‹ La psychologie physiologiqueChapitre 7 sur 130 · ÉLÉMENTS PHYSIOLOGIQUES · texte numérisé non relu

ÉLÉMENTS PHYSIOLOGIQUES

Bell Tavait dit) que Texcitabilité des nerfs moteurs va du centre à la périphérie, tandis que celle des nerfs sensitifs part de la périphérie pour arriver au centre. Et de fait, le phénomène du mouvement s'accomplit à rexlérieur dans le muscle, celui de la sensation aux centres, et ces rôles ne peuvent éti'c intervertis.

Qu'il cesse d'être continu avec le centre, et le nerf sensitif ne donne plus lieu à aucun phénomène, quand il est excité. Au contraire, le moteur coupé du centre, et excité vers la périphérie, prodnitun mouvement.

17. Les physiologistes ont aussi recherché les fonctions que remplissent les deux substances: blanche et grise. Selon Cl. Bernard, h substance grise transmet la sensibilité et l'influence motrice, bien qu'elle soit privée de la propriété motrice et sensitive. Lussana s'exprime ainsi : c La substance qui est le centre de la sensation n'est pas la substance grise (cellules), mais la blanche (fibres). La substance motrice n'est pas la substance grise, mais la blanche. La substance qui transforme la sensation en mouvements directement ou indirectement n'est que la substance grise (cellules) communiquant directement avec les fibres dans le premier cîas, et, dans le second, ne communiquant pas mais se tenant seulement en contact (on étant contigue) avec elle (1). »

18. n y a aussi le système nerveux dît sympathique oxi gnnglmnaire, parce qu'il est formé de divers ganglions qui (»n sont comme les centres divers. Ce système, quant à ses propriétés générales, est identique au système cérébro-spinal.

19. 11 est certain que les fibres des nerfs périphériques condmsent jusqu'aux centres les impressions et les excitations, comme font les fibres motrices à la périphérie ; que les phénomènes de la sensibilité s'accomplissent dans les centres, et que le cerveau reste le centre conscient, bien que certains physiologistes veuillent encore admettre la présence de la conscience dans la moelle épinière. Il est certain, d'autre part, que, dans les cas ordinaires, les nerfs et les muscles n'entrent pas en activité spontanément, mais à la suite d'une eidtation : je veux dire que les muscles ne manifestent pas d'euxmêmes leur propriété contractile sans l'excitation des nerfs moteurs, et que ceux-ci n'entrent pas en action sans l'excitation du nerf senûtif, lequel à son tour manifeste sa propriété quand il est stimulé. Les stimulus ou excitations peuvent être de telle nature qu'on voudra ; mais, en règle générale, dans l'être vivant, ils sont de même nature physiologique, comme est l'action du nerf motcîur sur le muscle et du nerf sensitif sur le nerf moteur. Les excitations du nerf sensitif peuvent être physiologiques ou physico-chimiques ou purement mécaniques.

20. Il résulte de ce qui précède que la substance nerveuse est

(1) Sui eentri ineefatieiy Padova.

une force^ laquelle peut ôtrcmîse en aelivilépar d'îiulres forces, soit extérieures, soit intérieures à l'organisme vivant. Cette force a les propriétés générales de toutes les forces naturelles, elle se communique au dehors, elle se transforme; de là, dans le processus de ractî>ité neneuse, il doit y avoir un aliment à cette force qui se transforme et, par suite, s'épuise sous la forme primitive. Cet aliment existe dans l'organisme, et c'est le sang. Il apporte dans son cours continu tous les aliments nutritifs nécessaires à la vie des nerfs aussi bien qu'aux autres tissus organiques ; il arrose par les vaisseaux innombrables qui remplissent la masse nerveuse, la substance nerveuse, cellules et fibres, et supplée à la force épuisée dans la transformation par la production des phénomènes de diverse nature accomplis par le système nerveux. Dans le mécanisme des émotions comme dans tout phénomène psycrhique, ce fait a une grande importance.

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