières. La lumière entre par la pupille et pénètre par la lentille dans le corps vitré d'où elle arrive à la rétine. Ces milieux, dans lesquels pénètre la lumière avant d'arriver à la rétine, sont plus ou moins absorbants et réfringents ; ce qui fait que la lumière excite la rétine dans des conditions plus favorables à la sensation, et quelle en excite une plus grande portion.
On peut dire que l'excitation de la rélii^e est de nûture physicochimique, parce que les phénomènes qui s y présentent sont analogues
Fir,. i;».
à ceux que produit la lumière sur les corps sensibles à son influence. De fait, sous l'acîtion de la lumière, la rétine, qui est ordinairement de couleur pourpre (Kùhne), se décolore et devient pâle. Il s'y forme
PERCEPTIVITÏ^'. DK I.A SENSATION 00
une image des objets lumineux qui viennenl l*e\citor, laquelle imn^e 1 une durée en rapport avec l'intensiié de l'excitation, et cède ennuie la place à d'autres qui viennent lui succéder. Limage formée sur la rétine est renversée pour la même raison que celle qui se produit sur la plaque sensible du photographe. Les rayons qui viennent d'un obji't lumineux, en passant au centre optique de la lentille, s'unissent au foyer où ils sont disposés en sens inverse, comme le montre le schème suivant : A B est lobjet, la h^ntille avec son centre représente le cristallin, ab le fond d(î la rétine oii se forme l'image de A R (fig. 15).
Ml peut r*tro rognrdo roninic un systèuit; (J(^ divers milieux réfringents: selon qnelqaes-uns, il faudrait le considérer pour la commodité comme un système de trois milieux, dont le premier est la cornée oi les deux autres seraient représentés par la lentille avec ses courbures dilTérentes.
En réalité Tindice de réfraction de ces milieux est différent, de même que '* rayon de courbure des deux faces de la lentille. Selon Brewster, Thumeur aqnense a, n égalant 1,3358, un indice de réfra(*tion marqué par 1,3366, le ^OT>s vitreux 1,3391, la partie antérieure de la lentille 1,37(h, la partie Moyenne 1,3786, le petit noyau 1,3839.
l'es points cardinaux de Taxe opli(pie qu'il est nécessaire de connaître pour ^terminer la direction des niyons lumineux dans Tœil sont au nombre de trois : les deux points focaux, les deux points principaux et les deux points nodaux. 1^6 que i*œil n'est pas une lentille à épaisseur négli{;eable. Le premier point focal est à 12, 832(3 m. m. en avant de la cornée, le second à 11, TilTO derrière 'a surface postérieure de la lentille. Le premier point principal est à 2, 27 IG m. m, '^«econd à 2, 5724 m. m. derrière la surface antérieure de la <*ornée.
Le premier point nodal est situé à 0,7580 m. m, le second ù 0, 3<)02 m. m. ^n avant de la surface postérieure de la lentille.
Les deux points nodaux ainsi (|ue les deux points principaux étant l'un près ik l'autre, Listing les réunit en un seul et établit ainsi un point principal et un point nodal. C'est ce système sinq>lifié ({ui constitue IWil n'diiit de Listing.
Il place l'unique point principal à 2,31 18 m. m. derrière la surface antérieure de la cornée et le point nodal à 0,1761 m. m. en avant de la surface postérieure de la lentille. L'œil n';dnit est considéré ciMume ayant une seule surface courbe réfringente avec un rayon de courbure de l\\2\A m. m. (1).
L'excitation sur la réiinc» est une |)reniière impression qui ne s'arrête pas aux couches n'tiniques, mais qui se propage par les neifs opticiue^ jnsqu au C(mti*e psyrhi(]ue oii la sensation se perçoit d'une façon analogue à Umtes les antn^s sensati<ms.
Oette propagation se fait <lans un espace de temps, temps physiologique, que Ion peut déterminer, bien qmî d'une façon approximative seulement, au moyen des chronoscopes.
85. La rétine présente ime excitabilité variai de dans ses différentes parties. Lii tache jaune est la parti(^ la plus sensible, ensuite vient la portion qui lui est voisine ; les parties latérales sont moins sen-
(I) Cfr. Ilelmholl/, op. cil, Wundt. Lehrhwh drr PhystvAogic.Z aufl. yvA^. r)7G cl s4î«|. — Vûlliicr, Lehrbuch fie ExperimenlfilphyHtk ; f.h'a Lvhro von Licth^ 3 aufl. I.cip. pp. 3U9-;:18.
