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continu, suivant les cas, au niveau du sphincter pylorique,
réaction d’une lésion pouvant avoir son siège sur la surface du canal pylorique à une petite distance en deçà ou au
delà deses limites extrêmes.
La notion du spasme valvulaire étant établie, il était nécessaire d’en préciser la nature, d’en connaître les conséquences, de remonter à la source même des manifestations indirectes. Le syndrome décrit par Reichmann vient faciliter cette tâche ; on sait qu’ilest constitué par : a) des dou-
leurs tardives à la suite des repas; 0) la présence de liquide
intragastrique le matin à jeun; c) l’hypersécrétion chlorhydrique ; d) la digestion rapide complète des albuminoïdes ; chez les malades présentant ces phénomènes pathologiques on constatait un certain degré de dilatation gastrique, un estomac clapotant plus que de coutume, descendant plus
bas que la normale,se vidant lentement.
C'est après de longues et patientes recherches qu'on établit les rapports intimes entre l’ulcus pylorique et le syndrome de Reichmann. La plupart des auteurs français et allemands modernes n’attribuèrent plus comme leurs prédécesseurs l’hypersécrétion à la névrose de l'appareil sécréteur, ils conclurent qu’elle était le résultat de la stase, Mathieu affirme en effet que la stase appelle l’hypersécrétion et que dans les cas où existait le syndrome de Reichmann « l'hypersécrétion déborde la stase ».
Puis, alors que Hayem démontrait que les sténoses pylo-
‘riques dues où non à un ulcus provoquent les symptômes
gastriques décrits par Reichmann, et décelait le degré de sténose par celui de l’hypersécrétion, Soupault, à l'appui d'interventions chirurgicales et d’autopsies, concluait que toutes les formesaccentuées ou légères du syndromeétaient dues à un ulcus juxtapylorique. Le spasme n'était que la réaction de la lésion siégeant près de l’anneau sphinctérien ; — de cette obstruction passagère résultait la stagnation d'aliments, puis l’hypersécrétion venait déborder celle-ci.
C'était donc malgré les contradictions de Debove, de Robin, de Doyen appuyer la tendance à l'intervention chirurgicale, puisque la lésion réelle demeurait muette, dévoilée seulement par l'apparition des symptômes de Reichmann atténués.
HD On hésita cependant à pratiquer la laparotomie exploratrice du jour où l’épreuve de Weber fut reconnue exacte
pour découvrir suivant le mot d'Oettinger les « hémorragies
occultes » de l’estomac.
Mais il existe cependant un certaimnombre de cas pour lesquels les examens successifs des selles, les réactions de Meyer, les épreuves cliniques n’ont apporté aucun document précis — qui cependant présentent des symptômes d'hypersécrétion, de stase et des douleurs. Les CHR américains opèrent quand même ; «ils ont affirmé qu'opérés pareux après une crise paroxystique souvent unique ils trouvaient la tache blanche ou rouge péritonéale au voisinage du pylore révélant l’évolution d’un ulcus sous-jacent » (Gaïllé).
En France les interventions chirurgicales restaient plus limitées : lorsque le diagnostic clinique paraissait évident le malade présentant un ensemble de symptômes révélateurs de l’ulcère; mais si les signes fonctionnels seuls sont à la base du problème sans qu’il y ait « d’hémorragies occultes » — malgré l'avis de certains cliniciens — c’est à l’écran qu'il faudra chercher la solution.
Mathieu n’écrivait-il pas, en effet, dans son traité de Pathologie gastrique et intestinale en 1909 :
« Ilse produit des coudures anormales, des tiraillements au pylore et sur le trajet de l'intestin, et ilest très possible qu'il en résulte des causes de stase et de dilatation. »
Ce tiraillement du pylore, ces coudures ne sont pas produites par autre chose que par l'abaissement considérable de l'estomac par là ptose, signe révélé avec précision seulement par les rayons X.
Mais,il y a plus, et ce pourquoi la ptose Basique à forme
pylorique doit étreabsolument reconnue radioscopiquement et traitée : si le syndrome fruste de Reichmann peut être également consécutif à une modification du dynamisme gastrique l’ulcus juxtapylorique peut en devenir la conséquence.
Riegel, Bouveret ont jadis démontré l’effet nocif sur la muqueuse gastrique de l’hypersécrétion chlorhydro-peptique; - pour eux l’ulcus serait consécutif à la stase du suc gastrique en trop grande quantité favorisant l'autodigestion. Cette théorie abandonnée à la suite des observations = Hayem
ske