‹ La Pucelle de FranceChapitre 41 sur 51 · LO · texte numérisé non relu

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réduits àFronté, son curé, et Arnolin, auquel elle se confessa quatre fois. A aucun d'eux, à aucun 1 [Procès, t. I, p. i-'S), elle n'a révélé ses Visions, r.ir conséquent M. France se trompe en disant qu'elle était «en relation avec nombre de personnes ecclésiastiques très aptes à reconnaître sa piété singulière et le don qu'elle avait reçu de vi >ir des choses invisibles a u comm un des chrétiens)} (France, t. I, p. 54). Il en résulte que, comme ils ne savaient pas ces choses invisibles, ils ne pouvaient les lui imposer par suggestion. Ainsi s'effondre toute sa théorie de direction cléricale et d'endoctrinement.

y'eans, Procès, t. IV, p. 118; Chronique de la, Pucelle, Procès, t. IV, p. 205.

Procès, t. II, p. 444.

Procès, t. II, p. 440.

Procès, t. II, p. 421.

Siméon Luce, Jeanne d'Arc à Domrcmy, p. clxvi- P. 69, 1. 33. Les deux passages sont dans le Procès, t. I, le témoignage de Jeanne est aux p. 127-128, la calomnie de ses accusateurs à la p. 215. M. A. France écrit ; « Ce qui est étrange dans le cas de Jeanne, c'est que ses parents lui donnèrent tort et prirent le parti du jeune homme. Ce fut malgré leur défense qu'elle soutint son procès et comparut devant l'official. Elle déclara plus tard que, dans cette affaire, elle leur avait désobéi et que c'était son seul manquement à la soumission qu'elle leur devait. » Pour tout ceci M. France cite le Procès, 1. 1, p. 128. A cette page il n'y a pas un mot de cette histoire. A la page 129, Jeanne dit qu'elle ne désobéit jamais à ses parents, sauf en quittant Domrémy (cf. France, Vie de Jeanne d'Arc, t. I, p. 84). M. France s'appesantit sur ce fait qu'en se rendant à Toul de Xeufchâteau, dix lieues aller, dix lieues retour, « si elle ne chemina pas jour et nuit avec son faux fiancé, ce fut par grand hasard... Sa conduite, qui procédait d'une innocence héroïque et singulière, fut mal jugée » (France, I, 85).

En prenant la lieue comme équivalent de trois milles et en supposant que Jeanne visita Toul foi, et en faisant dix lieues (30 milles) par jour, elle parcourut soixante lieues (180 milles) durant la quinzaine de son séjour à Neufchâteau. Coiume M. France cite comme preuve de la désoance à ses parents et de leur approbati< m ûu

jeune homme récalcitrant, des textes qui utilisent rien de ces matières (Procès, I, 128, 215), et pour la version de Jeanne, Procès, II, 476, page qui n'existe pas, il y a évidemment un malentendu. Dans le Procès, I, 12 g, Jeanne dit qu'elle désobéit à ses parents en une seule circonstance, quand elle partit pour la France comme nous l'avons vu, et la légende sur sa désobéissance à ses parents a été, je pense, adoptée par des historiens depuis le P. Ayroles jusqu'à M. France, à la suite d'une erreur fortuite, faite par le rédacteur des charges relevées contre elle dans le Procès, t. I, p. 219, lignes 12-16. L'accusateur par méprise fait dire à Jeanne, qu'elle ne désobéit qu'une fois àses parents, dans l'affaire du mariage, tandis qu'elle n'en dit mot, mais affirme que sa seule désobéissance fut son départ pour la France (Procès, I, 129). Un résultat de l'erreur, c'est que les parents de Jeanne ont été accusés (non par M. France) d'avoir suborné le jeune homme pour l'amener à se parjurer. P. 70, 1. 9. Cinq témoins de Domrémy cités en i450-i45i> pour déposer sur la visite à Neufchâteau assignèrent seulement « quatre jours », « quatre ou cinq jours » ou « trois ou quatre jours », pour la durée de ce séjour (Procès, t. II, p. 392, 411, 414, 417, 454). A son procès, Jeanne dit qu'elle était restée quinze jours à Neufchâteau {Procès, t. I, p. 51). C'est là un singulier désaccord, car il n'est pas probable que cinq témoins firent une si grosse erreur. Un autre fait notable est le sur ant : si les gens de Domrémy s'enfuirent à Neufchâteau par crainte des forces d'Antoine de Vergy envoyées pour réduire Vaucouleurs, leur cause d'appréhension fut calmée dans l'espace de quatre ou cinq jours. Antoine était à Saint - Urbain, à une petite marche de Vaucouleurs, le 17 juillet, mais le 22 il avait abandonné l'idée d'attaquer la ville (Luce, Jeanne d'Arc à Domrémy, p. 220, 22r, 222). En conséquence, Vaucouleurs n'était point du tout « bloqué » , à moins qu'il ne soit possible à une force d'une insuffisance avouée de bloquer une ville fortifiée puissamment en trois jours ; mais Siméon Luce ajoute : « En bloquant Vaucouleurs les hommes d'Antoine de Vergy eurent soin de compléter le blocus en brûlant et en pillant la plupart des villages, qui dépendaient de la chûtellenie, la plus grande place, laquelle ils désiraient réduire en l'obéissance anglaise.» M. France dit : « Vergy mettait, selon

