INTRODUCTION
Si l'on jette un coup d'œil d'ensemble sur la nosographie mentale, on se rend compte qu'il n'y a qu'un très petit nombre de maladies qui aient des caractères permettant de les individualiser, et qui présentent une étiologie, une symptomatologie, une anatomie pathologique très nettement différenciées. Dans la majorité des cas, nous sommes en face de symplômes morbides dont nous ignorons tout autant l’'étiologie que les lésions anatomiques et les troubles physiologiques dont ces symptômes sont la résultante. Trop souvent, à l'heure actuelle, la technique anatomo-pathologique est impuissante à nous apporter un secours pour la détermination nosographique. Nous sommes forcés de nous limiter à l'étude clinique qui, seule, est capable d'apporter quelque clarté à l'étude des maladies mentales. Mais si la clinique est facilitée; lorsque les malades présentent en même temps que des symptômes subjectifs, des symptômes objectifs, comme par exemple les paralytiques généraux ou certains déments précoces, il en est tout autrement pour un grand nombre de malades dont