56 PSYCHOLOGIE PHYSIOLOGIQI^
siblcs. En outre, il se trouve un point qui n'est point du tout sensibl aux excitations lumineuses ; il esl situé à rentrée du nerf optique e s'appelle point aveugle. On peut Tobserver en se mettant dans cer taînes conditions. Il apparaît alors comme un point noir projeté sui un objet. La forme de ce point aveugle a été parfaitement décrite par Helmholtz.
Ordinairement la rétine est excitée par le spectre coloré que l'oii appelle pour cela spectre visible. Mais l'extrême rouge, ligne A, el l'ultra-violet, lignes L-Ry sont invisibles ; ces couleurs peuvent être distinguées dans certaines conditions préparées par l'observateur. On a cherché des causes diverses pour expliquer ce fait, maiî Helmholtz rattribueà Tinsensibililé de la rétine pour ces rayons (l)-
Ce qui veut dire qu'il y a des limites d'excitabilité de la rétine, limites qui varient entre la minima et la maxima, comme pour l'ouïe. Des ondes plus longues, et des vibrations moins nombreuses quecellet du rouge visible, n'excitent pas suffisamment la rétine, pas plu' que des ondes plus courtes ou des vibrations plus nombreuses qu' celles du violet.
11 y a en outre des limites de visibilité. La visibilité, comme aussi 1 degré d'exactitude que peut présenter la vision, dépend de la grai deur des éléments de la vision qui sont indirectement excités par ^ lumière. On a fait à ce sujet des expériences variées, tant pour vision de l'objet le plus petit que pour (î(»lle de la plus petite dî tance. Pour citer un exemple, Hooke a trouvé que deux étoiles, à distance apparente de 30 secondes, paraissent comme une seul étoile, et, sur cent personnes, une à peine peut distinguer deu étoiles d'une distance apparente inférieure à 60 secondes. D'autre observateurs ont trouvé, mais non pour des étoiles, une limite d'exai titude dans la vision, un peu moindre. Le meilleur d'il, observé pa Weber, distingue des traits blancs distants de 73 secondes. Helmholb au moyen d'unç lumière très intense, a pu distinguer jusqu'à la dii tance de 64 secondes (2).
86. La sensation lumineuse, au point de vue de sa qualité, dépen de trois grandeurs variables, ton ou qualité des couleurs y sa turatio ou degré, intensité de la lumière. Ce sont trois quantités qu'on n peut considérer séparément que par abstraction, pour les besoins d l'analyse, mais qui en fait ne peuvent être sépan'»es, étant entre elli dans une dépendance réciproque.
Le ton ou la qualité des couleurs dépend de la longueur des onde< la saturation, du mélange de lumières de longueui*s d'ondes diffi rentes; enfin, l'intensité de Tamplitude des vibrations.
Des sept couleurs du spectre, quatre sont considérées oomra principales. On fait cette distinction en examinant un spectre d'un
(I), Optique physiologiqiie, page 314.
(2) Voir Helmholtz, op. cil„ pp. 291 e\ sea.
longueur peu considérable de façon qu on puisse voir en même temps toute son étendue. Les couleurs sont alors, pour la sensation, au nombre de quatre selon Helmholtz, le rouge, le vert, le bleu, le violet, parce que, dil-il, le contraste fait disparaître les couleurs intermédiaires ; et on devra séparer, dans un specître d'une plus grande longueur, une couleur d'une autre pour voir distinctement les intermédiaii'es et les gradations. C'est par une observation attentive faite sur le spectre que l'on trouve que les couleurs passent insensiblement de Tune à l'autre (1). Wundt (2) veut, au contraire, aux couleurs indiquées par Helmholtz substituer le rouge, le jaune, le vert, le bleu en excluant le >iolet à cause de son affinité avec le rouge. Mais si les couleurs doivent être distinguées par la sensation qu'elles produisent, il me semble que Helmholtz a raison, comme il résulte des expériences que chacun peut faire et que j'ai répétées moi-même. En réalité on trouve qu'entre le rouge et le vert, en l'égaillant attentivement le spectre, on voit le jaune, ce que Helmholtz lui-même a déjà observé; alors il y aurait cinq couleurs pHncipales, et non pas quatre, et la divergence ne porterait que sur ï^ violet. Le violet, pourtant, apparaît très net, et ne donne lieu à aucun doute.
