ML LES
termes de démonopathie externe et interne ne peuvent avoir de signification par eux-mêmes, car nous regardons comme une chose indifférente, que l'influenceur soit externe ou interne; ce qui nous inquiète ce sont les symptômes, car ici l'idée de persécution et d'influence sont rétrospectivement difficiles à différencier. La forme la plus intéressante du délire d'influence mystique est le délire de possession.
Dans ce cas, la malade a d’une façon à peu près constante des hallucinations psycho-motrices et des hallucinations auditives. Le démon lui inspire de mauvaises pensées; la malade prononce des blasphèmes. Le démon siège dans le corps du sujet, mais sous des formes différentes, sous la forme d'un ver, d’un serpent. Il est dans le cœur, dans la tête, dans l’épigastre. La malade le sent, et-tous les troubles qu’elle peut éprouver de ce côté se rapportent à la présence du démon.
Les hallucinations de la vue sont fréquentes : les malades voient l'enfer, le diable, des animaux et ils assistent à des scènes de Sabbat. On en retrouve ainsi des descriptions dans Calmeiïl par exemple, mais il est difficile de savoir s’il ne s’agit pas de rêves, d’hallucinations hypnagogiques ou d’hallucinations.
Les malades ont des hallucinations de l’odorat, du goût; ils sentent des odeurs de fumée, de soufre.
Les rêves érotiques sont constants. Hommes et femmes se livrent à l’onanisme; dans leurs rêves, les femmes croient avoir des rapports avec le diable, et quand elles se réveillent, elles ont l'impression quelquequefois d'un corps froid et glacé à côté d'elles.