‹ La psychologie physiologiqueChapitre 3 sur 130 · II AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

II AVERTISSEMENT

bien qu*elic ait quelque analogie avec elle; elle est une manière nouvelle d'expliquer le phénomène sensitif fondamental duquel dérivent par évolution tous les autres.

S** l'n fait très important est celui de la localisation et de l'objectivation des s(însations. Jusqu'ici on avait accepté, en psycholojîie, la théorie des signes locaux de Lotze, principalement Helmholtz, W'undt et d'autres. Je l'avais accepté<î aussi ; mais, en ctu<liant le phénomène de plus près, j'ai cru voir qu'il dépend daulres conditions. Aussi, j'ai émis une nouvelle hypolhèse qui explique la h)calisalion ù la périphérie des sensations la(;tilcs, cl la proj(»ction (h^s sensations visuelhïs et auditives. Je l'ai appelée hypolhèse de Vomie nerveuse réfléchie et de Vomie perceptive de la sensation, et j'ai trouvé que la localisation cérébrale s'accordait ave(M»lle,en faisant dériver toutes les deux de l'expérience.

i" Le processus (Vidéttlion, dont les premi<M's linéaments ont été publiés il y a (pn^hpies années, chen^he à étabh'r ccmnnenl on peut l)asser nalurelUMuenl de hi sensation à l'idée par un proc(\ssus analytique portant sur la sensation.

5** L'analyse de la vision ma fourni une; modification importante à la théorie de la perception d'espace. Tandis (|ue l'école anj^laise «onlemporaine admet que la coexistence! (h*rive par inv(»rsion de la succession, et que d'autres philosophes, au contraire, pn';l(»ndent qu'eHe ne vient aucunement d(î la successi<m, j'estime qu'il y a (hms h\ coexistcnc(» un élém<Mil qui ne peut pas ne pas être successif, — cri élément correspond à la visi<m directe» — et (|u"il y a dans la visi<)n indirecte un autre élément cpii (»st simultané. La succession cl la sinmltanéité (!on<*ourent donc ensemble à former la coe\isten<*e dans l'espace.

(kutcî modili<îation a sa (U)ntre-parti(» dans la conscience. On a établi, en elfet, qu'il y a une conscience claire et une (îonscience faible ou obscure. Et là aussi, on trouve la simultanéité dans la su<:cession c^t vice versa.

G" L'analys<î de la conscience, bien qu'elle ne soit pas suffisammeni dével(»ppée, tend à établir un organisme psychique? s'aj)puyant sur l'organisme physique et à trouver l'unité dans la midtiplicité.

J'aurais voulu parler longuement des phénomènes de mouvement et particulièrement des mouvements volontaires. Mais des raisons d'économie, surtout la crainte de donner trop d'étendue à mou

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livre m'ont contraint à être bref. Sur ce point j'ai tenu à avoir une méthode et une forme simples et indépendantes, pour mieux faire comprendre révolution du phénomène volontaire dans tout son processus compliqué. Je me réserve d*en parler plus amplement dans un travail spécial sur la volition.Lc lecteur pourra trouver des détails complets très exacts et d'une grande rigueur scientifique dans le livre du professeur Bain, fes^mohons et la Volonté, livre qui, selon moi, n'a pas encore été surpassé.

Dans les recherches les plus difficiles, je me suis aidé des travaux d'hommes éminents et les plus compétents en chaque matière 9 j'aurais désiré faire plus, mais j'ai profité de tous les moyens que j'avais à ma disposition : je dois toutefois remercier quelques amis qui m'ont offert leur aide.

Enfin, j'ai voulu éviter toute polémique, afin que mon livre ne fût pas le mal venu, même de ceux qui sont d'un avis différent au sujet des principes sur lesquels s'appuie l'explication des phénomènes.

L'Auteur.

Messine, juillet 1879.

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