87. Depuis Newton jusqu'à Helmholtz on a voulu comparer les ^'ouleurs simples du spectre à la gamme musi(;ale. Helmholtz, dans le spectre qu'il reproduit, pose comme échelle des couleurs les nombres ^latifs à l'échelle musicale. Si l'on considère le spectre au point de ^c du nombre des vibrations et de la longueur des ondes, il semble que la comparaison puisse se faire ; mais si l'on observe avec Wundt que les deux couleurs extrêmes du spectre, le rouge et le violet, ont de l'affinité, qu'elles forment par leur mélange le pourpre, et qu'il y 3 eutre elles gradation comme entre deux couleurs voisines du spectre, par exemple entre le rouge; et l'orangé, le bleu et l'indigo, alors cette comparaison du spectn* avec l'échelle diatonique ne se souiieot pas. Et, au lieu d'être i*eprésent(k3S par une ligne ascendante, les couleurs spectrales peuvent l'être plutôt par une ligne courbe, par un cercle dans lequel les différentes couleurs sont placées d'après la sensibilité de différence minima. C'est-à-dire qu'une couleur peut changer de ton par suite d'une augmentation relative de longueur des ondes ; cette augmentation est variable avec les couleurs. Et il est n('*cessaire de faire usage de la sensibilité de différence à peine perceptible, puisqu'il n'y a pas d'intervalles définis pour les couleurs. Ainsi, c'est le jaune qui offre les changements de tons les plus sensibles, c'est dans le vert qu'ils le sont le moins. Mandelstamm a trouvé ces relations numériques pour les tons des couleurs.
Rouge (C) Vert-bleu (b-F)
(1) Op. cit., p. 317.
(2) Phynologiiche Psychologie , p. 379.
Jaune (D)
Jaiine-verl (D-E)
Vert (E)
PSYCHOLOGIK PHYSIOLOGIQrE
Bleu
Indigo-bleu (G) (1)
Sl'k
Les nombres manquent pour le violât « ))ar suite du pou do sûreté qu'oflhntic^^ déterminations.
La ligne des couleurs selon VVundt serait ainsi disposée: Le jaune oreupe Tare le plus grand ; du côté opposé est le bleu ; (tVst 1(^ violet et le rouge qui occupent Tare le plus petit, puis vient le vert, ce qui représente graphiquement la sensibilité aux difTérenees de tons des couleurs spectrales (2).
«4rfr
ïatjaani
Bleu vert
JmaiA
Oran^i
BtM
Bleu indicé
88. Une série de sensations se produit dans le mélange des coiileurs. Ce mélange arrive quand une même portion de la rétine est excitée simultanément par deu\ ou plusieurs espèces d'oscillations de durées différentes; on a alors une couleur résultante. Ces couleurs résultantes, comme le fait observer Helmholtz, diffèrent en général des couleurs simples du spectre, et présentent cette particalarité qu'on n y distingue aucunement les couleurs simples qui les composent. On peut dès lors, par la combinaison des couleurs spectrales, produire des sensations de couleurs composées, sans que Toeil le plus exercé puisse reconnaître les couleurs composantes (3).
On peut avoir, par le mélange des couleurs, une autre série de sensations produites par leur action simultanée sur la rétine, c'est-àdire les sensations de pourpre et de blanc. Le rouge pourpre dérive du mélange du rouge et du violet. Le blanc dérive du mélange de deux ou plusieurs couleurs simples. On appelle complémentaires
(1) Wundt, op. cit.. p. 378. tiote.
(2) Loc, cit.
(3} Helmholtz, op, cit., pp. 359 et seq.
les couleurs qui, mélangées dans un certain rapport, donnent le blanc. Parmi les couleurs du spectre, sont complémentaires: Le rouge et le bleu-verdàtre.
L'orangé et le bleu (de Prusse).
Le jaune et le bleu indigo.
Le jaune-vert et le violet.
Le vert n'a pas de couleur complémentaire simple, mais il en a une composée, le pourpre.
