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Organe de Vodorat. c L'organe de l'olfacUon se compose

des deux fosses nasales et d'un système de cavités secondaires qui

communiquent avec ces dernières. » L'organe entier , à l'exception

des deux parties supérieures des deux fosses nasales, ne prend pas

une part directe à l'olfaction ; il prépare plutôt cette sensation, et

constitue simplement un organe de tact (Frey).

La cavité du nez est formée de trois conduits tapissés d'une membrane muqueuse et nommés cornets. Le conduit inférieur et le conduit supérieur, pour une partie, prennent le nom de région respiratoirey parce qu'ils aident à la respiration. Le conduit supérieur et une partie du conduit moyen s'appellent, selon Todd et Bowmann, région olfactive^ parce qu'ils sont aptes à recevoir les excitations I olfactives. Cette partie de la muqueuse a pour caractère une coloration brune ou jaunâtre, qui est plus accentuée chez les adultes ; mais elle est peu développée chez l'honune (Frey).

La muqueuse olfdctive est recouverte de cellules épithéliales cylindriques ; Schultze les a nommées cellules olfactives. Elles présentent des allongements en forme de bâtonnets, et des prolongements filiformes semblables à des fibres nerveuses ; et il est probable que ces derniers se réimissent au nerf olfactif. Ce nerf sort des lobes oUactifs, qui sont des gonflements situés dans les hémisphères cérébraux et suffisamment distincts des autres renflements (fig. 23).

108. L'excitation de la muqueuse nasale, dans les parties qui constituent la région olfactive, se fait par des substances aériformes. € Les substances odorantes ont en général une grande affinité pour , Toxygène ; par exemple l'hydrogène sulfuré, une des odeurs les plus fortes, est rapidement décomposé à l'air par l'acUon de l'oxygène ; les carbures d'hydrogène, corps odorants, sont tous oxydables, comme les alcools, les éthers, les huiles essentielles, qui constituent la substance active des parfums aromatiques. Les gaz non odorants ne sont pas attaqués par l'oxygène à la température ordinaire; par exemple, le gaz des marais (protocarbure d'hydrogène) qui n'a aucune odeur. Or ce qui prouve qu'il n'a pas la propriété de s'oxyder à l'air, ' c'est que le professeur Graham a pris au fond d'une mine du gaz «pii y était enfermé depuis les temps géologiques, et il l'a trouvé

(1) Bemstein, Le» Sens, p. 256.

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mêlé à de l'oxygène pur ; ce mélange n'aurait pu durer aussi temps si les deux gaz avaient ru la moindre afiinitc. L'hydrogèi aucune odeur dans les circonstances oïdinaires ; aussi il ne p( combiner avec l'oxygène à une température supportable à l'iio bien qu'à une température très élevée, il se combine avec lut former de l'eau.

■ De plus, à moins qu'un courant d'aîr contenant de Toxygè

passe dans les fossés nasales avec les exhalaisons odorantes, i a pas de sensation d'odeur. Si l'exhalaison est apportée par un rani d'acide carbonique, retfet s'arrête.

• Certaines combinaisons hydrogénées se décomposent en pi sant une odeur >

» Ces faits prouvent que, dans l'opération olfactive , il y a action chimique consistant dans la combinaison de l'oxygèi l'air avec la substance odorante. Si l'ozone est odomnt, cela non pas de ce qu'il est oxydable, puisqu'il est une forme de l'oxy mais peut-être de ce que, étant plus actif que l'oxygène, il À pose la muqueuse nasale, et stimule ainsi le nerf olfactif (1). >

Ce fait, si bien expliqué par Bain, est encoi'e prouvé par les riences de Weber. 11 a montiv, en effet, qu'aucune substance lii

(1) Dain, op. cil.-, pp. 121.5.

bien que saturée d'odeur, comme le serait une eau de Cologne trës piquante, ne peut exciter la muqueuse nasale. En fait, il a rempli complètement son nez de cette eau et il n'a éprouvé aucune odeur. C'est que le liquide empêche le courant d'oxygène de Tair, et, par suite, la combinaison de Toxygène avec la substance odorante.

109. La sensibilité olfactive est bien plus différentielle que celle des autres sens ; cela veut dire qu'il faut une particule bien plus petite que dans les autres sensations pour exciter la sensation olfactive njinima. Valentin a fait des expériences importantes à ce sujet. Il a trouvé que l'hydrogène phosphore peut exciter la muqueuse ù la quantité de ^ de gramme ; l'hydrogène sulfuré à celle de ^^ ; le brome, à ^^"« de ^^ ; rhuile de résine, à celle de ,-^^.

Une simple trace d'huile essentielle de rose vaponsée suflit pour nous procurer une odeur agréable, et une quantité infiniment petite de musc donne aux habits une odeur qui persiste longtemps. Valentin a calculé que nous pouvons percevoir l'odeur de ^535533 de milligramme de musc. Mais cette sensibilité si grande est dépassée de ^ueoup chez quelques animaux, comme le chien par exemple.

110. Il n'est pas facile de faire une classification des odeurs, tant ^lles sont nombreuses et variées. Beaucoup ont tenté d'en donner iine. Bemstein veut les ranger en deux catégories : odeurs agréables ^u parfums, et odeurs désagréables, ou mauvaises odeurs. D'autres, 'ommc Bain, préfèrent la division de Linnée rapportée par Longet ^s sa physiologie. Selon cette division, les odeurs se ramènent à ^pt classes principales: 1^ les odeurs aromatiques, comme celle du îiurier; 2** les odeurs fragrantes, comme celle du jasmin; ;i**les odeurs ambrosiaques, exemple le musc; 4** les odeurs alliacées^ Rivables pour les uns, désagréables pour les autres ; ce seraient elles de l'assa-fœtida et celle de la gomme résineuse ; 5^* les odeurs étides, par exemple celle du bouc, de la valériane ; 6"* les odeurs ireuses, et 7** les odeurs nauséeuses.

Il résulte de l'obsiTvation que, outre les sept espiNces d^odeurs idiquées, il y en a d'autres que souvent Ton ne peut désigner par a nom correspondant à la sensation qu'on éprouve : cela vient de la *ande variété de sensations, et aussi de la relativité du plaisii* ou de

répugnance que produisent les odeui*s.

Il n'est pas douteux que les sensations d'odorat et de goilt ne soient îrceptives. Cependant cette perceptivilé ne serait pas très claire )ur le sens du goût si le sens du tact n'était pas aussi développé dans langue. La perceplivité de l'odorat est plus vague, et pourrait induire I erreur s'il n*y avait pas d'autres sens agissant sinmltanément et iccessivement. Ces deux sortes de sensations sont cependant l'une

Tautre très importantes pour la vie organique, et on pourrait éme dire qu'elles sont propres à cette vie organique si, dans le 'ocessus évolutif, elles n*avaient pas déjà été rapprochées des senitions de la vie de relation, avec lesquelles elles ont en commun

Torigine et le développement, par les sentiments d'ordre intellect qu'elles suscitent. Et même , comme on le dira d'une façon p détaillée, ces deux sens, et surtout l'olfaction, provoquent des sei ments esthétiques assez définis.

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