‹ La Ptose de l'Estomac et du DuodénumChapitre 19 sur 61 · PTOSE DE L'ESTOMAC À FORME PYLORIQUE · texte numérisé non relu

PTOSE DE L'ESTOMAC À FORME PYLORIQUE

DÉFINITION. — Cette forme est caractérisée cliniquement par la prédominance des symptômes douloureux aigus, continus ou paroxystiques à localisation pylorique, par des symptômes généraux éloignés; radiologiquement par une ptose accentuée de l'estomac entraînant le pylore dans sa chute.

Il existe donc une différence essentielle entre cette forme et celle décrite dans les pages qui précèdent : ici c'est au pylore qu'est la signature de ‘la maladie. Il réagit à peu près seul à ce trouble mécanique par des douleurs violentes simulant souvent celles de lulcus.

C’est cette forme qu’on peut rattacher cliniquement aux manifestations graves d’hyperesthésie du PISRSE solaire, centre de diffusibilité des troubles gastriques; c’est cette forme qui correspond à la maladie décrite par Debove et

. Achard, à celle retracée par Loeper dans ses leçons de

pathologie digestive, au «type cyclique » des grands syndromes dyspeptiques de Ramond, enfin c’est la forme rappelée par Mathieu, Hayem, Soupault lorsque ces auteurs décrivent les sténoses incomplètes pyloriques.

Au point de vue anatomique, le mécanisme fonctionnel origine de ces troubles est bien connu depuis les travaux de Glénard, depuis les recherches des frères Mayo (de Rochester), de Lejars, de Pauchet, de Codman. Le cul-de-sac sous-

pylorique peut être abaissé par l’action de la pesanteur ;

le tube pylorique demeuré fixe au moyen du pilier anté-

rieur de l’hiatus de Winslow (ligament hépato-duodénal),

au moyen du ligament gastrophrénique sera tiraillé et avec lui tous les filets nerveux adjacents ou terminaux. Le point par lequel s'opère la suspension pourra, du fait du poids des aliments qui entraîne la cavité gastrique vers le petit bassin, devenir angulaire, se couder, s’étrangler,

HR

empéchant ainsi le cours des matières alimentaires. Deux cas peuvent donc se présenter : à) la traction est telle qu’elle provoque une algie à type particulier qui rappelle celle de l’ulcus pylorique; b) ou bien la coudure est si prononcée que peuvent apparaître surtout chez les personnes âgées les symptômes d’une sténose incomplète.

Il n’est pas douteux alors que l’examen radioscopique puisse rendre de grands services sinon pour changer l'orientation du diagnostic clinique, du moins pour faire cesser tout soupçon dans l'esprit du praticien.

Nous pourrons donc décrire deux formes spéciales se rattachant au syndrome pylorique de la ptose gastrique : 1° forme simulant l’ulcère juxtapylorique; 2° forme simulant la sténose pylorique néoplasique. :

1° Forme simulant l’ulcus juxtapylorique

I. GÉNÉRALITÉS. LA PTOSE GASTRIQUE ET LE SYNDROME DE REICHMANN. — Jadis l’ulcus pylorique était décrit par les auteurs par un ensemble de symptômes si complets, qu’apparaissant réunis chez un même malade, on portait d'emblée. un diagnostic de lésion ulcéreuse, sans en préciser la situation exacte, ni le degré dé gravité. Le siège même des phénomènes, l’aboutissant fatal de l’ulcération : la sténose, donnaient à cet ensemble schématique l'apparence d’un diagnostic évident. Si des hématémèses n'étaient point survenues au cours de l’évolution de la maladie, l’ulcus ne

pouvait être soupçonné qu’au moment où la sténose débutait, révélée par ses effets : la dilatation, les vomissements

de stase.

Les travaux récents ont prouvé que ce tableau était

moins schématique qu’il ne le paraissait et que le domaine

de l'ulcus pouvait être étendu davantage + l’on chercha au cours des vingt dernières années à « reconnaître comme lui appartenant des symptômes qui semblaient non seulement étrangers à l’ulcère gastrique mais encore tout à fait indépendants d’une lésion d’ulcère »... (Caillé). Las

C’est ainsi que fut établie la notion d’ulcus juxtapylorique, reconnue par la présence d’un spasme intermittent ou

EN RTS A

DCE

salt:

sf Ra lite dé a icrat dd en li tt

4 Lib: À

Page 1