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A côtédes terribles estocades de Gilles, bien que le marquis de Sade paraisse une roquentin falot avec ses pastilles à la canthraride, c’est cependant sous sa bannière que nous allons enrôler le Maréchal, en en faisant, plus scientifiquement,un assassin par volupté. | # |
Je n’ai pas à entreprendre ici une étude du sadisme. Je rappellerai seulement que, bien qu'elle soit vieille comme le monde, au moins autant que les « Césars .. de Rome », on a donné à cette déviation sexuelle, le À À nom désormais impérissable de celui qui, vers r790, s’en fit l’élégant théoricien, en une série de romans Se
qui documentait une longue et sûre expérience du sujet.
Elle consiste essentiellement en une sorte d’algo-
manie à rebours, en une volupté plus ou moins active (1) trouvée dans la souffrance d’autrui et qui, chez l’homme du moins, n’est que l’exagération du sentiment naturel de conquête, sentiment obscur, sans doute atavique, mais puissant qui fait que nombre de gens, pour trouver un charme quelconque à la possession d’une femme, ont besoin de cette idée d’une résistance vaincue, d'une.contrainte imposée.
Si l’on dépouille parallèlement les actes de Gilles de Rais et les faits cités par Kraft-Ebing,le cas de Verzeni rapporté par Lombroso(2), la confession d'Andréas Bichel citée par Feauerbach (3) pour ne citer
1. Le sadiste peut être simplement psychique et rêver, sans les exécuter, des cruautés, contemplatif et rechercher sans les provoquer des spectacles cruels, nocif et déterminer alors la souffrance qu’il rêve, comme Gilles de Raïis, Tibère, Charles le Mauvais, le marquis de Sade, etc.
2, V. Kraft Ebing, Psychopathia sexualis. 2x?