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3. Ce marin avait reçu dans ses jeunes années une éducation pieuse,mais il s'était ensuite complètement soustrait à toute influence religieuse. À

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MANS remarquable. Tous Les voyageurs qui ont visité ces parages rendent un témoignage unanime à la douceur de caractère, aux inœurs simples et douces qui règnent dans ce milieu.

OBSERVATION II

Les colons de Sierra-Leone (1).

Quand le missionnaire William Johnson arriva en 1816 à la

.« Montagne des Lions » qu'il trouva peuplée du rebut des né-

griers, dans une atroce cale longue de onze mètres, large de six, haute de trois, étaient entassés quatre cents êtres humains. A Hogbrook, Johnson se trouva au milieu de quinze cents africains à moitié morts de faim qui vivaient dans l’ordure ; il en mourait deux cents par mois.

A sa première allocution, le missionnaire eut neuf auditeurs presque entièrement nus; ils avaient tellement souffert de la part des blancs que l'Evangile annoncé par leur bouche leur était odieux.

Johnson leur donna chaque jour uneration de riz, leur témoigna beaucoup de patience et de sympathie et finit par gagner leur confiance. Ses auditeurs devinrent nombreux, son école débordait ; en moins d'un an ces élèves qui n'avaient jamais vu une lettre de l’alphabet furent à même de lire le Nouveau Testament. Malgré le climat mortel, qui fit périr presque tous ses collaborateurs, le missionnaire persévéra à annoncer le message évangélique.

En 1819, obligé de regagner l’Europe, il laissait derrière lui un état modèle : les indigènes avaient formé un établissement remarquable par son organisation et par ses habitudes convenables.

Les autorités elles-mêmes furent contraintes, dans leur rapport au gouvernement, de dire: « C’est ici le doigt de Dieu. » Ce rapport montrait « le contraste entre les superstitions basses et malfaisantes : l’eau rouge, la sorcellerie, les maisons du diable de naguère et le culte chrétien d’une simplicité si touchante qui se célébrait maintenant ».

En 1833 l'école comptait plus de mille élèves dont sept cents pouvaient lire.

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