‹ La pucelle de Belleville (volume 2)Chapitre 25 sur 28 · IV. i · texte numérisé non relu

IV. i

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Troapeaa et sa femme sont levés avaDt l'aurore. Ils n'ont psa fermé l'œil de U naît et , contre l'ordioaire , c'est la future mariée qui a bien reposé ; on est obligé d'aller la réveiller pour qu'elle descende déj^oer.

Troupeau dit à Baisemon : u j^le dormait » paisiblement ! un jour de noces !..., c'est H une bien forte tète que notre fille!.... ■ Les équipages, les remises, les modestes eitadines affluent bientôt dans la rue de Calais. M. Troupeau a fait les cboses superbement : il a invité beaucoup de monde, et loué un grand nombre de voitures. Tout Belleville est en émoi : la noce de mademoiselle Troupeau forme un long cortège , que chacun veut von* passer. Renai'd et Tir en ifcmt partie 4 le preiaier n'a pas assez de langue pour pérorer sur tout ce qu'on ⁢ le second ne sait comment s'asseoir, parce .

qu'il a déjà des chandelles romaines dans ses poches, pour éclairer le ooucher.de la mariée.

Virginie est éclatante de parure; sa figure piquante et spirituelle semble encore plus

sédaisante ; le comte est enchanté de son élégance et de sa grâce; Virginie marche i l'aatel, non pas en fille tremblante et timide, mab en reine qui ra se tcâre couronner. Les bonnes gens, Ibs curieux, les flâneurs font là-dessus leur commentaire : <> Ce sera une

■ maîtresse femme, ■ dît IHin; «elleenfera B voir de cruelles à son mari ,» dit un autre; u Eh ! mon Bieu l » reprend' un troisième ,

■ tout cela ne prouve rien- J'eiassisté àbien >■ des mariages , et les jeunes épousées que

■ j'ai vues pleurer, et n'oser lever les yeux n pendant' 1» cérémonie, ne sont pas tou-

■ jours celles qui ont gardé le plus relîgieuo sèment leur serment. »

Baisemon, auquel mademoiselle Bella' Toine a fait présent d'un costume tout neuf, juge convenable de pleurer-pour les mariés :

pour édifier les fidèles , il- s'est rais à genoux devant le chœur ; mais son nouveau pantaloa collant lui est un peu étroit; et en serelevantH-le déchire entre les jambes; ua cri lui'échappe , tous les regards se portent sur lui... Beieemon sehâtededire: ■ Qu'onne » craigne rien. J'ai deux caleçons. »

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