IMaintenant le mélange d'une couleur simple avec une quantité plus ou moins grande de lumière blanche produit une sensation particulière qui, attribuée à la couleur comme une de ses propriétés, »>nstitue la saturation. Les couleurs spectrales elles-mêmes ont en méJaoge des pouvoirs colorants divers ; on peut dire qu'elles ont des legrés divers de saturation. Le violet est le plus saturé, les autres peuvent être ensuite rangées dans Tordre suivant :
Violet Bleu indigo
Bleu (Prusse) Vert Jaune (1)
On peut dresser une table de saturation des couleurs selon les proportions où elles sont mélangées avec le blanc. On construit [•rdînairement, à cet effet, une figure triangulaire, dans laquelle les îurs sont disposées de telle sorte qu'elles occupent par rapport lUanc des positions dont la distance soit proportionnelle à leurs es de saturation. Le blanc représenterait le centre de gravité lequel viennent coïncider les lignes droites qui coupent le ^le, et qui indiquent les couleurs complémentaires.
Roîîge Orangé
là même figure montre que les couleurs fondamentales sont au ^re de trois, le rouge, le vert et le violet, placés aux sommets b angles.
)f^Op. ^/.,p. 967.
89. Les couleurs fondamentales sont celles de la compositioi desquelles résultent toutes les autres. NcAvlon avait consîdér comme telles, le rouge, le vert et le bleu ; Young avait substitué V violet au bleu. Helmholt/ a suivi d'abord Young, puis Maxwell qu avait rétabli le bleu, il s'est enfin décidé pour le violet (1).
Young d'abord, puis Helmholtz qui a donné une explication pliu développée des phénomènes sensitifs des trois couleurs fondamentales, ont admis :
1** Qu'il existe dans l'œil trois espèces de fibres nerveuses dont l'excitation donne respectivement les sensations du rouge, du vert el du violet.
2° Que la lumière objective homogène excite les trois espèces de fibres avec une intensité qui varie avec la longueur des ondes. Celle qui a les ondes les plus longues ex(;ite plus fortement les fibres sensibles au rouge ; celle dont les ondes sont d'une longueur moyenne, les fibres du vert; et enfin celle dont les ondes sont plus petites, les fibres du violet. Pourtant il faut reconnaître, ajoutent-ils, que chaque couleur excite toutes les espèces de fibres, bien qu'avec une intensité diflérente. Et en construisant une figure schématique des couleui**, au point de vue des fibres, Helmholtz arrive aux applications suivantes :
Le rouge simple excite fortement les fibres sensibles au rouge et faiblement les deux autres espèces de libres ; sensation : rouge.
Le jaune simple excite modérément les fibres sensibles au rouge et au vert, faiblement celles du violet ; sensation : jaune.
Le vert simple excite fortement les fibres du vert, mais très faiblement les autres; sensation: vert, etc., etc. L'excitation à peu près égale de toutes les fibres donne la sensiUion du blanc ou des couleurs blanchâtres (2).
Cette théorie de Young, soutenue par Helmholtz, et qui est connue sous le nom de doctrine de Vénergie spécifique, ne me paraît paî pouvoir se soutenir.
Beaucoup la combattent, mais principalement Wundt, qui déjà, ei thèse générale, avait combattu toute doctrine se rapportant ik l'énei gie spé(;ifiqne des éléments nerveux (3).
L'intensité de la lumière a une grande influence sur la saturatio des couleurs et, dans le langage commun, on y reconnaît des degn divers d'une même couleur, désignés sous les noms de pâle, clai foncé, comme : bleu clair, bleu foncé, etc. Une lumière blanche fa que les couleurs deviennent blanchâtres ; une lumière qui s'éloigi du blanc les fait apparaître plus fortes.
Par suite de l'intensité de la lumière on a les trois degrés lun
(1) Populàre wùsenschaft, Vortrage, 2 Aufl. Draunsehweig, 1871, p. 41.
(2) Op. cit., pp. 382-3 et seq.
(3) Voyez Phystologische Psychologie, pp. 101-6 et pp. 232, 351-4.
., ncux : noir, gris, blanc. L'absence de lumière prend le nom d'obs- [ curité ; mais un corps visible qui ne reflète pas la lumière est dit noir, tandis que quand il difluse toute la lumière il est dit blanc. Un corps est dit gris, qui reflète en égale proportion tous les rayons lumineux; et il est coloré s'il reflète en plus grande quantité la lumière d'une couleur que celle d'une autre. En ce sens, le blanc, le gris et le noir sont des couleurs. D'après tout cela, il n'y a plus aucun doute sur la nature des sensations de couleurs. C'est-à-dire qu'un corps n'est pas coloré par soi ; mais il apparaît tel par la vision. Les corps absorbent par une propriété élective certains rayons ; ils en reflètent d'autres ; ou encore ils en reflètent plus fortement quelques-uns, d'autres moins, et cette absorption et cette réflexion deviennent plus considérables dans les corps qui sont plus (lenses ; de là dans ces corps une saturation plus grande que dans ceux qui sont moins denses. Ainsi, selon les observations d'Helmholtz, nne lame de verre blanc reflète ~ de la lumière qui la frappe normalement; deux lames en reflètent ^, et un grand nombre de lames reflètent presque toute la lumière.
