‹ La Ptose de l'Estomac et du DuodénumChapitre 36 sur 61 · SAT · texte numérisé non relu

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anatomistes appellent côlon transverse est figuré par un boyau obliquement descendant de haut en bas et de gauche à droite, comme une banderole retenue à ses deux extrémités fixes, qui forment à gauche l’anse splénique voisinant avec la poche d’air gastrique sous-diaphragmatique; à droite, J'anse hépatique un peu moins haut situé que la-précédente. Lorsqu'il y a ptose et dilatation gastrique, cette portion oblique du côlon est abaissée quelquefois jusqu'au pubis sous le poids de l'estomac ptosé. Elle épouse la forme de la grande courbure et présente une concavité dirigée vers Pombihic. HAL RSS ASS 5 La situation haute dans l’hypochondre gauche de l’anse spléniquene varie pas et cette fixité constitue avec la ptose gastrique un obstacle mécanique des plus importants influençcant défavorablement le cheminement des matières fécales.

L'encombrement du caecum est un fait constant chez les -

constipés. La cause mécanique semble primitive, l’atonie de la musculature intestinale secondaire, ainsi que les fermentations par stase fécale, les phénomènes d’auto-intoxication générale ou d'infections localisées. NePES Adda croit donc que l'influence mécanique de la dilatation et de la ptose gastrique « éclairera d'un jour nouveau la pathogénie des colites, des typhlites, des pérityphlites, voire même des appendicites. A LEE HSE ‘Glénard émet depuis 1885 une opinion pathogénique dif- G férente : l'estomac tombe, il est vrai, mais c’est tiré, entraîné par le côlon transverse auquel il est relié par le ligament : pylori-colique.- £ us Sorrel dans sa thèse attribue également à la gastroptose

le mécanisme de la stase caecale, Stierlin et. Artbunoôt Bane

également. RER RCI USES Nous pensons cependant que la théorie mécanique ne. È

suffit pas à expliquer tous les phénomènes entéritiques. ‘Dans le second cas (cause chimique) interviennent. les

modifications de sécrétions. Eneffet le jeu normal libé-

rateur des cellules glandulaires est troublé par Patonie,

par k ptose; ce sont, dans les cas d’abaissement accentué, toujours les mêmes cellules qui fonctionnent, là où se. trouve tout le chyme accumulé, c'est-à-dire à la‘partie la plus déclive de la cavité gastrique. La siase prolongée,

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Les glandes intestinales devront donc ou sécréter à vide, ou fournir An surcroît de travail, ce qui troublera les phénomènes de Passimilation et de la digestion.

Quoi qu’il en soit, comme nous le disions au début, le déséquilibre chimique est dû à un trouble mécanique.:. la gastroptose est donc dans ces cas toujours primitive.

Outre l’examén radiologiquè, qui décèlera l’origine même de la maladie dont se plaint le sujet (entéro-colite, constipation), il faudra pratiquer des recherches coprologiques ainsi que Gaultier le démontre : elles indiqueront le degré

. d’intégrité des fonctions de sécrétion eu égard à la digestion

et à l'assimilation des graisses, des albuminoïdes absorbés. Et, si l'analyse du suc gastrique, du liquide de stase, est” pratiquée, il sera facile de concevoir synthétiquement la part qui revient à chacun des organes digestifs dans le trouble intestinal. Ne Les symptômes cliniques seront donc variés; ils seront ceux de l’entéro-colite membraneuse, avec ses débâcles de selles molles, abondantes avec une certaine quantité de mucus, avec, par intermittence, une constipation opiniâtre; ils seront ceux de l’entérite muco-membraneuse avec ses alternatives de diarrhée et de constipation, avec ses débâcles

! : de selles auxquelles sont méêlés du mucus, des glaires

membraneux; enfin ils seront ceux — cela surtout au cas où il ya gastro-coloptose —de la constipation chronique, rebelle, due à une stase prolongée dans l’un des segments intestinaux.

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. PR Se R L'examen objectif révélera dés signes d'amaigrissement, - - À de déficience musculaire, d’anémie, de fatigue générale. Les

- douleurs abdominales ne seront plus localisées seulement: à la zone pyloro-duodénale, ou à l'hypochondre gauche: elles 1 seront réveillées à la palpation du caecum, de l'iléon, du f côlon transverse et du descendant. On sentira parfois la ÿ corde colique spasmodique, remplie de scybales pebtes, "2 amincies. Enfin la pression abdominale accentuée au niveau - + 4

du transverse pourra provoquer chez le malade des nausées

suivies de vomissements. se

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SIGNES RADIOLOGIQUES SES

On ne peut attribuer à cette forme aucun signe radiolo-.. %

gique spécial, presque toujours à la. gastroptose est jointe L

la coloptose. Si le côlon transverse est tombéjusqu'auniveau du pubis entrainé par le poids de la cavité gastrique,onse

trouvera en‘présènce d’une péose de l'estomac accentuée, 2

avec toutes ses conséquences connues, ses troubles .

fonctionnels déjà décrits, le symptôme clinique esséntiel : *, sera la constipation. ne + Si l’entéro-colite domine avec ses alternatives de diarrhée F etde constipation, ilne sera pas rare de ne trouver qu’une À ptose moyenne entraiñant les divers troubles de sécrétion. : + Ceci nous amène donc à conclure que si l'intestin seul +

parait réagir à une affection du tube digestif, il sera cepen- ‘dant utile d'examiner l'estomac, qui peut être dans certains cas sinon la cause première, du moins le point de départ : des phénomènés intestinaux. ee

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