la oontume, à feu et à saiip t.. us les villages situés sur le territoire de la châtellenie. » (Lue. , clxxv; France, I, So).

sont des hommes d'armes bien actifs !

Ils recomiaisseut formellement leur infériorité; ils n'apparaissent pas devant Vaucouleurs avant le 18 juillet : le 22 juillet ils écrivent qu'ils ont abandonne leur entreprise, et non seulement ils ont bloqué Vaucouleurs, mais brûlé et pille la plupart des villaRes dans un rayon de quatre lieues, y compris Doniréniy, qui se trouve au moins à cette distance !

Ces résultats viennent de. la tendance de S. Luce à exagérer les périls courus par Domrémy. Probablement les habitants s'enfuirent à Neufchâteau vers le iS juillet, et s'en revinrent le 2 ; (les quatre ou cinq jours des témoins), quand Antoine de Vergy eut retiré ses hommes. Il n'est pas probable que Vergy avec sa petite, force l'ait encore affaiblie, en envoyant un détachement brûler les villages éloignés. Nous ne savons même pas, si ce fut durant son séjour à Neufchâteau que Jeanne se rendit à Toul pour le procès avec le jeune homme : l'hypothèse des juges était, qu'elle resta longtemps comme domestique dans une auberge de Neufchâteau et que de là elle s'en alla fréquemment à Toul pour forcer le jeune homme récalcitrant à l'épouser ! Quant à l'idée de M. France, qu'elle allait et venait souvent à pied de Toul avec son faux fiancé, la chose n'est pas croyable. Elle avait un frère pour 1 accompagner et son père possédait des chevaux. P. 70, 1. 16. Procès, t. II, p. 396.

P. 72, 1. i7- Michel, Les Ecossais en France, t. I, p. 152-1=^ P. 73, 1. 4- Bib. Cott. Titus E. v. f. 373.

P. 74, }• 12. Exchequer K. R. Accounts (Army), Bundle 51/27. P. 74, }• 3i. Exchequer K. R. Accounts (Army), Bundle 52/1. P. 80, J. 16. Journal du Siège d'Orléans, en Procès, t. IV,

P. 80, I. 30. Book of Pluscarden, t. I, p. 362, 363. P. 83, J. 10. Procès, t. II, p. 443.

P. 83, 1. 29. On a basé le raisonnement suivant sur l'incident. « Qui rapporta la prophétie à Jeanne. ? Quelque paysan ? On a lieu de croire que les paysans l'ignoraient ».; et à l'appui de cela est cité le passage où Catherine. Rover dit qu'elle se rappelait avoir entendu parler du dicton auparavant (Procès, t. H, p. 447).

De plus on nous dit que c'était une va spéciale de la prophétie visiblement arrangée pour Jeanne, « puisqu'il y était spécifié que la pucelle réparatrice sortirait des Marches de Lorraine. Cette addition topique ne peut être le fait d'un conducteur de bœufs et décèle un esprit habile à gouverner les âmes, à susciter les actes. Le doute n'est plus possible, la prophétie ainsi complétée et dirigée part d'un clerc dont les intentions se laissent facilement voir. »( A. France, Vie de Jeanne d'Arc, t. I, p. 51-54.)

La réponse est facile, la prédiction n'était pas faite pour Jeanne, c'était un dicton courant. Il n'était pas inconnu aux paysans. Catherine Royer se souvenait de l'avoir entendu dans une conversation.