La vision des couleurs dans les (!orps se fait conséquemment par ces ondes lumineuses réfléchies qui arrivent à la rétine (1).
« Si maintenant on tient compte de l'intensité lumineuse, on trouve <|ue la qualité de toute sensation lumineuse dépend de trois grandeurs variables, Yintensité himineusey le ton et le degré de sattif^tion. »
Cependant c pour déterminer complètement la nature objective <l'une lumière mêlée, il faut indiquer quelle quantité de lumière de chaque longueur d onde elle contient ; or, comme il existe un nombre infini de longueurs d'ondes difierentes, on doit considérer la qualité physique d'une lumière mêlée comme fonction d'un nombre io6ni d'inconnues. Au contraire, la sensation quune lumière mêlée quelconqtie produit sur Vœil peut toujours être considérée comme une fonction de trois quantités variables, qui peuvent être toujours exprimées numériquement ; ce sont : 1^ la quantité de lumière colorée saturée ; 2^ la quantité de lumière blanche qu'il faut ajouter pour produire la même sensation colorée ; 3^ la longueur des ondes de la lumière colorée (2). >
90. En prenant toutes ces choses en considération, on peut établir un système des couleurs, (*omme l'avait déjà fait Newton. £n réunissant ensemble les diverses saturations, les intensités, les qualités des couleurs, on peut représenter le système par deux cônes, ou par deux pyramides, ou par une sphère, comme l'ont déjà fait beaucoup de physiciens. Wundt préfère la représentation au moyen
(1) Cfr. Helmhollz, op. cit., pp. 3()M,369. Tyndall, la Lumière, pp. 55, 255 et seq.
(2) Helmholtz, op.cit,, p. 371.
de la sphère, comme étant wic figure plus simple. Sur le plan de ] réqualeur de cette sphère sont les couleurs de plus grande saturation, et les gradations qui dérivent de leurs mélanges ; à un pôle, le blanc le plus clair, à Tautre le noir le plus foncé qui ne peuvent changer pour croître ou diminuer d'intensité lumineuse. Des lignes . divisent la sphère, indiquant les gradations du blanc absolu au noir(l).
91 . On croit communément que nous voyons tous les couleurs de la môme manière ; mais il est aujourd'hui suffisamment établi qu'il y a des yeux qui ne distinguent pas les couleurs comme un œil normal. Ce défaut a pris le nom général de dyschromaiopsie ou encore celui d'achromatopsie. Seebeck a montré qu'il y en a deux espèces, le défaut de ceux qui confondent des couleurs différentes et dont les sensations en présence de couleurs différentes ne diffèi*ent que sous le rapport de l'intensité ; et celui des autres qui reconnaissent les erreurs, ou la plus grande partie des erreurs de ceux de la première classe.
Sous le nom de daltonisme, de Dalton, célèbre chimiste anglais qui fut le premier à obser\'er sur lui-même ce défaut dont il était affligé, on comprend ordinairement le défaut de vision du rouge; Gœthel'a appelé anerythropsie (Anerythropsia). Ceux qui l'ont rentrent dans la seconde classe de Seebeclî.
Ceux chez qui ce défaut a pris un développement complet voienl dans le spectre deux couleurs, le bleu et le jaune y comme ils te disent eux-mêmes. Dans le jaune ils font rentrer le rouge^ Vorangii le jaune et le vert. Ils appellent gris le bleu-verdâtrey et bleu toutes les autres couleurs. Ils ne voient pas le rouge extrême, quand il est faible, ils le voient quand il est intense. Parmi les couleurs des corps? ils confondent le rouge (cinabre et oi^aiigé rougeâtrc) avec le brunei le vert, dans des cas oit un œil normal voit, en général, le rouge avec une plus grande intensité que le brun et le i^ert. Ils ne distinguent pas la jaune d'or du jaune, ni le rose du bleu. Pourtant, toutes les couleurs résultantes, qui paraissent semblables a un œil normal, leur semblent aussi les mêmes, malgré l'anei^ythropsie (2).
