Rogues de Fursac, op. cit., p
Le D: Brunet, dans une étude sur le traitement des Opiomanes, n’a pas manqué de signaler les souffrances terribles endurées par eux, pendant les trois ou quatre premier jours de la cure : « Quand l’heure arrive où le malade avait coutume de fumer, ce sont des pointes d’aiguilles ou des épines
qui transpercent les membres. des contractures qui tor-
dent, des fulgurations qui déchirent, des crampes qui broient... Après quelque temps de ce supplice, l’'énervement et la surexcitation sont démesurés et s’exaltent. Dansles cas plus heureux, ils se résolvent par une crise de nerfs, de larmes et;de plaintes. Sinon, le malade prétend qu'il ne peut résistêr à ses tourments, il est prêt à se suicider par n'importe quel moyen.il implore à grand cris qu’on en finisse
avec lui, et parfois, en proie au délire, à une sorte d'accès
de folie aiguë, il veut se détruire ou se porter aux pires extrémités... » (2).
« C’est donc un véritable et douloureux calvaire que l'opiomane devra gravir avant de toucher du doigt sa
guérison, s’il parvient à guérir jamais » (3).
Dans les deux tiers des cas courants la guérison est possible, seulement les fumeurs n’ont plus la volonté de les tenter. Les dégénérés ou les nerveux chez qui le poison a l'effet le plus violent et le plus rapide sont aussi des sujets offrant des ressources fort limitées au traitement (4).
| Quant au relèvement des prostituées et des criminels, il présente, lui aussi, des difficultés considérables. La meilleure preuve est qu’il n'a pas été tenté par des psychothérapeutes laïques. Les ouvrages qui rapportent les cures des alcooliques et des fumeurs d'opium montrent les difficultés de Ja
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