‹ La Psychothérapie ReligieuseChapitre 79 sur 93 · I. — Mahométisme · texte numérisé non relu

I. — Mahométisme

Si les préceptes d'hygiène du Coran sont nombreux et excellents, sa morale, par contre, nous semble inférieure. N'ayant en vue que les guérisons morales, nous n’étudierons la religion de Mahomet que sous cet angle.

La corruption de la morale islamique apparaît dans les encouragements donnés au divorce, à la polygamie, aux pires formes de l'esclavage et aux guerres religieuses.

Mahomet réduit à quatre le nombre des épouses légitimes, et permet au musulman de divorcer à volonté. Le mari peut punir toute infidélité, prouvée par quatre témoins, en

faisant mourir de faim son épouse, tandis que la femme n’a aucun recours légal contre son mari,

La doctrine des guerres saintes donna à l’Islamisme, plus que toute autre doctrine, son caractère particulier de fanatisme intolérant.

La guerre sainte ne peut être excusée sous prétexte de zèle et de dévoûment religieux, car la même récompense sera échue à celui qui sera mort dans une bataille, d'un chagrin d'amour ou d’un mal de mer.

D'autre part, cette guerre sainte fut un obstacle à l’esprit intérieur de la religion, la cause de l'intolérance et de l’arrogan:e des fidèles, qui leur faisait regarder tous les autres hommes comme leurs ennemis et considérer leurs propres méfaits, dictés par la haine, comme des actes sublimes de religion et de vertu.

L'Islam n’interdit pas l'assouvissement des passions les plus basses, et il se prétend être la révélation parfaite, il se donne comme absolument supérieur à toutes les autres religions, et cette prétention a engendré chez ses adeptes l'orgueil, la stagnation et l'intolérance (1).

De plus Mahomet a enseigné une prédestination qui, au point de vue médical, conduit à un fatalisme nihiliste. « Si un malade est destiné à guérir, il guérira sans aucune médecine. » Toute thérapeutique est dès lors inutile, dangereuse, ou coupable. Ce rapide exposé des principes moraux de l'Islam explique qu'on ne peut chercher dans son domaine des guérisons qui sont conditionnées par les notions morales les plus élevées, les plus pures, les plus désintéressées.

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