P. 83. 1. 33. Procès, t. II, p. 446. P. 84, I. 3. Procès, t. II, p. 460-461. P. 84, 1. 6. Procès, t. II, p. 436. P. 85, 1. 5. Procès, t. II, p. 436. P. 85, 1. 15. Beaucourt, Histoire de Charles VII, t. II, p. 306,

note 5.

P. 85, 1. 26. Act. Pari. Scot., II, p. 26-28 ; Beaucourt, Histoire

de Charles VII, t. II, p. 397, note 7. P. 85, 1. 37. Beaucourt, Histoire de Charles VII, t. II, p. 399, note 33 ; Lefèvre-Pontalis, Chronique d'Antonio Morosini, t. III, p. 134-137.

Les paroles de Jean de Novelonpont peuvent être prises dans le sens qu'il quitta avec elle Vaucouleurs pour Chinon le 13 février, mais la date acceptée est le 23 février. M. Lowell préfère le 13 février comme date du départ pour Chinon (Joan of Arc, p. 46, note 5).

Procès, t. I, p. 54, II, 391, 444- Procès, t. III, p. 87.

Procès, t. II, p. 446, 447.

Journal du Siège, Chronique de la Pucelle, Procès, t. IV, p. 125, 206.

P. 89, 1. 31. La chronique est attribuée à l'un ou à l'autre des Cousinots, qui étaient des personnages importants à Orléans pendant le siège, l'aîné étant chancelier du duc d'Orléans. La compilation de la Chronique de la Pucelle ne fut pas faite cependant avant P. 90, 1. 24. Procès, t. I, p. 12S.

P. 90,1. 29. D'après Jean d<" Novelonpont, Jeanne revint de Nancy à Voucoulours vers le 13 février. Il peut s'clre trompé d'un jour ou bien Jeanne peut avoir

parlé àBaudricourt de sa vision, dès son arrivée à Vaucouleurs, si uous acceptons l'histoire de sa

il iir\ oj .1

P. 90, 1. ; :• Procès, t". 11. p. 406, 432, 445, 447, 448, et t. V, l>. 260.

I'. go, 1. •;". "H -i avancé que Baudricourt, pmb>r probablement par Jean de Novelonpont et Bertrand de Poulengy, écrivit au dauphin, lui demandant la perion de lui envoyer Je. mue, el que Colet devienne, le j) février, avait rapporté une réponse favorable. Dans ce ca^, en calculant le temps pour le voyage, Baudricoiirt aurait été gagné dans la première semaine de février. Si cette manière de \'iir était correcte, Jeanne n'aurait pas eu besoin d'écrire le 4 ou 5 mars pour demander l'autorisation d'aller trouver le dauphin, et celui-ci n'aurait point su qui elle était ni ce qu'elle voulait. Mais, comme nous le verrons, il ne savait rien d'elle. M. France (I, loi, 102) adopte l'idée que Baudricourt écrivit et qu'il eut une réponse favorable de Charles avant le 23 février.

P. 91, 1. 24. Siméon Luce, Jeanne d' 'Arc à Dornrémy, p. clxviii, 220-225.

P. 92, 1. 4. Siméon Luce, Jeanne d'Arc à Dornrémy, p. clxix, 232, note 5.

P. 92, 1. 11. La disposition hypothétique des dates est assez concordante ; ainsi Jeanne arrive à Petit-Burey vers le 10 janvier 1429. Elle s'en va chez les Royer à Vaucouleurs vers le Ier février et y reste les trois semaines mentionnées par Royer. Elle fait sa première tentative de voyage àChinon et revient à Vaucouleurs. Elle parle avec Jean de Novelonpont et reçoit sa promesse d'assistance vers le G février. Elle va à Nancy et à Saint-Nicolas, et est de retour vers le 13 lévrier. Elle parle alors à Baudricourt de sa vision du désastre de Rouvray du 12 février. Colet de Vienne, le messager du roi, arrive avec la nouvelle de cette défaite du 19 au 20 février. Baudricourt a fait exorciser Jeanne et mettre à l'épreuve des sorciers par le curé Fournier, car il est prouvé qu'elle a dit la vérité sur la défaite de Rouvray du 12 février. On constate qu'elle n'est ni sorcière ni devineresse. Jeanne quitte Vaucouleurs avec une escorte et chevauche vers Chinon le 23 février. A ce sujet l'histoire de la vision de Rouvray est donnée dans des chroniques assez tardives, vers 1467, et elle est lin d'être donnée par moi comme chose certaine. Si elle est exacte, elle explique pourquoi Baudricourt a eu recours à l'épreuve de l'exorcisme.

