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tration, toute idée qui actionne les cellules cérébrales constitue une suggestion ».
D’autres ont vu le pouvoir de la suggestion dans une concentration, une exagération de l'attention. \
€ Dans la suggestibilité (1) l'attention normale augmente seulement la clarté des perceptions ; ici cet excès d'attention donne une nouvelle attitude motrice qui ouvre les voies à la réalisation d’une idée et qui ferme toutes les autres. »
Inversement, au lieu de rattacher l'impulsion suggestive à une force particulièrement grande de certaines tendances, — on l’a rattachée à une faiblesse générale de l'esprit.
«Nous savons que dans une foule de phénomènes considérés comme semi-normaux, semi-pathologiques, et dont la fatigue et l'émotion sont les types, le niveau de l’activité mentale s’abaisse.… il est facile de constater que la suggestion est en rapport avec ces phénomènes de dépression, on observe la suggestibilité dans la fatigue... » (2)
Quelle peut être la valeur pratique d’une méthode dont la définition, les conditions d'applications ne sont pas plus précisées ?
Elle est en réalité assez rudimentaire, comme le reconnaïssentles auteurs suivants : «ce qui caractérise la suggestion proprement dite, c’est qu’elle ne crée pas de tendances nouvelles ; elle se borne à éveiller, et faire fonctionner les tendances, déjà existantes (3) I1 faut renoncer à demander, à la suggestion hypnotique, des actes qui dépassent le pouvoirde la volonté humaine normale (4).
« La suggestion se borne à éveiller, à diriger des activités latentes, elle suppose leur existence. Il ne s’agit pas dans ces traitements, de fortifier l’activité nerveuse et mentale, de lui créer des ressources nouvelles, il s’agit simplement d’utiliser les ressources que la pensée possède déjà (5). »
Même en tenant compte de ces réserves, les résultats sont
1. Munsterberg, Psychotherapy, 1908, p. 98, 2. Pierre Janet, op. cit., 1, 249-250.