‹ La Ptose de l'Estomac et du DuodénumChapitre 11 sur 61 · PUITS · texte numérisé non relu

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ÏJ. — SIGNES FONCTIONNELS

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Les renseignements fournis par 7 malade sur ses antécédents personnels, héréditaires, — sur son état de santé actuel, — sur sa situation professionnelleet morale sont très, précieux. Déjà en l’interrogeant à ce sujet on peut se rendre compte d’un certain degré de nervosisme. Les questions essentielles doivent porter ensuite sur: le tableau sympto- matique présenté par le sujet. Se plaint-il depuis longtemps ? Les douleurs sont-elles survenues brusquement? ont-elles pris de l’amplitude ou gardent-elles leurs caractères du début? Cet état a-t-il succédé à une maladie aiguë ? ou n'est-il qu'un incident au cours d’une affection chronique ?

Le plus souvent ces malades ont toujours été maigres ; ils répondent (les femmes surtout) au type de | « asthénie constitutionnelle » de Stiller : la chute de l’estomacn’est donc pas primitive, on. reconnait des stigmates de dégénérescence. D'autres fois c’est à la suite d’une alimentation surabondante, ou d’une dépression nerveuse que sont apparues cie nbnl. lentement, des douleurs qu'aucune crise particulièrement intense n’était venu révéler.

re - DourEurs. — a) Caractères. — C’est alors que le st. LE

… dépeint cette sensation vague de àgonflement de l'estomac __ survenue après le repas, sans avoir mangé exagérément,

sans avoir absorbé de liquide en quantité. Il dit «sentir son estomac » qui lui pèse. Cette pesanteur ÉRRINQUeS est parfois généralisée à tout Fabdomen, elle n’est pas un signe pathognomonique de dilatation, comme lindique Leven, nous avons eu l’occasion de voir aux rayons X des estomacs non dilatés, c’est-à-dire de dimensions horizontales et longitudinales normales eu égard aux points de repères et au mode de-remplissage, qui néanmoins tombaient assez bas (fosse iliaque interne, région sus- pubienne). Dans ces cas-là les maiades souffraient de pesanteur, de gonflement de : l'abdomen. $ ns A cette sensation génante plutét que douloureuse en réalité, survenant dès la fin du repas, dès l’ingestion d’une petite quantité d'aliments, succède parfois 3 à 4 heures après une sensation opposée, de fringale, de vide, accompagnée

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ou non de tiraillements, noi à un nouveau, mais léger repas. à Les douleurs à forme de crampes, de bralueess de és

ments peuvent se produire : — leur moment d’ apparition :

varie; en général c’est une heure après le repas.

Le aide ne souffre pas le matin à jeun, au contraire, il a faim, il éprouve quelques tiraillements de fringale.

Il est cependant difficile d’être aussi bien renseigné sur l'horaire de la douleur, un grand nombre de malades sont influencés par leur nervosisme; ils souffrent moins en réalité qu'ils ne le disent ; en les interrogeant il est presque impossible de se rendre compte exactement du moment où apparaît la gêne douloureuse ou un point sensible au creux épigastrique. Comme le D' Million le fait remarquer dans sa thèse, la sensibilité gastrique est exacerbée ou réveillée du fait d’influences extérieures (causes morales, matérielles).. ‘ Fe

b) Siège. — Ilest très rare que le malade ou le cl'nicien puissent localiser parfaitement la zone douloureuse; il est très rare aussi que le malade accuse un point sensible net au creux épigastrique où il aurait ressenti, par crise paroxystique, une violente douleur : en tous les cas, elle n'aurait pas réapparu, la gêne douloureuse prédominant encore. Elle est dans l’hypochonäre gauche, tantôt sous-diaphragmatique, tantôt pré-ombilicale ; ou bien elle descend dans l'hypogastre : le siège de la douleur est dans un large espace, et les irradiations sont variables, éloignées. Au creux épigastrique, le malade indique bien un endroit où il ressent parfois quelques tiraillements, mais jamais de brülures, de pincements, de lancements : : c'est au milieu de la ligne ombilico-xyphoïdienne. ;

Lorsqu'on palpe profondément, l'abdomen, c’est, certes, l'hypochondre gauche qui est le plus cible ainsi que le creux épigastrique ; mais cette manœuvre n'éveille qu'une douleur vague et légère : il faut exercer une forte: pression

pour ele malade se plaigne et avec l'appareil de Boas ou l’esthésiomètre de Mathieu il faut un poids ue équiva- 4

lent à la normale.

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IT. = SYMPTÔMES GÉNÉRAUX ÉLOIGNÉS (vaso-moteurs)

Cette sensation de gêne douloureuse SIA ou moins pénible sera suivie d’une série de phénomènes divers qui ne peuvent être poeniemen rattachés à la gastroptose. C'est l'oppression, c’est la dyspnée d’effort, allant parfois jusqu’à l'angoisse et à la suffocation, augmentant dans le décu- . bitus. |

Parfois le malade se plaint de bouffées de chaleur, la face se congestionne, puis. il sent son cerveau s’alourdir, coordonne difficilement ses idées, perd la mémoire des mots. - Le sommeil lui vient en même temps qu'un picotement désagréable des paupières. S'il cède à la somnolence, fût-ce même quelques. minutes, il se réveille avec des vertiges, des bourdonnements d'oreille: s’il parvient à ne pas dormir, cette lourdeur de tête, cette paresse intellectuelle persistent plus longtemps. Ce n’est que cinq à six heures après les repas qu’il est en pleine possession de ses facultés. En réalité, c ’estaussi une gêne, difficilement descripuble, plutôt qu'une souffrance ; mais une gêne qui le déprime, qui l’énerve, parce qu’il se sent enétat d’infériorité intellectuelle un certain temps après chaque repas.

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