11 est curieux que tandis que des historiens critiques font quitter à Jeanne Vaucouleurs le 13 février, et la font arriver à Chinon le 6 mars, Jean de Novelonpont paraît faire coïncider la date de son départ avec celle de son retour de Nancy — c'est-à-dire le 13 février — tandis que le greffier de l'hôtel de ville de La Rochelle fixe au 23 février la date de son arrivée à Chinon. La durée du voyage est ainsi de dix et non de onze jours (Jean de Novelonpont, Procès, II, 437 ; Greffier de La R< chelle, Revue historique, IV, 336). La date de l'arrivée à Chinon le 6 mars, est relevée dans la Chronique de Saint-Michel, suivant un fragment d'un continuateur de Guillaume de Nangis, Procès, IV, 313. M. de Boismarin a soutenu ces dates : Vaucouleurs quitté les 12-13 février, Chinon atteint le 23 février (cf. Lefèvre-Pontalis, Chronique de Morosini, III, 44, 45, note 2). Les curieux chronogrammes astrologiques donnés au Procès, IV, 313, semblent établir que le 23 février et !<• 6 mars sont les dates exactes.

Siméon Luce a un système de date différent. D'après sa théorie, immédiatement après la première entrevue de Baudricourt avec Jeanne à sa première visite de 1429 — c'est-à-dire vers le 15 janvier — Baudricourt aurait adressé un message au dauphin, lui demandant si Jeanne pouvait lui être envoyée. Mais nous avons vu qu'à la mi-février Jeanne désespérait d'émouvoir Baudricourt ; elle demanda cependant une escorte au duc de Lorraine. Le dauphin ne paraît avoir eu de Baudricourt des nouvelles de Jeanne, que trois jours après son arrivée à Chinon. Siméon Luce suppose que Colet de Vienne, autrement appelé Jean Colez, porta àVaucouleurs une réponse favorable du dauphin à la lettre supposée de Baudricourt du 15 janvier. S'il en est ainsi, comme nous n'entendons pas parler de lui à Vaucouleurs jusqu'au 23 février, il lui fallut pour la route un temps déraisonnable. Mais encore, si le dauphin avait sommé Jeanne de venir, il montra ensuite une singulière répugnance à la recevoir quand elle fut venue, et une curiosité inexplicable à lui demander pourquoi elle était venue et ce qu'elle voulait. Notre hypothèse ne se heurte à aucune de ces difficultés. M. Luce, doiton ajouter, accepte sans hésiter l'histoire que Jeanne connaissait la bataille de Rouvray le jour même de l'événement (Siméon Luce, Jeanne d'Arc à Domrémy, p. ccix, ccx).

Procès, t. II, p. 437.

Procès, t. V, p. 257, 258.

Procès, t. II, p. 437. 45 7 ; I, p- 54-

Procès, t. 11, p. 440

Procès, t. V. p. 107. III. p 100, 219. Perceval d< Boulainvilliers dit (Procès, V, 120) : « Hjpc Puella competeutis est clegantia?. » Dans la phrase d'Isaac Walton cela veut dire : « is conve.niently handsurae » (est de beauté convenable).

M. France donne un portrait bien différent de la Pucelle, celui d'une jeune fille « robuste, le cou puissant et court, la poitrine ample. » Mais à Cf sujet, ilnecite aucun des passages que j'ai choisis d'après les témoignages des témoins oculaires, et il s'attache principalement à des citations d'auteurs plus tardifs et parfois purement fictifs, qui n'ont jamais vu Jeanne d'Arc. (France, Vie de Jeanne (V Arc, t. I, p. 194). J'ai préféré le témoignage de première main.

Revue historique, t. IV, p. 336.

Procès, t. I, p. 55.

Procès, t. II, p. 438 et 4.57.

Un récent historien (A. France, Vie de Jeanne d' Arc, t. I, p. 101) a émis l'opinion chevaleresque que les gentilshommes ne voyaient point l'espoir de profits de guerre à Vaucouleurs, qui restait (ou peut-être restait) en gage à l'Angleterre, et qu'ils espéraient mieux sur les bords de la Loire, et d'autre part que leur continence peu ordinaire était un miracle dû à la réputation de sainteté de Jeanne d'Arc. Dans l'histoire légendaire des saints, les belles servantes du Christ ne font pas d'habitude de ces prodiges, elles sont en général obsédées par des soupirants pleins de convoitises aussi bien que par d'honorables solliciteurs. Jeanne elle-même, d'après ce que nous savons, avait été recherchée en mariage. Il est assuré que la contemporaine sainte Colette avait refroidi la passion de visiteurs damnabiliter infiammati. Le costume masculin de Jeanne avait été adopté pour sa sécurité sur ces routes sauvages et pour les marches de nuit.

