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l'interrogatoire seul permet de connaître les troubles morbides dont ils sont atteints.
Réduit au seul examen subjectif, le médecin dépend essentiellement du patient. Aussi devra-t-il faire un examen aussi approfondi que possible des affirmations du malade. Il devra se méfier des mythomanes, des fabulants, des réticents. Même si le médecin est sûr de la bonne foi absolue de son malade, il devra se méfier des illusions d’un cerveau troublé. Enfin et surtout l'appréciation exacte du niveau mental du malade est une nécessilé impérieuse dans les cas que nous envisageons. |
Le syndrome clinique que nous allons étudier dans ce travail n’est fait que de constatations subjectives; aussi son étude nécessite-t-elle de la part du clinicien une très grande circonspection. Ce syndrome dont les éléments essentiels sont des hallucinations psychiques, des mouvements automatiques, des interprétations délirantes à tendance systématique, a pour base psychologique la désagrégation de Ia personnalité, la dissociation de l’unité du moi. Les malades chez lesquels l'examen clinique révèle l'existence de ce syndrome attribuent les troubles qu'ils ressentent à l’action d'un individu étranger qui leur impose, disent-ils, son influence.
Cette idée d'influence qui se développe parallèlement à ce syndrome, a fait donner par les aliénistes contemporains, le nom de « délire d'influence » aux cas dans lesquels se rencontre cette particularité. Mais il faut entendre sous ce nom aussi bien les cas où le sujet