Naturellement, ce fait, on le compnmd, naît d'un défaut de la rétine ; et comme il y a à ce sujet des théories que nous avons rapportées, c'est-à-dire celle de Young et de Helmholtz, et celle qni lui est opposée, chacune croit expliquer d une façon dilîérente ce phénomène très important et qui a de nombreuses conséquences pratiques.
Selon la théorie de Young qui admet dans la rétine trois éléments dominants, correspondant aux couleurs fondamentales, Tœil ayant ce défaut manquerait de quei<|u'un de ces éléments, ou mieux l'im
(1) \Yunilt, op,vit.,p\^, 391-5.
(2) Cfr. Helmholtz, op. cit., pp. 388 et seq.
d>u\ sentit insensible à certaines excitations du spectre, et, dans le cas le plus commun de Tanerytliropsie, ce seraient les fibres du rouge. La théorie opposée, qui repousse l'énergie spécifique des éléments nerveux, imagine dans la rétine une sorte d'insensibilité aux excitations d*une couleur spectrale donnée.
92. La sensation lumineuse a encore une propriété, Tintensité. Il but la considérer : 1® dans les conditions où elle varie sans que la couleur soit modifiée (et d'ordinaire on fait cette étude sur la lumière blanche parce que les résultats sont les mêmes que pour la lumière monochrome) ; 2^ dans les couleurs variées.
Quand on traite de la lumière objective, son intensité doit être ^e à la force vive du mouvement de Téther ; et pour la lumière monochrome, polarisée en ligne droite, cette force est proportion- Belle au carré de la plus grande vitesse des pai*ticules de Téther. I^ans un mélange de lumières dérivant de différentes sources, et ayant des polarisations diverses, Tintensité totale est égale à la somme des intensités partielles (1).
H semble que la meilleure métliode pour étudier les sensations Imniucuses soit celle de la plus petite diflërence de lumière percep- ^le. Dans ce cas il résulte des expériences pour la lumière blanche Que la plus petite différence de lumière que l'œil puisse percevoir est de 4 à ,-!-,. Bougier a trouvé ^^, Fechner ,-f^, Arago j^,, par le moyen <Ie mouvements qui aident à faire distinguer les différences les plus petites. Masson a trouvé, au moyen de cercles tournants, que des yeax foibles peuvent voir une différence de ■^, mais que des ytîu x excellents distinguent jusqu'à ^. Helmholtz a pu voir des différences \ * 4, de ,^, et même de if,.
Pour la plus petite différence perceptible des couleurs spectrales, Umansky a trouvé :
pour le rouge l'orangé le jaune le vert
"iO 7H 'ÀHO 28e
le bleu le violet (2)
2ia ii'j
Fechner a formulé les lois de l'intensité de la sensation lumineuse, et, dans le chapitre iv, nous avons déjà parlé de ses lois psychophysiques. La loi fondamentale pour la sensation lumineuse est exprimée ainsi mathématiquement :
S est la sensation, H Tintensité quand elle ne sort pas de certaines limites très étendues, A est une constante.
La formule intégrée devient :
S = A log.H + G
(1) Helinbollz, op. cU.t p. 411.
(t) Gfr. Wundt, op. ciLt p. 3ÏKÏ.
C est une autre constante.
d S représente des différences égales de la sensation H ; si par lïntensité h on représente le degré d'intensité correspondant à la sensation S, on aura :
S — s = log. j,
formule qui mesure et détermine la sensation différentielle par le degré d'intensité.
Fechner a montré que cette manière de mesurer les intensités a exercé une influence déterminée sur la classification des étoiles par grandeur. Les étoiles ont été classées d'après Timpression qu'elles produisent sur l'œil, et non par des mesures photométriques ; celles-ci n'ont été faites qu'ensuite. Pourtant F'echner a comparé ses lois aux déterminations photométriques de Herschell et de Steinheil» et il a trouvé que pour, les mesures d'Herschcll, la grandeur G, qui déteimine la classe d'une étoile, est exprimée par la formule :
= 1 — 2, 8540 log. H, et pour les mesures de Steinhel,
G -^'2, 311 i — 2, 108 log. H, formules qui sont d'accord avec les précédentes. La loi de Fechner concorde d'une façon satisfaisante avec l'observation.
