‹ La Psychothérapie ReligieuseChapitre 64 sur 93 · PA · texte numérisé non relu

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compose ; il réalise des guérisons, des relèvements qu’à aucun degré ses soi-disant éléments n’ont réalisé; n’est-ce pas prouver qu’il contient autre chose que les facteurs analysés.

Si après avoir éliminé les phénomènes naturels qui peuvent l'expliquer — et le font jusqu’à un certain point — il se trouve subsister autre chose, sera-t-il exagéré d'affirmer que le sentiment religieux possède en outre des ressources particulières ?

Les psychothérapeutes reconnaissent les limites de leur science, ils ne sont cependant pas blasés; ils croient à son efficacité — nous y croyons aussi dans bien des cas — ils croient surtout à son avenir. « Aujourd'hui, écrit Pierre Janet, la psychothérapie n’existe pas, tout au plus, commençons-nous à entrevoir ce qu'elle doit être, ce qu’elle sera un jour (1). »

Nous ne voyons pas sur quoi se fonde cette assurance.

H n'existe pas, dans ce domaine, des ressources encore inutilisées, et dont on puisse promettreune meilleure mise en valeur.

Les recherches psychologiques ne sont pas — comme dans d’autres branches de la thérapeutique — dirigées vers certains buts précis, leurs succès même ne seraient pas appelés à modifier considérablement les traitements actuels.

Les progrès déjà réalisés ne promettent pas un avenir extraordinairement fécond. D'ailleurs même, en l’envisageant

avec optimisme, il ne peut manquer de paraître bien éloigné.

Considérons maintenant la thérapeutique religieuse : nous la voyons jouir d’une antériorité presque deux fois millénaire. Voilà dix-neuf siècles qu’elle a rendu d’éminents services, produit des effets semblables à ceux que nous avons comme exemple.

Alors que la psychothérapie en est encore aux rudiments, le christianisme, lui, a inauguré d'emblée des méthodes définitives ; loin de nécessiter de perpétuels perfectionnements, dues nese montrent vraiment efficaces que lorsqu'elles

sont appliquées dans toute leur simplicité, toute leur rigueur primitives.

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