‹ La Psychose d'InfluenceChapitre 17 sur 39 · D" JE · texte numérisé non relu

D" JE

plus loin un exemple dans une observation de M. Séglas que nous citons.

Lorsqu'un malade se plaint de troubles de la sensibilité générale douloureuse des muscles, des os, comme généralement il se plaint également de sensations des téguments externes, on peut conclure rationnellement qu'il s’agit d'hallucination, de représentation mentale douloureuse, sans lésion périphérique. Mais il ne saurait en être de même en face de ces sensations viscérales, et là 1l est impossible de savoir s’il s’agit d'illusion. Un malade peut être en effet amené à interpréter ses sensations organiques dans le sens de son délire, sans avoir de véritables hallucinations.

IL. — Troubles dynamiques. — Nous n’étudions que les troubles du sens musculaire et les troubles du système génital.

Sens musculaire. — Nous laissons de côté les questions de mouvements automatiques dont nous parlerons plus loin. Ce que l’on voit le plus fréquemment, ce sont . des sensations de transport de corps soit partiellement soit totalement, des sensations de legèreté où de lourdeur. Le spirite parle de lévitation. Le plus souvent d’ailleurs ces sensations se passent la nuit dans les rêves. Ces phénomènes, quand ils sont totaux ainsi que le fait remarquer Trenel, ne seraient-ils pas plutôt des troubles de l'équilibre que des symptômes musculaires?

Troubles du système génital. — Chez un grand nombre de malades on rencontre de l’excitation génitale. Les épileptiques parexemple se livrent constamment à l'ona-

Page 1