La loi que nous venons de citer n'est valable que pour des intensités dont la valeur n'est ni trop petite ni trop grande ; Fechner explique ce fait par les troubles qui peuvent dériver des circonstances différentes; c'est-à-dire, l'épuisement de l'œil pour une lumière trop intense, et l'influence de la lumière subjective de l'œil pour une intensité très faible. Pour cette raison, les formules peuvent subir une modification ; cependant, et Helinholtz lui-même la prouvé, il reste établi que, dans la plupart des cas, la sensation lumineuse est proportionnelle à l'intensité de la lumière excitatrice (l).
93. La sensation lumineuse dure plus longtemps que la présence de l'objet qui l'excite, ou que l'excitation de la lumière objective. C'est un fait que chacun peut vérifier de soi-même : un point lumineux qui est mû circulairement avec une très grande rapidité n'apparaît que comme un cercle. Helmholtz en a fait une loi qu'il énonce ainsi : Les impressions lumineuses répétées avec une très grande rapidité produisent le même effet sur lœil qu*une illumination continue.
On a institué pour ce fait une série d'expériences avec des disqu(^ rotateurs. Si sur un disque noir il se trouve un point blanc brillant, et que le disque tourne avec une certaine vitesse, au lieu du point blanc, on voit un cercle gris. Ce qui s'explique ainsi : l'œil fixant une partie quelconque du cercle qui semble immobile, les points de la
(1) V. Helmholtz, op, c*7.,S 21, et \Yun(ll, op. vit,, pp. 121-125.
îêiine sur laquelle se dépeint le cercle, sont excités par la répétition rapide de Fimage du point blanc qui parcourt le cercle. Cette impression, qui semble continue, ne pouvant être aussi forte que si elle provenait d'une lumière blanche, Tanneau qui se forme est gris et non blanc, parce qu*il se mêle au noir qui frappe la rétine en même temps. Si, au lieu d'un point, on en a deux situés à la même distance, tons les deux formeront un cercle et se confondront; il en est ainsi s'il y a trois ou plusieurs points situés à la même distance du centre de rotation. Si donc on suppose des cercles tracés sur un tel disque, de façon que leurs centres soient sur Taxe de rotation, tous les points dé chacun de ces cercles, pris isolément, donneront dans la rotation Fimage d'un cercle éclairé uniformément, (^t toutes les images de chacun d'eux se réuniront en une image commune sur la rétine. On peut donc donner la loi suivante pour ce phénomène : Chaque cercle du disque dont le centre est sur l'axe de cotation, apparaît comme si toute la lumière qu'émet chacun de ^s points se distribuait uniformément sur la circonférence entière de ce cercle. Cette loi est applicable aux cas de lumière monochromatique, et de lumière composée.
La loi applicable à l'action de la rétine peut s'énoncer ainsi : 9^nd un point de la rétine est impressionné par une lumière 9^% subit des variations périodiques et régulières, et que la durée ^ In période est suffisamment courte, il se produit une impres- ^on continue, semblable à celle qui se produirait si la lumière ^ise dans chaque période était distribuée d'une manière égale pendant toute la durée de la période. Plateau, Fick, Dove, Belmholtz ont, par des expériences variées, confirmé cette loi énoncée par le dernier de ces expérimentateurs (1).
D'autres expériences ont été faites pour mesurer la durée de
l'impression sur la rétine ; et pour cela on emploie des disques
colorés que l'on peut mouvoir avec une vitesse variable et mesurable.
les couleurs diverses semblent présenter des différences dans la
durée de leur persistance. Plateau fit tourner, à la lumière ordinaire
(lu jour, un disque qui avait douze secteurs blancs ou colorés, et
douze secteurs noirs de la même étendue. La durée du passage d'un
secteur noir était, par suite, la 24*^ partie de la durée de la rotation
du disque. La durée du passage, pour que le disque produisit un
ettct uniforme, était suivant Plateau :
pour le blanc 0. 191 de seconde
— jaune 0.199
— rouge 0.232
— bleu 0.295
et suivant Emsmann :
(1) Helmboltz, op. cit,, pp. 115-53.
Sergi. 5
66 PSYCHOLOGIE PmSIOLOGIQUE
pour le blanc 0.25 de seconde
— jaune 0.27
— rouge 0,24
— bleu de 0.22 à 0.29
Ces nombres semblent relativement grands à Helmholtz.
