Dubois, op. cil., p
prouver et non à supposer ou à imposer & priori. Il n'est pas scientifique de chercher à expliquer par le plus ce qui peut s'expliquer par le moins ; nous ne devons pas faire
appel à des causalités préternaturelles si les causes phy-.
siques peuvent suflire (1) ».
Nous trouvons l'attitude des psychologues contemporains parfaitement naturelle et légitime. Ilest rationnel de vouloir expliquer de la façon la plus simple tout phénomène dont on se demande le pourquoi et le comment, de ramener tout fait à son déterminisme le plus élémentaire.
Aussi notre premier soin sera d'examiner les différentes explications proposées et de chercher, si, et dans quelle mesure, elles expliquent réellement et peuvent reproduire les faits que nous avons rassemblés.
Des diflérentes méthodes dont nous allons montrer les traits essentiels, les unes, faisant appel à la suggestion, à la subconscience, se bornent à diriger et à utiliser les automatismes anciens: d’autres, tels que la liquidation morale, cherchent à diminuer le travail de l'esprit et à réserver ses forces ; d'autres enfin, telles que l'excitation et la direction morale, cherchent à faire acquérir au malade des tendances nouvelles, à augmenter ses forces ou à lui faire récupérer celles qu'il a perdues.
Suggestion. — « Les faits miraculeux sont engendrés par une disposition spéciale de l'esprit du malade ; une confiance,
‘une crédibilité, une suggestibilité, comme on dit aujour-
d'hui constitutives de la «faith healing » dont la mise en mouvement est d'ordre variable (2) ».
« Les études sur un fait psychologique assez particulier, le phénomène de suggestion, sont venues montrer que l'on pouvait, dans certains cas, par des procédés nettement psychologiques, réaliser des faits très comparables à ceux que l’on observait dans les guérisons miraculeuses. De toutes ces remarques, on a conclu que c'était dans le domaine de la psychologie qu'il fallait chercher le déterminisme des mi-
1. D' Maréchal, À propos du sentinent de présence chez les profanes et les mystiques (Revue des questions!" scientifiques. Louvain,