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subjectifs: qu’il décrit si bien avec un langage très imagé parfois ; il sent nettement le tiraillement, le différencie du pincement, du lancinement, de la torsion, du broiement, c'est «comme une plaie à vif», dit-il; « c’est une brülure », « c’est un acide », etc. et cesimpressions d’un caractère exagéré s’accentuent au point de devenir intolérables. S'il s’agit d’une femme elle incrimine le corset, la grossesse ; un malade à cru remarquer que tel aliment lui avait nui, que les douleurs étaient devenues plus aiguës après l’avoir ingéré; il le supprime d’abord, puis un autre réellement ‘inoffensif, et finit par restreindre son alimentation au point de ne plus se nourrir suffisamment ce qui amène un amaigrissement progressif. Ces malades ont été voir plusieurs médecins : ils sont sortis de la consultation avec une ordonnance portant une potion bromurée et des cachets dans lesquels entre une notable proportion de bicarbonate de soude et de magnésie calcinée. Le médecin leur a dit, répété qu’ils n’avaient rien d’organique, qu'ils s’alarmaient àtort; l’état nerveux empire cependant et le praticien devient aussi impatient que le malade lui-même car il croit n’avoir devant lui qu’un névropathe. :
Si Ton vient à pratiquer un examen radioscopique, l’on pourra objectiver la cause de ce phénomène douloureux, lui donner de ce chef sa valeur propre au milieu du syndrome dyspeptique; rassurer le malade, instituer le traitement convenable qui guérira le syndrome nerveux douloureux et améhorera sa cause. |
Il faudra donc à l’écran recommencer toutes les épreuves décrites, en position debout, en position couchée, que l’examen clinique ait pu faire soupçonner un ulcus, qu'il ‘ait amené à penser à une sténose avec lésion organique, et l’on retrouvera une des formes variables à l'infini, dont nous avons tracé l’'«image composite » de la ptose accentuée.
Dans le second cas — syndrome neurasthénique — la douleur aiguë n’existe pas ou presque pas, elle ne condamne pas le malade à l’anxiété, à la crainte, à un véritable martyr, ce sont les troubles généraux d'ordre sympathique qui sont
- le plus accentués.
Ce syndrome est fréquent chez les jeunes filles, il est
décrit sous le nonŸ de « gastro-coloptose virginale » dans un
récent article de Pauchet. Il se manifeste cliniquement “ER par'un arrêt de la nutrition générale, d dela pâleur des F2 téguments, de l’amaigrissement, des troubles circulatoires Ë assez marqués (tachycardie orthostatique, arythmie), pardes. T4 * troubles respiratoires (dyspnée, toux sèche), pardes troubles. généraux (insomnie, cauchemars), des troubles psychiques : - (lassitude, paresse intellectuelle, accès de nervosité intermittents), des troubles des organes génitaux ITS SAEEAE douleurs ovariennes, leucorrhée, etc.). :
Encore que cet état ne soit pas dû à la chute des viscères | | abdominaux, car souventes fois il y est antérieur, celle-ci l'accentue. C’est ainsi que si un ennui moral, une émotion quelconque surviennent, les accidents neurasthéniques aug= mentent ou les phénomènes digestifs réapparaissent comme l'ont fait observer Dejerine, Mathieu et J. Ch. Roux.
Chez de tels malades il faut faire un examen complet, car . à le « syndrome neurasthénique » domine le syndrome dys= peptique. « Tous les organes, dit Castaigne, toutes les. + fonctions par tous les piaceses d'examen possible doivent. être scrutés. Bref il faut qu’ au sortir de cet examen le malade se sente dépouillé physiquement comme il La été >
psychiquement ». MAR :
L’un de ces moyens paracliniques le plus Re F c'est l'examen radioscopique; on ne sera pas étonné alors ë de déceler à l’écran tous les signes radiologiques d’une L gastroptose moyenne en position debout et couchée en con- : cordance avec les signes physiques cliniques : myoœdème; 2
- flaccidité de la paroi abdominale ; bruit de celapotage sous-ombilical; points douloureux variables d'intensité moyenne au creux épigastrique. Il sera facile d’y adapter : une thérapeutique d’essai qui, si elle réussit parfaitement, confirmera le diagnostic. |
Le syndrome neurasthénique se retrouve encore sous d’autres aspects que nous ne pouvons décrire; où l’insom- ‘nie prédomine, où la tristesse est un facteur important, où CR Ja sensation de fatigue est primordiale. -
Nous ne pouvons aussi que mentionner les observations capitales de Mathieu, témoignage réel de l'influence de la. x dyspepsie sur le système nerveux. Il s agit de jeunes gens qui donnant tous les moments de Ja journée à l’intense
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Préparation des examens n’ont aucune hygiène alimentaire
. ni physique. On y retrouve comme symptômes prédominants
la céphalée persistante, l'amaigrissement, la tachycardie (132 pulsations dans un cas), la lassitude générale, une sensation de gêne et de pesanteur accompagnées de lenteur de digestion. Gomme signes physiques essentiels : un clapotage stomacal étendu jusqu'au-dessus de l’ombilic (4 travers de doigt dans un cas) et des Symptômes de dilatation. Les examens radioscopiques n’ont pas été pratiqués: il n’est pas douteux cependant qu’on ait pu déceler à l'écran des modifications de la «statique » gastrique, quelquefois peu accusées, suffisantes néanmoins pour produire ces phénomènes nerveux.