Un témoignage en contradiction avec ce que les deux gentilshommes avaient juré en 1456, a été donné sur les mêmes circonstances par la veuve de Régnier de Boullegny, membre du conseil royal des finances. Elle affirma qu'elle avait entendu dire aux conducteurs de Jeanne que tout d'abord ils la prirent pour folle et avaient l'intention de la mettre dans quelque place forte et d'abuser d'elle,

mais ce projet leur fit honte, et ils lui obéirent au contraire en toutes choses, mettant autant de zèle à l'amener saine et sauve au roi, qu'elle même en avait pour y aller (Procès, III, 86, 87)

On peut supposer que la mémoire de cette dame lui fit défaut : les deux gentilshommes condui>irent Jeanne àleurs propres frais, et quels qu'aient été leurs doutes sur le remboursement qui eut lieu, ils la respectèrent dès le début, dans l'esprit de la chevalerie et avec l'espoir qu'elle pourrait les sauver du joug anglais.

Procès, t. II, p. 457.

Procès, t. II, p. 437, 438.

Procès, t. I, p. 54.

Procès, t. III, p. 199.

Vie de Sainte Colette par Mrs. Parsons, p. 1C8 (1870). M. A. France a développé, une théorie sur ce point : « Avertis de leur venue, quelques hommes d'armes du parti français allèrent au devant d'eux et se mirent en embuscade pour les surprendre. Ils voulaient s'emparer de la jeune fille, la jeter dans une fosse et l'y laisser sous une grosse pierre, comptant que le roi, qui la faisait venir, donnerait beaucoup d'argent pour la ravoir. * Pour tout cela M. France commente Procès, III, 293, un passage qui n'a rien de semblable. Il veut dire Procès, III, 203, oùnous avons l'histoire d'hommes embusqués, qui ne se sont jamais montrés. Il assaisonne cette anecdote avec une version erronée du commérage de la veuve de Régnier de Boullegny (Procès, III, 87), qui rapporte que la propre compagnie de Jeanne a déclaré, qu'ils la crurent tout d'abord folle, et qu'ils avaient l'intention de la placer in quadam munitione, et de la courtiser par amours. Toute cette légende d'hommes embusqués, qui voulaient laisser Jeanne dans une tranchée profonde, sous une grosse pierre, jusqu'à ce que le roi eût payé une rançon, est une tentative pour combiner deux histoires séparées (France, I, 116, 117, note 2).

Liber Vagatorum, p. 8, 9 (Strasbourg, 1862).

Procès, t. I, p. 75, 76.

Procès, t. I, p. 56.

Procès, t. III, p. 115, 116.

Procès, t. III, p. 102. Un Anglais nommé Law rence dit à Pancrace Giustiniani, qui écrivit de Bruges le 10 mai (plus probablement le 18), que braucoup désiraient se moquer d'elle, mais pour sûr ils seraient morts de mauvaise mort. Cela

notes

IOI,

ior,

P. ni, 1.

peut se rapporter à l'histoire de Pasquerel et aux insull aux Tourelles le 7 mai. (1 ■

Ponl dis, Chronique tF Antonio Morosini, III, 51). Procès, t. III, p. 102, 103.

. t. III. p. 17.

Simon Charles, Procès, t. III, p. 116.

Revue historique, t. IV, p. 337.

Procès, t. IV. p. 426.

Procès, t. III, p. 103.

Procès, t. V, p. 133 ; Chronique d'Antonio Morosini, t. III, p. 98, 99.

Aperçus nouveaux, p. 65, 66, citant Basin, Histoire de Charles Vil, liv. II, c. x.

Journal du Siège, Procès, t. IV. p. 128. Chronique de la Pucelle, Procès, 1. IV, p. 209.

Mistère du Siège d'Orléans, p. 265, 392.

Sala, Procès, t. IV, p. 279-281.

Aperçus nouveaux, p. 63, 66 : Procès, t. I, p. 120.

Vallet de Virivillc, Charles VII, t. II, p. 50, note 2.

Procès, t. III, p. 17.

