‹ La Psychothérapie ReligieuseChapitre 65 sur 93 · Op. cit., IL · texte numérisé non relu

Op. cit., IL

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En face, de cette double constatation, nous nous croyons autorisés à conclure : les limites de la psychothérapie sont fondamentales, définitives, inhérentes à ses principes, à ses procédés même.

La psychothérapie rétablit souvent l'harmonie dans des psychismes troublés, maïs elle ne crée pas des personnalités nouvelles, elle ne peut rien là où la volonté a complètement disparu. É

Comme le dit Dubois (de Berne) « le but du traitement doit être de rendre au malade la maîtrise de lui-même ; le moyen c'est l'éducation de la volonté ou plus exactement de la raison » (r). Le Dr Legrain écrit que la seule ordonnance médicale susceptible d'assurer la guérison du buveur est :

« un peu de volonté dans beaucoup d’eau ».

Dubois préconise encore « un stoicisme dégagé d’égoïisme (2) ». Maïs a-t-il indiqué le procédé qui permettrait d’extirper cet égoïsme inhérent à toute nature humaine ? Toute la question est là.

Ces limites de la psychothérapie expliquent les difficultés et les échecs auxquels se sont heurtés ceux qui ont voulu tenter le traitement de nos malades, que pratiquement la plupart des psychothérapeutes abandonnent ces malades, et que ces derniers ne se contient généralement pas à des médecins.

Justifions cependant par des faits ces deux dernières

assertions.

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