‹ La Psychothérapie ReligieuseChapitre 52 sur 93 · RES DA · texte numérisé non relu

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ensemble de prière, dans ces coïncidences étranges, dans cétte harmonie mystérieuse. Et la science psychologique comme telle peut et doit s'arrêter là. Elle n’a pas le droit d'empêcher le croyant d'aller plus loin et d'affirmer, quant à lui, sa persuasion que Dieu est au fond de tout cela » (x).

Gitons encore un grand penseur du siècle dernier dont la conclusion sera la nôtre.

«Dans le monde moral, la force de Dieu, choseinsaisissable, se compose de nos forces, de même que l’œuvre desa Providence est bien souvent la somme de nos œuvres ; si vous décomposez en éléments visibles la puissance que le christianisme déploie, vous ne trouverez, en fin d'analyse, que des forces humaines. Tout ce que Dieu opère dans cetordre, il l'opère par nous, mais c'est lui qui évoque notre volonté, qui la détermine, c’est lui qui pénètre et qui coordonne les éléments que lui offre notre nature : nous ne lui donnons que ce qu'il nous a donné, nous ne faisons que ce qu'il fait en nous ; il est en un mot la force de nos forces, par conséquent il est tout; notre vie est sa vie, et nous c'est toujours lui » (2).

Les psychologues, d'autre part, ne croient pas attaquer le fond même de l’idée religieuse par leur méthode. En réalité, comme le dit Grasset (3) « tout le monde reconnaît l'existence de ces mystères rebelles à la science positive.»

« Plusieurs personnes, dit P. Janet, s’indignent contre cette notion de la désagrégation psychologique; elles Y voient comme une atteinte à l’unité de notre personnalité, une division de notre âme. C’est là une interprétation singulière de nos études, Dans ces recherches il ne s’agit aucunement de l'âme humaine, du principe métaphysique de notre être. {1 s’agit uniquement des faits que présente réellement notre pensée et de la façon dont ils se groupent en apparence. (4)

«.., L'espace, dit J.-B. Lumas, le temps, le mouvement, la

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