Louis de Coûtes (Amicie de Villaret).

Procès, t. III, p. 65, 66.

Procès, t. III, p. 99.

Windecke (Lefèvre-Pontalis), p. 109; Chronique d'Antonio Morosini, t. III, p. 54, 55.

Les détails de Rouvray sont empruntés au Journal du Siège. Pour ce qui suit voir Procès, t. III, p. 21.

Procès, t. V, p. 339, 340 (cf. Book of Pluscarden, t. I, p. 365)-

Journal du Siège d'Orléans, Procès, t. IV, p. 127.

Chronique d'Antonio Morosini, t. III, p. 17-23; Procès, t. IV, p. 130-131.

Monstrelet, ch. lviii (t. V, p. 125).

Journal d'un Bourgeois de Paris (Tuetey), p. 234.

Journal du Siège, Procès, t. IV, p. 146, 147, 150.

Rymer, Fœdera, t. X, p. 413, 414 (édition de 1710).

Procès, t. III, p. 91, 92.

Eberhart Windecke, Procès, t. IV, p. 486, 487; Chronique d' Antonio Morosini, t. III, p. 95, 104,

Anatole France, Vie de Jeanne d' Arc, t. I, p. 212.

Procès, t. III, p. 96.

Procès, Chronique de la Pucelle, t. IV, p. 209. Ici M. France écrit avec une singulière inexactitude (t. I, p. 214) : «Jeanne partit sous escorte. Elle crut d'abord qu'on la menait àOrléans. Elle rappelait l'ignorance et la foi de ces pauvres gens qui, ayant pris la croix, allaient et, à chaque ville

qu'ils voyaient devant eux, pensaient que ce fût Jérusalem. » Pour cette ignorance idiote de Jeanne, M. France cite la Chronique de la Pucelle, p. 275, le Journal du Siège, p. 48 (Procès, t. IV, p. 128, 169). Aucun de ces textes ne dit mot sur la croyance dî Jeanne qu'on l'amenait à Orléans. Elle n'a /ait aucun désir d'y aller sans une armée auxiliaire. C'est par de telles bévues et par des renvois analogues aux auteurs faisant autorité que M. France cherche à établir que Jeanne n'était qu'une simple niaise.

P. 117, 1. 30. Procès, t. II, p. 82 : «Quand on lui annonça leur venue (des examinateurs) elle fut agitée d'une cruelle inquiétude. Sainte Catherine prit soin de la rassurer » (France, t. I, p. 222). Pour ces deux faits M. France cite Procès, t. III, p. 82. Le passage ne mentionne ni l'inquiétude, ni Sainte Catherine. Les saint? ne sont jamais nommés par aucun témoin.

P. 117, 1. 33. Procès, t. III, p. 83.

P. iiq, 1. 16. Procès, t. III, p. 203-206. Cf. Dunand, La Légende anglaise de Jeanne, p. 1 18-123.

P 119, 1. 18. Procès, t. III, p. 75.

P. 119, 1. 36. Procès, t. III, p. 83, 84.

P. 120, 1. 4. Procès, t. III, p. 75.

P. 120, 1. 7. Procès, t. III, 1. 20.

P. 121, 1. 6. Procès, t. III, p. 209, 210 ; d'Aulon.

P. 121, 1. 9. Procès, t. III, p. 82 ; Barbin.

P. 121, 1. 11. Anatole France, Vie de Jeanne d'Arc, t. I, p. 246. Ici, il est affirmé comme un fait acquis, que les émissaires avaient été choisis parmi ces moines mendiants. Nous savons seulement que Jean Barbin avait entendu dire que des gens avaient été envoyés au pays natal de Jeanne (Procès, III, 82). Siméon Luce peut avoir induit M. France en erreur. Il commente ainsi (Jeanne d'Arc à Domrémy,p. cxliii, note 1), Procès, II, 397 : < Béatrix, veuve d'Estellin, paysan de Domrémy, dit qu'elle avait entendu dire que des frères mineurs étaient dans la dite ville (Domrémy) pour recueillir des informations, comme on avait dit. » M. Luce, toujours à la piste des frères mendiants, n'a point remarqué que Béatrix ne parlait pas d'avril 1429, mais de 1430- 1431. Les frères étaient en tout cas envoyés par les juges de Rouen, ennemis de Jeanne ! Béatrix fut interrogée (Procès, II, 385, article xi) relativement à l'information qui se fit àDomrémy par autorité des juges quand Jeanne

4Ji

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