Selon ses expériences, pour un disque couvert de secteurs n( blancs d^ëgale largeur, à la lumière d'ime lampe très forte, h sage d'un secteur noir ne doit pas durer plus de -^ de secon ne doit pas dépasser -^ pour une lumière très faible, comme de la pleine lime. Avec des disques qui ont des secteurs de f< diverses, et en mesurant une période entière de variation, pe le passage d*un secteur blanc et d'un noir, Helmholtz a trouvé seconde pour une forte lampe et -^^ pour une lumière i Lissajous a trouvé -^ de seconde en observant le parcours d'un très lumineux qui suivait les oscillations d'un diapason (1). D cela, il est clair que la mesure de la durée de Timpression lumi dépend de beaucoup de conditions, intensité de la lumière, d'expérimentation, diversité de lumière, c'est-à-dire lumière bl ou chromatique, et, de plus, de certaines dispositions individ qui ne semblent pas avoir encore été introduites dans le calci
En terminant le paragraphe relatif à la mesure de la dur l'impression, Helmholtz fait cette observation très importante résulte des faits que nous venons d'exposer, (jue la lumièr excitant la rétine, produit dans l'appareil nerveux visuel nm mière action qui se transforme en sensation dans les instani suivent. La grandeur de la modification primitive, produit(^ pa impression lumineuse momentanée, ne dépend que de la (|uant lumière qui est venue sur la partie de la rétine (»xcitée ; el donc la môme pour une lumière très intense qui agit pend: temps très court, que pour une lumière faible qui agit plus temps, à cette seule condition, que la durée de l'action ne du pas -^ de seconde. L'action primitive instantanée d'une lumièr forte ne produit donc pas une impression relativement plus que celle d'une lumière modérée, contrairement à ce qui dans la sensation durable de lumières d'intensités dilférentes.
f n n'y a pas là de contradiction, comme on pourrait le c parce que nous n'avons pas constaté le défaut de proportior qu'il y a entre l'intensité objective de la lumière et la sensa son état parfait. Nous ne nous occupons ici que de l'action tive instantanée qui passera plus tard à l'état de sensation ; o n'empêche d'admettre que la valeur de l'impression pri instantanée suive une autre loi que celle de la sensation qui e action secondaire (2). »
Cl) Hehiihollz, op. cit., pp. 153 ci se(|.
(2) Op. cit., pp. 157-8*
De ce que l'impression dure plus longtemps que la présence de Tobjct, il résulte un phénomène, très important à noter, du reste très commun, c'est celui des images accidentelles. C'est ce phéf: nomène par lequel, après avoir reçu sur la rétine une impression d'une durée et d'une intensité plus ou moins grandes, si on tourne les jeux, en les y fixant, vers un fond noir ou gris, ou blanc, on voit rimage du même objet, ou bi(;u encore, en fermant les yeux et en les recouvrant, sans presser, de manière à avoir une obscurité complète, on fait reparaître la dite image. Je ne développerai ici ni lescÊfférents moyens d'expérimentation, ni la variété des images qui résultent des expériences variées ; si on veut étudier ce fait en détaQ, on peut recourir principalement à Helmholtz. Je dirai seulement que ces images sont positives et négatives, et qu'il faut distinguer les images de lumière blanche de celles de lumières chromatiques ou colorées.
Helmholtz donne des images accidentelles (iVacA6t7de) les définitions
suivantes. Les images positives auxquelles on peut appliquer plus
spécialement le nom d'images persistantes, sont celles oit les parties
ckireset les parties obscures de V objet apparaissent respectivement
claires et obscures; les images négatives, celles où les parties claires
^ennent obscures et les obscures, claires. Wundt objecte que, dans
l'image accidentelle d'une surface blanche ou colorée, la clarté du
contour est déterminée seulement par le contraste. H propose donc
une autre définition. En général, les images positives peuvent s ob-
l^ir, quand l'excitation lumineuse qui part d'un objet a une durée
très courte, un tiers de seconde pour Helmholtz ; les images négatives,
3u contraire, quand l'excitation dure beaucoup plus. Lorsque l'objet
est coloré, la différence des deux images ne consiste pas seulement
dans la place respective des parties claires et obscures, mais encore
en cela, que les images peuvent être de couleurs au identiques ou
complémentaires, qu'elles soient positives ou négatives.
Wundt en donne le tableau suivant :