‹ La Ptose de l'Estomac et du DuodénumChapitre 58 sur 61 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

fe — La ptose de lestéaige est une affection très fréquente : : Mer Peut apparaître aux rayons X chez des sujets ayant une bonne santé apparente et ne se plaignant d’aucun trouble

digestif. Dans le plus grand nombre de cas elle entraîne des troubles fonctionnels révélés par des symptômes cliniques

très nets. C'est pour cette raison qu’une définition seulement anatomique, pathogénique ou “radiologique ne peut être . suffisante. La ptose gastrique doit être considérée comme … une entité morbide que nous définissons ainsi : &

Affection caractérisée anatomiquement par un déplacement vertical de l'estomac reconnu aux rayons X et contrôlé dans diverses positions ; : cliniquement par des symptômes fonctionnels et physiques particuliers, simulant le plus souvent Ceux HP par es lésions organiques. F

Il. __Nos observations cliniques et radiologiques nous ont permis de constater qu’à certains symptômes cliniques cor-

‘respondaient certains signes radiologiques de la ptose gas- .

trique ou duodénale. Nous avons pu analyser les uns et les autres, puis Les synthétiser, enfin les associer. Nous avons alors divisé les ptoses gastriques en quatre formes spéciales : A) La ptose à forme gastralgique. — Dans cette forme, ce sont les symptômes vaso-moteurs d'ordre sympathique qui dominent (pesanteur abdominale, gonflement, sensation de plénitude, céphalée, paresse intellectuelle, dyspnée, tachy- cardie); des douleurs imprécises dans l’'hypochondre gauche

et un état psychique spécial, Dans ce cas, la ptose aux.

rayons X n'apparaît pas exagérée. L'« image composite »

he.

(due à la superposition des schémas ét des clichés). est celle d’une ptose Are RES |

B) La ptose à forme ne ique. — Cette: forme est difrerente de la précédente par l'apparition d’un syndrome pylo- ‘rique qui rappelle 1° celui de l’ulcus pylorique.

La gastroptose engendre la stase, les contractions poor

spasmodiques douloureuses, l” hyperchlorhydrie.

Ces phénomènes sont révélés par des signes cliniques qui.

rappellent en tous points ceux des formes moyennes et légères du syndrome de Reichmann (uleus juxtapylorique).

La dissociation clinique des symptômes n’est toujours pas

aisée : hormis les cas où des hémorragies occultes auront été décelées, où des hématémèses sont survenues. L’examen

radiologique pourra aider à cette dissociation en donnant à.

chacun des signes sa signification réelle et différencier les symptômes de l’ulcus de ceux provoqués par la ptose. En outre la gastroptose accentuée et la pyloroptose peuvent être la cause de la formation d’une lésion organique (ulcus juxtapylorique); pour cette autre raison, l'examen

aux rayons X devra être pratiqué chaque fois qu’ on AU |

conne un trouble mécanique de l'estomac.

Enfin la gastroptose et l’ulcus juxtapylorique pourraient être associés. Un signe radiologique, entre autres, nous a

paru avoir une réelle valeur pour différencier le syndrome

pylorique dû à la ptose de celui dû à la lésion organique :

L’occlusion. spasmodique du, pylore consécutive à un

trouble d'abord mécanique, puis chimique lorsqu'il y a ptose, cesse dès que le malade est placé en position couchée. Les spasmes prépyloriques et de la valvule, au cas où il y a ulcère, ne cessent pas en position couchée.

L’« image Cao » de cette forme est celle d'une ptose.

accentuée. g 2 Le syndrome pylorique de la gastroptose chez une per-

sonne âgée peut simuler la sténose pylorique néoplasique (cancer, ulcéro-cancer).

Les vomissements dans ce cas dominent la scène, les

symptômes douloureux sont au second plan. L'état général est si mauvais parfois, l’anémie si sévère que le diagnostic de tumeur pylorique peut être posé. Cependant aux rayons X

nl

Page 1